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Kap Bambino - Osica au V K - Molenbeek le 26 septembre 2014

Publié le 26 septembre 2014 par Concerts-Review

Un vendredi foisonnant à Bruxelles: les fêtes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, des concerts un peu partout, les salles telles que l'AB, le Bota ou le Magasin 4 proposent également leur lot de gigs, une Soirée Cerise, le DNA et d'autres bistrots accueillant des live bands, et, à deux encablures du  VK, 'Molenmode' + feu d'artifices, résultat concret, la galère pour larguer ton tacot à un endroit où tu ne risques pas d'être verbalisé.

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20h, pas grand monde dans la salle de la Schoolstraat, la jeunesse se pointera en masse lorsque Kap Bambino investira le podium.

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Le support est assuré par Osica!

La fiche du VK déconne:  Osica was founded in 2009 as a collaboration between two graphists from Liege, Naïké Acedo Bosco and Harold Hémon.

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Pas de  Naïké, Harold n'a pas amené Maude, mais Vincent Evrard un autre bidouilleur affublé d'un beau diplôme.

Sur scène, une machinerie futuriste , a cable salad colorée, un téléviseur suranné, des boutons, des manettes, une caméra et, à l'arrière, un écran géant devant reproduire ce que filme un des alchimistes.

Pendant trois ou quatre minutes le duo bricole des sons abstraits à la Malaria! ou à la Test Dept avant de lancer de lourds techno beats.

Une dizaine de nanas/androïdes se mettent à gesticuler de manière désarticulée.

Une accalmie après 15' de circuit bending plus ou moins abordable.

Une nouvelle séquence de bruitages electronico- industriels ( le décollage d'Ariane, une scierie dans les Vosges, une cavalcade d'alezans, le bruissement d'ailes de chiroptères surpris pendant leur digestion) avant le retour des beats sur nappé synthétique.

C'est aussi passionnant que l'accouchement d'un ornithorynque filmé au ralenti.

La mise bas ne s'avère pas être de tout repos, les blouses blanches, en crevant la membrane, ont libéré un liquide crasseux et nauséabond, t'as éteint le poste avant de voir l'expulsion du  monstre.

Un remontant svp, oui, une bière, c'est OK!

Nouvelle courte pause, plus personne ne danse, les carabins poursuivent leur exercice, vain et abstrus.

Leur fiche dit:  impressive performances, instantly inviting bodies to move and neurons to marvel...

Tu parles, pour rire, ils insèrent quelques sonorités new beat désuètes dans leur concoction, mais, en dehors de leurs potes, leurs efforts n'intéressent plus grand monde.

Fucking boring stuff!

Albin, tu disais?

De la bouse!

Oui, moi aussi j'ai soif!

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Kap Bambino.

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Scène plongée dans l'obscurité la plus totale, en bas le public est déjà électrique et gueule avant l'arrivée des Bordelais.

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Le groupe peut compter sur une meute de fans qui ne fait que gonfler depuis leurs débuts, en 2001.

Leur disco compte désormais cinq full albums, le dernier 'Devotion' datant de 2012, et plusieurs singles ou EP's, mais avant tout Kap Bambino est un groupe de scène.

Orion Bouvier prend place derrière ses consoles pour expédier les premières boucles incendiaires, Caroline Martial vêtue d'une cape noire s'avance furtivement, elle n'a pas encore ouvert la bouche que deux ou trois gamines escaladent les enceintes, c'est parti, un chant frénétique et hypnotique  sur fond electro belliqueux et exubérant, la rave party est sur les rails.

Pas la peine d'énumérer une suite de titres, pendant un peu plus d'une heure nous assisterons à un délire collectif à Molenbeek.

Miss Martial, une furie démoniaque, vocifère, galope ( elle aura au moins couru un 10000 mètres),  bondit, harangue puis plonge dans la foule, vient taquiner les folles sur les hauts-parleurs, sans reprendre son souffle, si ce n'est pour se désaltérer brièvement.

L'interaction avec la salle est instantanée et totale, la bière vole, une voisine se débarrasse de son chemisier qu'elle abandonne à tes pieds, baignant dans 5 centilitres de bière,  pour grimper, en soutif, sur le podium où elle gigote comme une Anneliese Michel incapable de contrôler son corps.

Les coups de coude volent bas, tes panards cent fois  se font écraser, des têtes cognent la tienne, des choses qui

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furent humaines il y a trente minutes sont portées à bout de bras, l'hystérie est générale.

Jump, jump, jump... s'époumone-t-elle pendant l'enragé  'Blond roses', le VK ne se fait pas prier, une cinquantaine de marsupilamis sous influence  cascade impétueusement.

Arlette sue, elle verse le contenu de son verre sur son crâne, cela inspire Caroline qui  place une bouteille de Jupiler en équilibre sur son caillou tout en continuant ses exercices de gymnastique, ça ne marche pas, bordel de merde.

Elle replonge dans la fosse, en remontant sur scène elle est suivie par quatre ou cinq hallucinés.

Le bouvier bordelais nous concocte un titre punky qui fait mal, spectateurs et chanteuse are leaping like insane monkeys.

Merci Bruxelles, voici la dernière, un envahissement de la scène, une quarantaine de puces sauteuses sur ressort géant en piste avant le baisser de rideau final.

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Kap Bambino est souvent comparé à Crystal Castles,  ils sont 100 fois plus performants!

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