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Le bon, la brute et le truand

Publié le 20 octobre 2014 par Le Journal De Personne

Je n’ai rien demandé ! On est venu me chercher… et on m’a demandé de rendre service en donnant une petite leçon politique aux animaux.

J’ai décliné l’offre parce que je ne m’estime pas bonne enseignante. Il y en a d’autres, autrement plus douées pour instruire notre animalité !

Mais on a lourdement insisté… peut-être parce que je suis la plus bête, la plus proche des bêtes et donc la plus susceptible de me faire comprendre par les bêtes…

Je ne disposais que de deux ou trois minutes pour amuser ou abuser la galerie.

Les abrutis tenaient à ma faculté de parler de bêtise avec les bêtes, d’agneau avec les agneaux et de loup avec les loups.

C’est un peu la cerise sans le gâteau : la politique expliquée aux animaux. C’est le suicide français nous dit Éric. Non, c’est l’ère du peuple, rétorque Jean-Luc… mais pour les animaux on ne sait plus où se situe l’abattoir le plus proche, dans lequel ils seront hébergés ou égorgés. À gauche, à droite ou au centre ?

En revanche, on peut leur dire quand. Parce que ça on le sait, c’est maintenant.

Le peuple, le pauvre peuple a fini par choisir en désespoir de cause, les couteaux, les égorgeurs et la sauce à laquelle il sera mangé tout cru… parce que ses croyances sont vraiment cuites.

En France, trois ogres s’apprêtent à exécuter la sentence, soit disant conçue pour et par le peuple : La droitisation de tout ce qui est vivant, fort, intelligent.

Sur la gauche, on va tirer la chasse, plus de gauchiasse… comme on rêve de le faire pour Ébola. On veut débarrasser l’animal politique du mal social, sentimental, hormonal. La droite est devenue plus adroite. Elle va droit au but : elle va appeler un chat, un chat, une chatte, une chatte et un doberman, un doberman. On ne prend plus de chemins de traverse, on prend le plus court chemin pour achever les chevaux : la ligne droite, celle du bon, de la brute et du truand : Zemmour, Marine et Patrick Buisson.

Parce que c’est bon d’être brutal avec les truands. Parce qu’on ne peut pas être bon, si on n’est pas plus truand que les truands et plus brutal que les brutes qui nous font tant de mal… c’est l’élite qui se moque de l’élite. L’hôpital qui propage la maladie !

C’est tout l’intérêt de cette leçon, c’est de vous apprendre qu’il n’y a plus de politique sans cette version cynique qui assimile le bon , la brute et le truand… ce sont les mêmes qui reviennent au même constat, selon lequel il n’y a pas de bergerie fraternelle mais une guerre de tous contre tous.

Les trois ont compris que pour régner il faut cibler le troupeau… et l’atteindre en l’opposant à d’autres troupeaux, en exhortant sa nation, sa race ou sa religion… que ceux qui se ressemblent s’assemblent et se séparent de ceux qui dissemblent…

C’est ce que nos trois brillants cerveaux ont cru déceler au cœur du peuple qu’ils passent leur temps à ausculter : le peuple peut se contenter d’amour et d’eau fraîche si on lui rend ce qu’on lui a dérobé : son identité.

Une chatte est une chatte, atteste Marine même si elle aura de plus en plus de mal à l’empêcher de se faire dévorer par les deux dobermans de son pater : Zemmour et Buisson.

ZEMMOURMARINEBUISSON+


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