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Critique: Marie Heurtin

Par Cinedingue @cinedingue

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  • Date de sortie : 12 novembre 2014
  • Réalisé par : Jean-Pierre Améris
  • Avec : Isabelle Carré, Ariana Rivoire, Brigitte Catillon…
  • Durée : 1h33min
  • Pays de production : France
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Marie Heurtin
  • Distributeur : Diaphana

Cette histoire est inspirée  de faits réels qui se sont déroulés en France à la fin du 19ème siècle. Née sourde et aveugle en 1885, âgée de 14 ans, Marie Heurtin est incapable de communiquer. Son père, modeste artisan, ne peut se résoudre, comme le lui conseille un médecin qui la juge « débile », à la faire interner dans un asile.
En désespoir de cause, il se rend à l’institut de Larnay, près de Poitiers, où des religieuses prennent en charge des jeunes filles sourdes.
Malgré le scepticisme de la Mère supérieure, une jeune religieuse, Sœur Marguerite, se fait fort de s’occuper du « petit animal sauvage » qu’est Marie et de tout faire pour la sortir de sa nuit…

Après "Maman est folle" et "les Emotifs anonymes", Jean-Pierre Améris retrouve Isabelle Carré pour un film qui se situe quelque part entre le "Miracle en Alabama" d’Arthur Penn et "l’Enfant sauvage" de Truffaut. Inspiré d’une histoire vraie, le film d’Améris aurait pu tomber dans le déjà vu qu’on pouvait craindre avec un tel sujet. Au contraire, son film se démarque tout d’abord par un humour omniprésent qui allège le récit en évitant le pathos. Autre réussite du film, le casting réunit une jeune actrice sourde et muette, Ariana Rivoire, d’une incroyable présence, et Isabelle Carré, qui n’a jamais semblé aussi lumineuse.

Quant au film lui-même, au-delà du récit assez passionnant de cette amitié entre Marie Heurtin et Soeur Marguerite et de leur combat, avec cette manière de la part de la religieuse de lutter contre les préjugés tout en prouvant sa foi, Améris fait un vrai travail sur l’esthétique de son film. Pas seulement pour le plaisir du spectateur mais pour lui faire ressentir quelque chose au niveau de tous ses sens, chose cruciale dans cette histoire. C’est donc un vrai travail sur le son et l’image qui évoque aussi certains films de Jane Campion. Léger, émouvant, éblouissant jusqu’à une scène finale de toute beauté, Marie Heurtin est l’un des grands films français de cette fin d’année!

4.5

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