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Force, faiblesses et tout à la fois

Publié le 23 septembre 2014 par Marietudors

J’aimerais m’interroger sur la notion de force psychologique. Même si tout ça est très subjectif, on entend communément par « fort » un adjectif qualifiant quelqu’un de solide, capable de faire la part des choses et d’aller de l’avant sans se laisser abattre. « Tu es forte, tu arriveras à le surmonter » ou « il est fort, il a encaissé » sont par exemple des phrases que l’on peut entendre. Mais si être fort maintenant c’était remettre sa peine à plus tard ? Et si être fort tout le temps c’était se traîner des casseroles de déni qui empêchent d’avancer sereinement ?
Quelqu’un de « fort » c’est aussi quelqu’un qui ne se laisse pas submerger par ses émotions et qui ne les laisse donc pas deviner aux autres. C’est un trait de caractère plus qu’un avantage. J’ai souvent vu et vécu l’exemple : exprimer ses émotions permet de tourner plus vite la page. Ceux qui pleurent ne sont donc pas forcément faibles, ils ont juste un mode opératoire différent des dits « forts ». Car la plupart du temps, les « forts » ne choisissent pas de l’être, c’est juste leur façon de faire habituelle. Traiter les informations avec froideur et distance, c’est quelque chose d’intuitif, ça ne se décide pas.
Mais la question que je me pose finalement c’est : est ce qu’être « fort » à un moment 1 ne remet pas inévitablement la faiblesse à un moment 2 ? Et est ce qu’être « faible » au moment 1 ne permet pas d’être plus « fort » aux moments 2, 3, 4, etc. ? Est ce qu’être « faible » finalement n’est pas la meilleure façon de procéder ? Bien sûr, il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon et bien sûr, chacun réagit surtout comme il PEUT. Mais je dénonce donc un abus de langage. Être « fort » dans le sens « encaisser », « avancer », ne devrait pas sembler supérieur au terme « faible » dans le sens « craquer » ou « se laisser envahir par ses émotions ». Parce que les faibles purgent leur peine tout de suite, ça paraît peut être plus douloureux mais une fois que la crise est terminée, la plaie peut cicatriser. Alors que les forts semblent juste ne pas vouloir aller à l’infirmerie et laisser la plaie s’infecter. Car le pus finit toujours par sortir. Et le vieux pus amer, c’est un peu dégueulasse quand même.

Force, faiblesses et tout à la fois

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