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Terminal Frost «The Wall » - Centre culturel de Ciney - le 4 octobre 2014

Publié le 04 octobre 2014 par Concerts-Review


Mitch "ZoSo" Duterck

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Terminal Frost  «The Wall » 2014.10.04 Ciney ( Centre culturel de Ciney : Place Roi Baudouin, 1) Echoes of the sun VI - 2014

 

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Lineup :
Denis Pierret : Vocals and Guitar
Jean-Marc Schumacher : Vocals and Keyboards
Arnaud Wacomont : Guitar
Loic Wacomont : Drums
Youri Nanai : Bass Guitar
Website : http://www.terminalfrost.be/Terminal_Frost/Welcome.html
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Quand l’amateur devient professionnel.
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En ouverture de soirée, ni plus ni moins que l’immense Jacques Stotzem dont le toucher de guitare vous fait regretter d’entrée les heures passées à répéter des gammes qui ont l’air aussi laborieuses qu’un percheron attelé au travail
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forestier comparées à la virtuosité de notre Jacques national. Une petite heure de bonheur pur trop vite passée et qui ne demande qu’à se répéter, pourquoi pas la saison prochaine au centre culturel voisin.
Ensuite, The Voice, Marc Ysaye en personne prend possession de l’avant scène pour nous faire partager sa science de l’histoire du Rock avec un grand « H ». Ce soir, c’est de Pink Floyd qu’il sera question, la foule écoute, attentive. Les habituels inconditionnels du verbe haut que rien n’intéresse sinon le boire et le parler fort sont courtoisement mais fermement conviés à aller poursuivre leurs brèves de comptoir extra-muros, sous les applaudissements des 99% du public venu s’instruire et puiser sa science à la source du maître des ondes.
Un break, une dernière mise en place, lights out et c’est aux accents de « When the Tigers Broke Free » que la soirée évènement, résultat de tant de démarches, de nuits blanches, de remises en question, de toute cette émotion que le show débute.
Oui, je vous le dis haut et fort, sans flagornerie aucune, hier soir à Ciney, nous avons eu la chance unique de vivre le
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couronnement suprême, l’apothéose, récompense ultime d’un an de travail de chaque instant, de plans faits et défaits, un an de construction, de mise en place, de répétitions, de remodelage. Un an de folie, sorte de transe à la sauce brique qui a touché Pierre Bonmariage, Benoît Embrechts et toute leur équipe de passionnés, de fous furieux, pour qui le mot défi n’a qu’une seule signification, celle de le vaincre, envers et contre tout.
Le projet était ambitieux, pharaonique pour des amateurs qui n’avaient pour tous moyens que leur volonté de mettre sur pied le spectacle géant que représente le concept album double « The Wall » de Pink Floyd, blockbuster sorti en 1979.
Il aura fallu un an pour que tout soit au point, un an pour qu’une équipe de plus de 50 personnes qui s’agite comme une fourmilière piétinée par un promeneur distrait, coordonne tout à la perfection et que la sauce qui devait napper le repas soit à la hauteur du menu proposé. Oui, cela a demandé un an au fabuleux groupe belge TERMINAL FROST pour tout mettre au point jusque dans le moindre détail.

Le verdict est sans appel : on a touché au sublime, à la de magie pure, des moments d’émotions tellement forts qu’il

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était impossible de prononcer une seule parole sous peine de fondre en larmes. Hier soir, la salle sold out était plongée dans la transe Pink Floyd jusqu’au fond de l’âme. Tout y était, l’image, les comédiens, les simples figurants, le son, et, défi suprême, ce fameux mur. Dans notre cas, c’était une infrastructure de 25 mètres de long et 4 de haut et pour avoir vu le spectacle offert par Roger Waters, toutes proportions gardées, notre mur n’avait pas à rougir de son titanesque grand frère.
Terminal Frost est emmené vocalement avec une telle perfection tonale et harmonique par le duo Denis Pierret/ Jean-Marc Schumacher que si vous fermez lez yeux un instant vous avez l’impression d’entendre David Gilmour et Roger Waters, il suffirait d’un rien pour qu’ils soient là devant nos yeux ébahis. Quelque part, ils sont là ! La lead guitare d’Arnaud Wacomont ne fait qu’ajouter à l’impression d’assister à un concert des vrais ! « Comfortably Numb » mériterait d’être envoyé aux membres originaux tant c’est magique. Si vous désirez avoir une idée de ce que peut donner Pink Floyd, allez voir Terminal Frost et vous y serez d’emblée.
Tout l’album y passe, en séquence, en majesté. La première partie du concert s’achevant avec Pink qui disparaît
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lorsque la dernière brique de l’édifice le dissimule à nos yeux incrédules.
Le second set montera encore d’un cran en intensité et en qualité même si on pouvait penser que Terminal Frost avait donné le meilleur de lui-même, les cinq musiciens vont se transcender pour nous emmener encore plus haut dans les vortex de la galaxie Floydienne, là où peu des gens sont allés. Le bouquet final sera le démantelement du mur qui emprisonne Pink. Tout comme le grand mur original, le notre s’écroulera après avoir vécu le procès et la marche des marteaux, la structure ne résistera pas aux invectives des enfants revêtus de tee-shirts proclamant « Tear Down The Walls » avec un « S » car, comme le dira très justement Benoît Embrechts en clôture de spectacle, il faut abattre tous les murs qui se dressent entre les peuples et apprendre à vivre ensemble en dehors de toute contrainte politique, religieuse, en dehors de toute frontière. Un appel à l’humanité lancé par un
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homme tellement généreux que nous nous demandons encore comment il arrive à se démultiplier pour occuper des journées de 24 heures qui nous demanderaient le double pour faire la moitié ce qu’il fait, généreusement, sans compter… (parfois ;-)).
Oui le mur s’est écroulé après le procès et tous les acteurs, tous les figurants de cette soirée se retrouvent sur scène pour goûter les ovations d’un public conquis. C’est tout simplement parfait. Il faudrait vraiment qu’il y ait d’autres représentations de ce spectacle, ce serait dommage que ce soit seulement un one shot, seulement… Another Brick In The Wall.
Merci, messieurs, mesdames, merci à tous de votre douce folie, merci à Terminal Frost pour tous ces moments de pur bonheur auditif et visuel. Bravo, c’était parfait. Au moment de se quitter, ces doux dingues évoquaient déjà l’an prochain qui pourrait peut-être avoir les allures de Pompei…
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Mitch "ZoSo" Duterck


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