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The happiness show de Catherine Deveny

Par Angggel

The happiness show de Catherine Deveny, Black Inc 2014

The happiness show - Catherine Deveny

Après quelques mois d’absence, me revoilà sur la toile. J’avais emprunté un ebook à la bibliothèque pour une durée limitée, mais pour des raisons étranges, celui-ci ne s’est pas effacé de mon (nouveau !!) Kobo Glo. Après avoir passé l’hiver (ou l’été en fonction de l’endroit d’où vous lisez ce blog), à lire des livres en français, je reprends donc mes bonnes vieilles habitudes avec ce livre de Catherine Deveny, The happiness show.

Lizzie vit à Melbourne, elle est en couple avec Jim qui se définit comme « le mari de l’astronaute » (?!? je ne comprends pas la blague…) avec lequel elle a eu deux enfants et est plutôt satisfaite de sa vie. Cette petite vie tranquille – emprunt, routine – est bouleversée lorsque BBC la contacte pour produire une série d’émissions (The happiness show) qui explorent la façon dont le bonheur est perçu dans différentes cultures. Elle se rend à Londres pour quelques jours afin de rencontrer Keith, le producteur chargé de réaliser l’émission. Bien entendu, Keith est aussi le beau-frère de Tom, avec qui Lizzie a vécu une histoire d’amour inachevée lorsqu’elle avait 20 ans. Sans surprise, Lizzie et Tom se retrouvent accidentellement à la même soirée de Noël organisée par Keith et sa femme. Les retrouvailles sont intenses et malgré la distance (ou peut-être grâce à) ils ne peuvent s’arrêter de penser à l’autre.

The happiness show explore des thèmes chers à la « Chick lit » : les relations amoureuses, l’amitié, le sexe, la fidélité, le tout abordé de façon humoristique. Ce qui m’a tout d’abord frappé, c’est la façon dont l’âge adulte et la vie de couple sont traités dans le livre. Peut-être ai-je une idée un peu naïve des relations de couple et de la vie en général, mais j’ai été un peu choqué par la vision des Australiens (et peut-être également des Anglais, mais je ne les connais pas suffisamment) du couple. Je l’avais déjà remarqué ici, en parlant avec des amis ou collègues, qui admettent qu’une fois marié, on est « rangé des affaires » et il faut obtenir un « leave pass » – expression véridique utilisée lorsque les hommes vont boire un verre au pub sans leur femme, en leur ayant préalablement demandé la permission… Même si c’est utilisé sur le ton de la plaisanterie, le fait même de l’envisager est perturbant.

Bref, pour revenir au roman, Lizzie a donc dû quitter Tom en catastrophe pour retourner à Sunshine (en Australie) pour s’occuper de sa mère qui est tombée malade. Lorsqu’elle a dû quitter Londres, Lizzie et Tom étaient amoureux fous et ne pouvaient pas se passer l’un de l’autre. Mais la distance n’aidant pas, ils se sont petit à petit moins écrits et comme à l’époque Facebook n’existait pas, se sont rapidement complètement perdus de vue. Les raisons pour lesquelles Tom ou Lizzie ont choisi leur compagnon sont plutôt pathétiques, ils s’agissaient d’arrêter les bêtises et de faire un « mariage » de raison. Pour revenir rapidement à la société australienne, et ceci n’est que mon ressenti, j’ai l’impression que les raisons de beaucoup de mariages sont assez similaires aux thèmes qui sont explorés dans le livre. Il me semble que Catherine Deveny, qui est par ailleurs comédienne et joue le rôle d’agitateur social, dépeint très bien cet aspect de la société australienne.

Le livre est plein d’humour ce qui le rend très sympathique et agréable à lire, même si souvent je ne savais pas trop où l’auteur voulait en venir.

Regardez cette vidéo de l’auteur qui parle de son livre, je trouve que c’est un fantastique exemple de l’accent et la façon de parler des Australiens.


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