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Samba

Publié le 20 octobre 2014 par Sixthematique @Sixthematiques

samba

Mercredi 15 octobre, tout chaud sorti du four, je suis allée déguster le film SAMBA. Il a été préparé et cuisiné par Eric Toledano et Olivier Nakache, les ingrédients de ce dessert cinématographique ont été bien choisis. En effet, Omar Sy dans le rôle principal, Charlotte Gainsbourg, Tahar Rahim , Izia Higelin

Samba (vous l’aurez compris est joué par Omar Sy), est sénégalais et tente sa chance en France, depuis 10 ans, pour trouver un travail, rapporter de l’argent à sa famille et surtout avoir des papiers français… Il enchaine des petits jobs, mal payés, il vit dans la peur de se faire attraper par la police et de se faire rapatrier dans son pays. Puis il rencontre Alice (Charlotte Gainsbourg), femme d’affaire dépressive qui tente de se reconstruire, après un « Burn out », grâce à l’association aidant les « sans papiers ». C’est là que Samba et Alice se rencontrent….

Franchement, quand j’ai entendu parler de cette histoire d’amour entre un sans papier et une française je me suis dis bof. Et puis on me l’a proposé, j’ai accepté ET J’AI BIEN FAIT ! Je ne m’attendais pas à rire autant, je pensais que j’allais pleurer et même m’ennuyer (je n’avais pas vu d’extrait, ni de bande annonce), mais pas du tout. Le film est vraiment très drôle, je ne sais pas si vous avez déjà eu l’occasion de voir « Omar et Fred – le spectacle  » mais ça me rappelle certains sketchs… Oui, Il reprennent plusieurs fois l’idée du sans papier, lorsque celui-ci perd son boulot avec un patron infâme ou lorsqu’il consulte une voyante qui ne vaut pas un clou… Je pense que c’est un sujet important pour Omar, qui lui tient peut être à cœur… Bref,  j’ai retrouvé le personnage du sketch dans le film. Je vous laisse regarder ou re-regarder le sketch du « Licenciement » de leur show.

Pour en revenir au film, j’ai vraiment adoré parce que j’ai beaucoup ri et en même temps ça m’as permis de voir comment ces pauvres personnes arrivent ou non à s’en sortir. Ils sont quand même bousculés par leur famille et leur situation extrêmement précaire dans leur pays (guerre ou misère), ils ne cherchent pas à faire du mal ou à piquer la place mais à vivre… Dès le début du film on est dedans, on est à un mariage, les gens sont  heureux, les serveurs ramènent la pièce montée en cuisine, on voit les cuistots et on arrive sur la plonge avec les sans papiers, sans sourire et des assiettes sales (le changement d’ambiance est percutant). Le personnage de Samba nous fait ressentir la peur et le stress de croiser les forces de l’ordre. Il y a un passage du film où on le voit dans le métro et il tente de passer inaperçu (facile quand l’acteur fait 1.90m :D), habillé en costume avec un magazine, c’est un camouflage et tout le monde le regarde ou en tout cas il a l’impression que tout le monde le regarde… c’est oppressant.

Grâce au film, je me suis rendue compte qu’on abusait de ces personnes, on leur prend leurs services, ils travaillent, ils ont l’impression d’être stables parce qu’ils ont un revenu, payent un loyer, des impôts (pour passer inaperçu) pour faire comme tous les français… mais on les dégage parce qu’ils n’ont pas la nationalité. C’est vraiment « bah puisque t’es là et que t’as envie de bosser même pour cinquante euros, pour un poste de nuit où tu risque de te faire agresser, mais si tu te fais mal tu te démerdes et tu te casses parce que tu coûtes peut être moins cher qu’un intérimaire mais tu pues les problèmes ». Je me mets à leur place et je me dis qu’ils ont du courage…

Ce que j’ai aimé c’est que ce n’était pas lourd, l’humour rend le message plus léger, c’est pas un film pour nous faire pleurer mais les scènes un peu plus « dures » et dénonciatrices sont bien. Ce n’est pas pendant le film que vous aller réfléchir à ce sujet, c’est après parce que les scènes qui sont restées bien claires dans ma tête c’est lorsqu’il cherche à travailler, quand on le voit galérer (enfin pour ma part)… Le personnage de Samba est touchant mais celui d’Alice l’est tout autant, Charlotte Gainsbourg est excellente, elle a une voix douce et basse qui lui donne un air timide et réservé, elle fait bien la dépressive mais elle peu exploser et s’énerver (elle est énorme). J’ai apprécié le personnage de Manu (Izia Higelin), c’est une étudiante en droit qui a un franc parlé, elle met un peu de « peps » là où il y en a besoin et ça fait naturel.

Je pense que c’est un bon film, à voir, très drôle et aussi touchant. Là ou j’ai été perdue c’est que je ne me suis pas rendue compte qu’Alice faisait du bénévolat, j’ai pensé que c’était un nouveau boulot (j’ai sûrement mal entendu ou compris au début du film) et du coup dans l’histoire, les gens de l’association font une fête avec les sans papiers et comme j’étais partie sur l’idée d’un job je me suis demandée pourquoi il y a les personnes sans papiers ?… Bref, j’ai vu le film le soir avec une journée de boulot et en milieu de semaine, c’est pas pour me donner une excuse mais quand même

;)
et pour les moments émouvants, je n’ai pas eu le temps d’avoir la larme à l’œil, c’est un petit peu dommage et en même temps cela permet d’éviter le coté gnian-gnian.

Allez le voir et en attendant regardez la bande annonce, ci -dessous :

Fanny


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