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Mickael Vrignaud : Holy Night

Par Stephanie Tranchant @plaisir_de_lire

Holy Night de Mickael Vrignaud  3/5 (03-08-2014)

Holy Night (196 pages) est sorti le 3 juillet 2014 aux Editions Contre Ciel.

 

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L’histoire (éditeur) :

« L’air, au-dessus de nous, a des vapeurs de parfums chers. Et ces vapeurs s’envolent, font le tour de la pièce avant de se disperser. Je regarde mes amis, longtemps, puis je ferme les yeux pour que cette image d’eux me reste gravée pour toujours. Deux choses me viennent à l’esprit : premièrement, je vis le plus beau moment de ma vie, deuxièmement les choses sont si belles qu’à partir de maintenant, elles ne pourront qu’empirer. »

Derrière le récit haletant d’une virée nocturne, Mickaël Vrignaud trace un portrait drôle et sensible d’adolescents des années 90 issus des banlieues chics parisiennes.

Mon avis :

Holy Night est le premier roman d’un jeune auteur de 24 ans qui a choisi de cadrer son intrigue dans les années 90. C’est également le premier roman au catalogue de la maison d’édition Contre Ciel (crée en 2013) qui se veut jeune, libre, et dont la ligne éditoriale est représentée par la citation de Kafka « Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ? »

On suit ici Alexandre, élève de 1ère B à Meudon, coin plutôt huppé du sud-ouest parisien, dans le 92. Entre les cours, les copains, et sa petite amie Sophie, il mène une vie d’adolescent normal. Cette vie a tout de même été bouleversée très récemment par la mort brutale de Timothée, un de leur camarade âgé de 19 ans, élève effacé et troublant. C’est ainsi qu’on apprend à connaitre le défunt, tout autant que cette petite bande de jeunes, qui au détour d’une soirée plus qu’arrosée, se révèlera loin d’être ce que j’ai pu connaître à mon époque (dit la vieille de 35 ans !). Et là, je dois dire que Mickaël Vrignaud ne lésine pas sur les débordements. Entre alcool et inconscience, ces ado vont vivre une soirée bien mouvementée (l’une d’elle connaitra même le viol !). Sans rentrer dans les détails, l’auteur donne un aperçu vif et net de l’ambiance. Son style est efficace. Son vocabulaire typique jeune de 16-17 ans (avec rappels constants des marques de fringues, de parfums) ne tombe pas dans le cliché. Ses phrases sont courtes, ses dialogues efficaces et les nombreuses références musicales donnent une parfaite vision de cette jeunesse.

Mais Holy Night n’est pas qu’une peinture (exagérée ?!) d’adolescents stupides et inconscients, c’est aussi le mystère Timothée. Avec quelques flashbacks, Alex nous permet de connaître son histoire plus que troublante.

Holy Night est un premier roman assez réussi. Je n’au pas eu de mal à me plonger dedans et la lecture est restée fluide du début à la fin. Par contre, étant de la même année qu’Alex, on aurait pu croire que je me serais facilement retrouvée dans cette jeunesse…Pas vraiment en fait. J’ai eu beaucoup de mal à m’identifier au protagonistes, des ado à 2000 lieues de moi et de mes sorties de l’époque (leur virée en boite de nuit est tellement folle…). Mais à part ça, ça aura été une bonne découverte.


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