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Souvenirs d’un Week-end chez Papi [Atelier d’écriture #3]

Par Vudemeslunettes @Vudemeslunettes

Je commence à apprécier fortement ce petit rendez-vous du lundi autour d’une photo et de quelques mots.

L’inspiration peut parfois prendre un peu de temps à arriver, le résultat ne me semble pas toujours satisfaisant mais ça me fait du bien de remettre un peu de créativité dans ma tête et dans ma vie, et de laisser mes doigts courir sur le clavier.

J’espère que vous apprécierez ma nouvelle participation à l’atelier de Leiloona.

Bonne lecture, bonne journée et bonne semaine à tous !

Souvenirs d’un Week-end chez Papi [Atelier d'écriture #3]

© Drawoua

SOUVENIRS D’UN WEEK-END CHEZ PAPI

Fanny.
C’était le soir de la rentrée scolaire. Avec toute l’innocence de ses 4 ans, il nous a demandé « pourquoi je vais jamais chez papi moi ? ». Fred et moi nous sommes regardés. Je ne savais pas quoi lui dire. Parce qu’il n’y avait pas de raison. Nous préférions payer une nounou, plus pratique. Et depuis la mort de maman, je n’étais pas sûre que papa sache s’occuper seul de Théo. Alors quand, quelques semaines plus tard, la nounou a du annuler au dernier moment, j’ai appelé papa et lui ai demandé s’il pouvait garder Théo pour le week-end. Il m’a dit qu’il en serait enchanté. Je l’ai déposé le samedi vers 9h. Je n’ai pas eu de nouvelles du week-end. Quand j’ai récupéré mon petit garçon le dimanche soir, il avait l’air d’avoir grandi ! Une étincelle dans les yeux, le sourire aux lèvres durant le trajet jusqu’à la maison. Je le voyais perdu dans ses pensées, à regarder ses mains. Toujours avec le sourire. Puis il m’a raconté son week-end chez papi.

Victor.
Quelle surprise quand Fanny m’a téléphoné. Bien sûr que je pouvais garder Théo si la nounou était malade. Quand j’ai vu le gamin sortir de la voiture, petite veste Burberry et raie sur le côté, je me suis rappelé que nous ne faisions plus parti du même monde, moi l’ancien agriculteur, elle la jolie et talentueuse commerciale mariée à un PDG de grande entreprise. Fanny est partie. J’ai regardé le gamin. Nous sommes montés dans l’ancienne chambre de Fanny. J’ai retrouvé les habits d’enfants que Margaret gardait toujours au cas où. Le petit a enfilé un pantalon de velours usé, un tee-shirt chaud, un pull, une écharpe, une doudoune et une paire de bottes en caoutchouc. Un attirail bien plus adapté pour un week-end à la campagne ! Nous sommes alors partis nous balader dans la fraîcheur de l’automne. Je pense que le gamin a apprécié : balade dans les bois, à la ferme, au marché, dans le jardin. Il a même eu le droit de sauter à pieds joints dans les flaques d’eau. Il semblait si heureux. L’air lui a donné appétit et sommeil. Quel bon week-end ! Je regrettais au fond de moi de n’avoir pu être présent autant que je l’aurais voulu avec mes propres enfants. Je profitais entièrement des rares moments passés avec mes petits-enfants. Le dimanche, avant que Fanny n’arrive, j’ai rhabillé le petit, sans oublier la veste Burberry et la raie sur le côté. Un gros câlin, un bisou, un sourire et ils sont repartis.

Théo.
Ce week-end maman a dit que j’allais chez Papi. Ça fait longtemps que je n’y suis pas allé. Il habite une petite maison avec un grand jardin. Quand je suis arrivé, il m’a mis des vieux vêtements, c’était marrant. Puis on est allés se promener. C’était moins bruyant que là où on habite. Il y avait plein d’oiseaux. Papi m’a emmené à un tout petit marché qui sentait bon. On a joué dans le jardin puis on est allés à la ferme. En revenant, j’ai même eu le droit de sauter dans les flaques d’eau. Maman elle ne veut jamais, elle dit toujours que je vais me salir et abimer mes vêtements. Mais papi il m’a dit que je pouvais, et il a même rigolé quand j’ai sauté dans la flaque ! Le dimanche on est allés dans les bois ramasser des champignons. Il est trop fort mon papi, il les connaît tous. Mais le mieux c’était l’après-midi. On est restés dans le jardin, c’est comme le parc où on va avec papa et maman sauf que là y avait que nous. Papi m’a montré des fleurs, il m’a expliqué comment il fallait s’en occuper. À un moment une coccinelle est venue se poser sur ma main. J’ai eu peur mais papi m’a rassuré. Il a pris ma main dans la sienne et il m’a expliqué pourquoi elles avaient des points noirs sur leur dos. Il m’a dit que je ne devais pas avoir peur, que les coccinelles étaient gentilles. J’aurais aimé la garder. Mais elle s’est envolée. Nous avons continué à nous promener dans le jardin. Quand maman est venue me chercher, papi m’avait remis mes vrais vêtements. J’étais triste de partir. Je voulais revoir la coccinelle et la montrer à papa et maman. J’espère que maman voudra bien que je revienne chez Papi pour la revoir. Parce que c’était trop bien ce week-end chez Papi.


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