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La nuit la plus longue de James Lee BURKE

Par Lecturissime

                             La nuit la plus longue de James Lee BURKE

♥ ♥ ♥

"Comme le dit Clete, qu'on monte ou qu'on descende, it's only rock'n'roll."

Ce que j'ai aimé :

Cette nuit est la 17ème aventure de Dave Robicheaux. La tempête se lève sur la Nouvelle Orléans, puis passe en un éclair pour anéantir la ville. La ville est sans dessus dessous, les criminels courent les rues, les bons pères de famille deviennent troubles face aux menaces qui pèsent sur leur famille et leur maison.

Dans ce contexte tourmenté, Dave enquête aux côtés d'un Clete Purcell désoeuvré, perdu dans un monde qu'il ne comprend pas. Deux jeunes noirs sont assassinés dans un quartier blanc alors qu'ils pillaient des maisons laissées à l'abandon, Dave se lance sur les traces de leur meurtrier, bien décidé à croire encore à la justice malgré les sinistres généralisés.

Mais le véritable personnage reste la ville dévastée, abandonnée par le gouvernement, les habitants délaissés par les compagnies d'assurance... La ville est à la merci des pilleurs, des violeurs, des meurtres impunis. Une page se tourne irrémédiablement.

«Robicheaux dit que la Nouvelle-Orléans a été assassinée à trois reprises. La première par l’invasion des drogues dures dans les rues, au début des années 80. Tout a changé alors. On croisait des types complètement défoncés, aux yeux de verre et au teint de cire fondue, qui pouvaient passer sans vous voir, vous braquer ou vous tuer avec la même indifférence. La deuxième, par l’ouragan. Et la troisième fois, quand le gouvernement américain n’a pas répondu aux besoins d’urgence des gens de Louisiane.» (Interview Libération)

La sécurité devient  illusoire dans un monde dévasté.

"La plupart des gens auxquels j'ai affaire n'ont pas choisi le monde dans lequel ils vivent. Certains essaient de lui échapper, certains y adhèrent, la plupart sont dépassés et submergés par lui."

Ce que j'ai moins aimé :

Le fondu entre l'intrigue et la tempête n'est pas totalement réussi, persiste l'impression que l'auteur n'a pas suffisamment réussi à allier les deux. 

Premières phrases :

"Mes plus mauvais rêves comportent toujours des images d'eaux brunes et de champs d'elephant grass, le courant d'air descendant de pales d'helicoptère. Ces rêves sont en couleurs, mais dépourvus de son, ni celui des voix noyées dans la rivière, ni celui des explosions sous les chautes dans le village que nous avons brûlés, ni le vrombissement du Jolly Green et des hélicopères armés qui rasent la canopée, comme des insectes collés contre un soleil en fusion."

Présentation de l'éditeur :

Payot rivages

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Du même auteur : La rose du cimarron Dernier tramway pour les Champs-Elysées  ;  La descente de Pégase

Autre : GAUDE Laurent Ouragan  sur le même thème

D'autres avis :

Télarama LireLibérationLe point

Jean-Marc 

La nuit la plus longue, James Lee Burke, traduit de l'anglais (EU) par Christophe Mercier, Rivages noir, 2013, 10.65 euros


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