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Un ver, un serpent.

Publié le 05 octobre 2014 par Le Journal De Personne
zem+ben+titre
Un ver, un serpent.

Un sujet, un attribut… pas davantage, ni d’avantages.

« Les hommes font l’histoire sans savoir l’histoire qu’ils font »

Je cite Zemmour qui cite Marx qui ne cite personne.

On a assisté parce qu’on n’était pas couchés à une lutte fratricide entre les deux insomniaques de la pensée française.

J’ai dit un sujet, un attribut même s’ils étaient deux à se distribuer les cartes, à se destituer en toute brièveté. Zemmour m’a fait de la peine. Bendit m’a fait sourire. On était au cœur d’une contradiction avec la Raison qui déraisonne et la déraison qui raisonne… au pied du lit de la folie d’aujourd’hui.

J’ai dit un sujet, un attribut. On peut attribuer l’amour de l’ordre à Zemmour et le désordre de l’amour à Bendit. L’ancien qui se dresse ou se redresse contre le nouveau pour faire valoir ses lettres de noblesse.Et le nouveau qui n’a rien à lui envier en termes d’indélicatesse, le laisse à sa vieillesse.

J’ai dit un sujet, un attribut. Le suicide de Zemmour. L’altruicide de Bendit. Parce qu’en politique, l’amour va jusqu’à la mort. Le premier parce qu’il estime que la vie est invivable et le second parce qu’il veut nous faire croire que la mort n’est pas mortelle. Biologisme d’un côté, existentialisme de l’autre. Lequel des deux va réussir à nous achever : le moribond ou le vagabond ?

J’ai dit un sujet, un attribut. Plus de père, plus de repères nous dit Zemmour. Plus d’entraves, plus d’épaves, nous dit Bendit. Et on s’y perd entre le principe de responsabilité incarné par l’un et la liberté sans principe désincarnée par l’autre… Et on se met à tourner aux portes de nous-mêmes… on n’ose plus entrer.

J’ai dit un sujet, un attribut. Ce n’est pas triste : nous sommes tous sur la liste : des Prométhée enchaînés, des Prométhée déchaînés, nous n’avons gardé que les chaînes.

Le pessimisme allemand de Zemmour. Du Schopenhauer concentré!

De l’optimisme français de Bendit. Du Voltaire recentré.

On a le choix : être lucide et malheureux ou heureux avec de l’acide dans les yeux.

J’ai dit un sujet, un attribut. La droite, pas assez à droite et la gauche, qui n’est plus à gauche. Le premier est content d’être mécontent et le second mécontent d’être content.

Deux détestables inconséquences : la réalité ne peut rien contre le rêve… le rêve ne peut rien contre la réalité… ces deux là ne s’entendront jamais !

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