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Aymeric Caron & Daniel Cohn-Bendit : être médiatique et pertinent, oui c'est possible!!

Par Filou49 @blog_bazart
03 novembre 2014

Rassurez vous pour ceux qui pourraient en douter :dans les ouvrages publiés en cette rentrée  2014, dont l'auteur est une personnalité médiatique reconnue et omniprésente, il y a autre chose que Zemmour et Valérie Trierweiler.

En témoigne par exemple deux livres  que j'ai lu pendant les vacances de Toussaint, deux livres qui sont l'oeuvre de deux personnalités bien connues du monde des médias, Aymeric Caron et Daniel Cohn- Bendit, et dont l'omniprésence dans les médias pourrait faire oublier le vrai talent d'écriture et le vrai fond de leurs dernières parutions dont je vous parle dès à présent : 

 1.Envoyé spécial : quand Aymeric Caron nous livre le passionnant quotidien d'un reporter de guerre

envoyé

Quatrième de couverture :

« J’ai passé cinq semaines à Bagdad en 2003 en tant que reporter au moment de la guerre d’Irak, la troisième pour le pays en moins de vingt-cinq ans. J’avais atterri en mars dans une dictature dirigée par Saddam Hussein et moins d’un mois et demi plus tard, en avril, j’ai quitté un protectorat américain aux mains des sbires de George W. Bush. » Dans ce témoignage, Aymeric Caron tient à faire partager les coulisses, les hors-champs, les nuances et certains de ses questionnements. Comment réussir à informer malgré les contraintes du régime despotique de Saddam Hussein ? Et, a contrario, comment lutter contre la machine de désinformation américaine ? Au-delà du regard porté sur le conflit irakien, cet ouvrage se veut également une réflexion sur le métier de reporter.

Ce que j'en pense : 

Même si le type est très critiqué chaque samedi soir (il suffit de voir les commentaires sur twitter lors de la TL en direct devant l'émission) dans son rôle de chroniqueur contradicteur de l'émission "On n'est pas couché" (la seule émission du PAF dont je ne rate pas un numéro), je fais partie des grands défenseurs d'Aymeric Caron dont j'aime l'intégrité, le courage et la pugnacité dans ses entretiens, parfois musclés, avec les invités de l'émission.

Ce qu'on sait moins sur Aymeric Caron, trop vite étiqueté bobo de gauche bien pensant et défenseur acharné des animaux et du végétarisme, c'est qu'avant d'être assis sur le fauteuil de chroniqueur de Ruquier, il a été reporter de guerre, travaillant notamment pendant  près de dix anneées de grand reportage pour Canal+, dans des dizaines et des dizaines de pays , dont le Kosovo, la Côte d'Ivoire, l'Afghanistan, la Tchétchénie.

Et parmi les reportages de guerre les plus marquants de sa carrière, figure certainement celui qu'il a fait pendant la seonde guerre du Golfe en Irak en 2003,, où il se rendra plusieurs fois et en tirera un témoignage  écrit en 2003, "Envoyé spécial"  et réédité en cette rentrée 2014 chez Pluriel  son témoignage de 2003 ( profitant certainement de sa bien plus grande notoriété médiatique qu'à l'époque)

 Un livre que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt  tant j'ai rarement touché du doigt la difficulté du métier de reporter, Caron racontant l'envers du décor, et la "cuisine interne" de ce qu'on ne voit bien sur pas lors des  interventions courts directs des journaux télévisés.

On apprend en préface de ce témoignage à quel point Caron rêvait de ce métier depuis l'âge de 12 ans, lorsqu' il déclare à sa mère qu'il veut faire comme l'envoyé spécial qu'il vient de voir à la TV raconter la guerre au Liban  et cette vocation précoce, on la ressent tout du long de cet Envoyé Spécial, tant cet essai  passionnant, pose un vrai  regard sur les coulisses d'une couverture médiatique d'une guerre.

