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A cloud in the English sky

Publié le 07 octobre 2014 par Pomdepin @pom2pin

En me plongeant dans les tabloids anglais pour préparer le top 10 de dimanche, je suis tombée sur des tas d’articles tous récents (et j’ai vérifié, ça continue encore) à propos d’une actrice anglaise, atteinte d’un cancer qui vit ses derniers mois. Elle est connue pour avoir tourné dans des pubs cultes des années 80 et pour être chroniqueuse d’une émission télé. Elle a une soixantaine d’année. Elle a décidé non seulement de rendre sa maladie publique mais aussi d’arrêter son traitement pour se laisser mourir "en paix".

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On la voit donc partout, à la une de tous les journaux, dans toutes les émissions télé, pas pour faire de la prévention ou récolter des fonds pour une association de lutte contre la maladie, non juste pour raconter qu’elle va mourir bientôt, probablement en janvier. On a droit à l’interview de son mari, à ses préparatifs pour son dernier Noël, à ses derniers souhaits. Loin de moi l’idée de critiquer cette femme courageuse, mais tout ce cirque médiatique me met mal à l’aise. C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’écris pas son nom, pour ne pas participer, à ma petite échelle. Je ne tiens pas à ce que quelqu’un se retrouve ici après une rechercher google sur le sujet.

J’imagine que pour une personne publique, c’est un réflexe, elle a besoin de s’afficher pour prouver qu’elle est encore là. Je n’ose même pas songer à ce qu’elle et sa famille ressentent et je ne me permettrai pas de critiquer. Mais par contre, je ne comprends pas l’engouement des médias, et donc du public pour cette agonie en directe, presque mise en scène. Ça me choque profondément. Pourquoi s’inviter dans l’intimité d’une famille qui vit des moments aussi difficiles, pourquoi regarder ça comme un spectacle? Je ne comprends pas. Il faut croire que ça fait vendre, la presse surenchérit tous les jours sur les détails de cette mort annoncée. Que peuvent bien trouver à ce déballage gratuit et sordide les lecteurs qui se jettent sur ces articles tous les jours? Si c’était un proche, si c’était eux?

C’était la minute philosophique de Pomdepin. Je ne recommencerai plus, mais c’est ça aussi, la vie en Angleterre. Si vous débarquiez à Londres demain, vous verriez cette histoire à la une de tous les tabloids. On ne peut pas y échapper, et je ne peux pas m’y faire.


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