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Camille Loty Malebranche, le monde de l'économisme absolu est un monde antipolitique

Par Alaindependant

Pour Camille Loty Malebranche, le monde de l’économisme absolu, tel qu’il est structurellement conditionné dans le système actuel de financiarisation, d’ordre mondial libéral, de lobbysme, de pouvoir de cartels et de trusts, est littéralement un monde antipolitique. J’appelle impouvoir et ingouvernance l’action antipolitique des riches selon l’actuel mode socioétatique où le pouvoir politique n’existe plus, car totalement inféodé aux groupes de pression et d’influence qui prédétermine jusqu’à la création des politiques qui doivent assumer formellement le pouvoir et qui, en oligarchie dictatoriale, détermine tout ce qui doit et peut être fait par l’État.

Le temps antipolitique de l’ingouvernance ploutocratique.

24 Septembre 2014

Par Camille Loty Malebranche

Camille Loty Malebranche, le monde de l'économisme absolu est un monde antipolitique

La gouvernance ne peut exister que si les politiques qui assument formellement le pouvoir d’État, lui préexistent et ne sont pas des créatures ou des désignés. Ailleurs, c’est de l’ingouvernance, de l’impouvoir où la prépondérance absolue des riches groupés en lobbies despotiques, menace de bloquer l’économie, de délocaliser leurs entreprises, de provoquer chômage et récession, qui font la loi aux dépens de l’État contre les intérêts majoritaires des peuples.

Le monde de l’économisme absolu, tel qu’il est structurellement conditionné dans le système actuel de financiarisation, d’ordre mondial libéral, de lobbysme, de pouvoir de cartels et de trusts, est littéralement un monde antipolitique. J’appelle impouvoir et ingouvernance l’action antipolitique des riches selon l’actuel mode socioétatique où le pouvoir politique n’existe plus, car totalement inféodé aux groupes de pression et d’influence qui prédétermine jusqu’à la création des politiques qui doivent assumer formellement le pouvoir et qui, en oligarchie dictatoriale, détermine tout ce qui doit et peut être fait par l’État. Il fut un temps où les politiques, rois, présidents autocrates pas forcément tyranniques fondaient ou refondaient l’échiquier social en créant aristocratie, bourgeoisie, strate aisée des classes moyennes, en octroyant privilèges, espaces économiques, pouvoir politique… Curieusement, ce ne fut point le temps de la démocratie dont on célèbre le vocable aujourd’hui à tout vent. Comme par ironie macabre et fatidique scellant le destin des peuples, la démocratie omniprésente dans les discours médiatiques et parlementaires, aura mis à mort toutes les chances pour le peuple de peser par le vote sur son destin social et économique, joué ailleurs dans le ludique moqueur et grimaçant des riches qui se foutent supérieurement de tout et de tous, considérant le monde comme leur bien privé, leur business à rentabiliser obsessivement et interminablement.    

Dans l’occurrence actuelle de la politique mondiale, l’on comprend que ce n’est pas premièrement la trahison politicienne de tel élu particulier qui bloque l’avènement, au profit de tous les citoyens,d’une politique du mieux-être collectif - les politiciens n'étant que complices, parfois littéralement larbins des maîtres de l'économie - mais une séquestration de l’État et de ses manettes, par la lobbyocratie des oligarques.

Le boycott par les riches de tout État soucieux de justice sociale, fait qu’aujourd’hui, à moins d’un mouvement supranational démantelant le capitalisme, toute amélioration du sort collectif des peuples sera impossible à orchestrer.

Alors que les quelques riches qui imposent leur pouvoir à l’État, possèdent les médias et l’opinion, il n’y a pour les peuples que le choix de s’organiser pour faire de la société toute entière un vaste de groupe de pression démocratique pour effacer cette ploutocratie en faisant en sorte que les groupes cossus constitués des quelques détenteurs du grand capital avec leurs organismes privés de commerce ou de finance rendus états dans l'État qu'ils séquestrent, soient assignés à un pouvoir relatif fixé et contrôlé par l’État sans pouvoir s’ériger absolu comme c’est actuellement le cas.

Pour l’heure, tant que le peuple croira aux débilités idéologiques médiatisées par les médias mainstream et les faux médias alternatifs, les riches ont la partie facile et fluide pour leur hédonisme avaricieux et vénal. Il suffit pour les détenteurs du grand capital de maintenir fantômes les institutions du pouvoir.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


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