On y apprend quel point les premièresvictimes d'une guerre sont les civils,  qui subissent de plein fouet les conséquences d'un tel drame dans leurs quotidiens, que ce soit pour se nourrir, se déplacer. On voit également à quel point les médias ont du mal à travailler dans de bonnes conditions, soit parce qu'ils ont des interprétes ne maniant ni le français ni l'anglais, soit parce qu'ils ont tendance à être manipulés par les deux parties en présence, le ministère del'information irakien , qui veulent que les médias dissimulent la réalité du conflit, et les USA qui veulent au contraire que leur grande puissance soit mise en avant et sanctifiée...

Bref, difficile de faire son métier avec déontologie et indépendance, et on peut comprendre à la lecture de ce passionnant Envoyé Spécial pourquoi Aymeric Caron ait pu ressentir quelques lassitudes quelques mois après ce reportage pendant la guere d'Irak.

Un livre instructif, et touchant sur un journaliste passionné par son métier et aussi et surtout par les rencontres humaines qu'il fait à travers son métier gens qu'il rencontre...

 2. L'humeur de Dany : les réjouissantes pensées matinales de Cohn Bendit

humeur dany

Quatrième de couverture : 

Aymeric Caron & Daniel Cohn-Bendit : être médiatique et pertinent, oui c'est possible!!

Chaque jour, du 28 août 2013 au 30 mai 2014, Daniel Cohn-Bendit a donné une chronique dans la matinale d'Europe 1.
Chroniquer au jour le jour, c'est vibrer, s'émouvoir, réagir à chaud à la manière dont l'humanité, dans son invraisemblable diversité, affronte à chaque minute les aléas du quotidien.
Animé par une insatiable curiosité, Daniel Cohn-Bendit s'est livré à cet exercice périlleux avec gourmandise. Jouant sur toutes les gammes des émotions – la colère, le rire, l'exultation, le chagrin, la compassion, l'effroi – il s'est efforcé d'amener ses auditeurs à réfl échir, à s'amuser, à prendre parti ou même à rêver pendant le reste de la journée.
Il a redit inlassablement son attachement viscéral à la démocratie et aux libertés fondamentales, à la cause écologique et à la construction d'une Europe puissante et unie.
Dans cet ouvrage qui regroupe l'intégralité de ces chroniques, le lecteur retrouvera le rire, l'énergie, la fougue, l'insolence, la sincérité de Daniel Cohn-Bendit, et surtout cette qualité aujourd'hui si rare, la joie de vivre.

Ce que j'en pense :

Daniel Cohn-Bendit et les médias, c'est une longue histoire: longtemps interviewé, l'ex-député européen est passé  l'an passé de l'autre côté du micro.  

Recruté par Europe 1, il a eu carte blanche pour sa chronique L'humeur de Dany dans la matinale de Thomas Sotto. Si ces chroniques ont connu un bien beau succès  d'audience ( avec en moyenne plus de 1,3 million d'auditeurs), je n'avais jamais eu la chance d'écouter cette mission pour la simple raison que je n'écoute jamais la radio, et encore moins le matin.  

Bref, la publication de ces chroniques par Robert Laffont en ce mois d'octobre 2014 était une aubaine pour que je vérifie à quel point Daniel Cohn-Bendit use habilement de sa liberté d'expression.

On voit à travers ces courtes chroniques à quel point l'ex figure de proue de mai 68 et ex responsable des Verts ( du temps de leur splendeur) n'a pas sa langue dans sa poche et  distribue coup de coeur ou son coup de gueule sur le thème de son choix, qu'il soit  politique, économique, sociétal ou sportif.

Si  ses billets sur l'Europe sont parfois un peu trop techniques pour le néophyte  que je suis, et le coté donneur de leçons de Cohn Bendit peut effectivement un peu agacer parfois, on appréciera la plupart du temps sa verve, et sa pertinence, et aussi et surtout la tolérance et l'humanité qui transpire de ses écrits font sacrément du bien en cette période où ces qualités ne sautent pas forcément aux yeux...


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