Magazine Cinéma

Boule et Bill

Publié le 26 septembre 2014 par Olivier Walmacq

Affiche-Boule-et-Bill-le-film

genre: film pour enfants
année: 2013
durée: 1h20

l'histoire: Tout commence à la SPA. Un jeune cocker se morfond dans sa cage. Il ne trouve pas les maîtres de ses rêves. Soudain, apparaît un petit garçon, aussi roux que lui. Qui se ressemble s'assemble : c'est le coup de foudre. Pour Boule et Bill, c'est le début d'une grande amitié. Pour les parents, c'est le début des ennuis…  

la critique d'Alice In Oliver:

Le constat est là. En France, notre cinéma est totalement incapable de transposer correctement les bandes dessinées les plus célèbres. Que ce soit Astérix (à l'exception d'Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre) ou encore Lucky Luke, tous ces personnages ont été purement massacrés par notre cinéma hexagonal. L'annonce d'une adaptation live de la série de bande dessinées de Jean Roba, donc Boule et Bill, réalisé par Alexandre Charlot et Franck Magnier en 2013, avait le mérite de susciter les craintes les plus légitimes. Au niveau de la distribution, le long-métrage réunit Franck Dubosc, Marina Fois et Charles Crombez.

Quant à Manu Payet et à Sara Giraudeau, ils prêtent respectivement leur voix à Bill (le chien) et Caroline (la tortue). Le genèse du projet remonte à 2008, mais le scénario n'aboutit pas. Finalement, le projet est confié à Alexandre Charlot et Franck Magnier.
Les deux scénaristes et réalisateurs transposent alors l'histoire dans le milieu des années 1970. Pour la petite anecdote, les producteurs ont pensé à Virginie Efira pour interpréter le rôle de Carine, la mère de Boule. Finalement, leur choix se portera sur Marina Foïs. Au moment de sa sortie, Boule et Bill sera vivement critiqué par la presse et les fans de la bande dessinée originale.

864642-image-du-film-boule-amp-bill-0x414-2

Au mieux, certaines critiques le qualifient de nanar. Pourtant, le film totalisera tout de même deux millions d'entrées en France. Reste à savoir si Boule et Bill est bel et bien la catastrophe annoncée. Réponse dans les lignes à venir... Attention, SPOILERS !
Tout commence à la SPA. Un jeune cocker se morfond dans sa cage. Il ne trouve pas les maîtres de ses rêves. Soudain, apparaît un petit garçon, aussi roux que lui. Qui se ressemble s'assemble : c'est le coup de foudre. Pour Boule et Bill, c'est le début d'une grande amitié. Pour les parents, c'est le début des ennuis.

Premier constat: le scénario est le grand absent de ce film destiné prioritairement aux enfants, et plus particulièrement à ceux âgés entre 3 et 6 ans. Second constat: les producteurs français doivent prendre ce public pour de sérieux imbéciles, au pire des attardés mentaux.
Bien sûr, on n'attend pas forcément grand chose de ce genre de divertissement si ce n'est de nous provoquer (de temps à autre) quelques rictus imbéciles. Hélas, les auteurs de ce film passent totalement à côté de leur sujet. Une autre anecdote a le mérite de résumer parfaitement cet étron flotteur dans les règles: le chroniqueur Hugues Dayez qui connaît bien l'auteur de la bande dessinée Jean Roba a écrit, au jour de la sortie du film, que « le projet est, dès le départ, absurde (…).

eb9e6b7c-801a-11e2-b4d6-f061686d0d68-493x328

La démarche des producteurs de ce film est cynique (…) pour faire n’importe quoi : une pochade pénible, avec des gags poussifs… Et, en guise de cadeau bonus, le pire acteur français des années 2000 : Franck Dubosc ». Finalement, tout est dit... Ou presque !
Entre un casting raté et aux abonnés absents, aucun acteur ne parvient à tirer son épingle du jeu. Franck Dubosc, qui accumule les comédies insipides depuis de nombreuses années, est au mieux insignifiant. Et que dire de la prestation lamentable du jeune Charles Crombez dans le rôle de Boule ? C'est très simple, ce dernier est tout simplement inexistant, un comble pour le célèbre compagnon de Bill.

Alexandre Charlot et Franck Magnier ont opté pour Manu Payet pour prêter sa voix au plus célèbre des cockers. Hélas, là aussi le film dérape en permanence. Même remarque pour Sara Giraudeau qui double la tortue nymphomane et amoureuse du clébard.
Bref, tout cela sent le cabotinage (c'est le cas de le dire) à plein nez et le manque total de direction d'acteur. Même la réalisation n'est pas au rendez-vous avec des cadrages médiocres et une mise en scène soporifique au possible. En dehors de certains clins d'oeil, le film ne parvient jamais à rendre hommage à l'univers de Jean Roba. Ce film ne possède aucun charme.
Quant aux gags, ils sont poussifs et répétitifs. Par exemple, le gag du voisin dépressif est facilement répété une petite dizaine de fois. Bref, nous voici en présence d'une "comédie" (c'est vraiment un terme à mettre entre guillemets) paresseuse et sombrant dans le néant total.
Bref, Boule et Bill fait partie de ces films tellement médiocres qu'il finit par exercer une curieuse fascination sur le spectateur lambda. Personnellement, j'hésite à le qualifier d'énorme nanar ou de très gros navet. 

note: pas envie de noter ça


BOULE ET BILL - Bande-annonce VF par CoteCine


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Olivier Walmacq 11545 partages Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines