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Chucky 3 (Child's play 3)

Publié le 03 novembre 2014 par Cinephileamateur
Chucky 3 De : Jack Bender.
Avec : Brad Dourif, Justin Whalin, Perrey Reeves, Jeremy Sylvers, Travis Fine, Dean Jacobson, Andrew Robinson, Dakin Matthews, Peter Haskell, Burke Byrnes, Matthew Walker...
Genre : Épouvante.
Origine : États-Unis.
Durée : 1 heure 30.
Date de sortie : Juillet 1992.
Synopsis : Huit ans se sont écoulés depuis qu'Andy a vaincu la terrifiante poupée Chucky, habitée par l'âme du serial-killer Charles Lee Ray. Mais les dirigeants de la fabrique de jouets se décident à relancer le modèle du poupon parlant, permettant la résurrection de la poupée meurtrière...
Bande annonce originale
"Il y a des années que j'attendais ça. Rien de tel qu'une bonne strangulation pour se refaire une petite santé."
4.5
Chucky 3
C'est tout de suite après m'être refait "Chucky, la poupée de sang" que j'ai enchaîné avec une logique imparable vers le sobrement intitulé "Chucky 3", troisième volet des aventures de la poupée meurtrière la plus connue du cinéma. Toujours très confiant, je n'ai pas hésité longtemps avant de mettre mon blu-ray dans mon lecteur.
Le résultat fut en tout cas à la hauteur de mes attentes avec un épisode toujours aussi jouissif que dans mes souvenirs. Après un excellent deuxième volet, la franchise enchaîne avec un troisième opus un brin supérieur qui n'égale jamais la force du premier film d'origine mais qui nous montre clairement le virage que l'on veut donner à cette saga. En effet, c'est à partir de cet épisode que l'épouvante gentillette va tenter de devenir un peu plus sanglante tout en étant décrédibiliser par un humour encore plus enjoué qu'auparavant et ainsi formé une parfaite alchimie.
Le scénario toujours écrit par Don Mancini est toujours aussi génial en tout cas à mes yeux. On a les mêmes facilités, le même côté prévisible mais la franchise réussie à se renouveler dans le divertissement et à nous offrir quelque chose de très correct. La peur change au cinéma et Chucky s'adapte à cette mode. Les nostalgiques seront peut être déçu mais de mon côté, j'adore vraiment. Le copier-coller de la trame principale ne gêne d'ailleurs aucunement tant on a l'impression de s'amuser différemment.
Dès le début on est dans le bain en tout cas. On ne s'ennuie pas avec une quelconque explication et on se retrouve huit ans après les derniers événements pour retrouver la folie destructrice d'un Chucky qui revient plus en forme que jamais. Les différents dialogues sont excellents avec en prime des répliques savoureuses qui pour une fois ne viennent pas uniquement de Chucky lui-même. Andy a grandi, le monde autour de lui également et retrouver ce politiquement incorrect me botte énormément.
Exit Alex Vincent bien trop jeune pour le rôle (car si huit ans se sont écoulés dans le film, ce n'est pas le cas dans la réalité entre ses différents volets...) et place cette fois ci à Justin Whalin qui s'en sort très bien en Andy Barclay. Je ne connaissais cet acteur principalement que pour son rôle dans la série télévisé "Lois et Clark : Les nouvelles aventures de Superman" mais il avait déjà cet aspect sympathique sur son visage. C'est une nouvelle fois le cas ici du coup le changement d'acteur n'est en rien choquant dans le sens où on continue d'avoir une certaine empathie pour ce héros. Le personnage perd peut être en innocence mais ce qu'il gagne en maturité permet d'équilibrer un peu ma balance face à Chucky.
Ce dernier justement possède toujours la voix d'un Brad Dourif qui a encore plus de liberté pour s'exprimer. Du coup, avec de telles répliques qui sont mise à sa disposition, on sent que l'acteur a de quoi se faire plaisir. Maintenant, il y a certains longs métrages où j'aime bien retrouver les sensations que je pouvais découvrir avec eux lors de mon enfance et/ou mon adolescence, du coup, pour ce volet aussi j'ai quand même une préférence pour la version française et l'excellente voix d’Éric Etcheverry. Le doubleur est remarquable même si on ne peut s'empêcher (et c'est bien normal) d'associer le nom de Brad Dourif pour ce rôle. Quand je repense à la scène d'introduction de "Jeu d'enfant", je me dis d'ailleurs que même si on n'entend que sa voix de psychopathe, l'acteur à quand même la gueule de l'emploi. De toute façon, c'est aussi ça qu'on aime chez Chucky, c'est cette faculté à se faire apprécier. On sait que c'est le méchant, on espère qu'il va morfler mais on savoure ses crimes avec un plaisir coupable totalement assumé.
Dans les précédentes aventures, même si le scénario était léger tout comme l'épouvante, le fait que notre victime potentiel soit un jeune enfant rendait le spectacle encore plus captivant. Du coup, vu que notre Andy Barclay a grandi, on doit se rabattre sur Jeremy Sylvers. Il fait un bon Tyler. Je n’oublie pas l'excellente performance d'Alex Vincent mais Jeremy Sylvers reste très attachant dans son innocence et sa naïveté. Mettre en plus cette petite chose qui semble si fragile dans le monde d'un camp militaire apporte en plus une dimension forte plaisante. On va pas être très regardant sur la vie dans ce camp, ni le fait que chacun à l'air de vouloir faire ce qu'il veut mais puisque j'en parle, je trouve que c'est vraiment une très riche idée d'avoir installé cette intrigue dans ce décor.
Derrière, le reste du casting fait le job. On sent qu'on est dans un divertissement léger, il n'y a aucune prestation à Oscars mais les comédiens sont en parfaite adéquation avec le film. Leurs interprétations légères est loin d'être honteuse et personne ne m'a vraiment gêné. Perrey Reeves en Kristen De Silva s'en sort bien même si on la sous-exploite clairement tandis que Travis Fine dans la peau du Lieutenant-Colonel Fred C. Shelton incarne la parfaite tête à claques de service qu'on adore détester cependant. Andrew Robinson en Sergent Botnick m'a lui fait sourire lors des quelques scènes où on peut l’apercevoir, ce qui n'est malheureusement pas le cas en revanche de Dean jacobson qui en Harold Aubrey Whitehearst m'a laissé de marbre. J'arrivais même pas à avoir de la peine lorsqu'il était le martyr du groupe.
Pour prendre le relai dans cette troisième aventure, cette fois-ci c'est Jack Bender qui passe derrière la caméra. Pour un réalisateur que je ne connaissais pas (il a principalement réalisé des épisodes de séries que je n'ai pas encore vu ou qui ne me tente pas), ce que j'ai vu m'a beaucoup plu. Il réussit à se démarquer un peu des deux précédents films en restant dans une certaine continuité tout en y apposant un peu de son identité. Rien de bien révolutionnaire mais ça permet de trancher avec ce que l'on avait déjà pu voir et de mieux ressentir le virage "humour noir" que la saga prend.
Après, c'est très classique, on utilise une recette qui a fait ses preuves mais ce n’est pas plus mal car cela fonctionne. C'est même ce qui donne un certain cachet à ces longs métrage cette façon de toujours filmer un peu l'épouvante de la même façon en jouant avec les ombres, le hors champs, les regards, le décor... Comme je l'ai déjà dit d'ailleurs, les décors sont très bons. Si le camp militaire m'a paru peu crédible je vais être honnête, visuellement ça me plait quand même bien d'évoluer dans cet univers.
La restauration du film en blu-ray doit aider mais je trouve qu'il vieillit bien en tout cas ce film. Les effets spéciaux sont un peu daté mais colle bien à leurs époques tandis que la marionnette de Chucky qui reste excellente même lorsqu'on joue toujours avec la surenchère des traits, rend le film encore plus jouissif que n'importe quel image de synthèse. Cette marionnette, cette "vraie" poupée qui prend vie sous nos yeux donne un charme que j'adore avec une animation fort plaisante en plus.
Le montage est lui bien ficelé. Avec son intrigue qui commence immédiatement, je n'ai pas vu le temps passé. C'est d'ailleurs pour ça sans doute que j'ai trouvé le final un chouia trop brutal dans sa façon de conclure mais quoiqu'il en soit, la durée du film reste très bonne, ni trop courte, ni trop longue. Quant à la bande originale composée par Cory Lerios, comme toujours il manque un thème vraiment fort pour nous faire identifier à l'oreille tout de suite cette franchise mais son effet pour jouer sur l'épouvante m'amuse toujours autant donc je fais volontiers avec ce qu'il y a.
Pour résumer, "Chucky 3" est aussi sobre et efficace que son titre. La magie opère toujours chez moi avec cet épisode sans doute un peu moins sombre malgré sa violence grâce à un virage fait sur l'humour qui est nettement plus accentué sans que ça ne me déplaise. C'est peut-être pas aussi profond, l'effet de surprise est peut être partie mais je m'amuse toujours énormément et j'ai vraiment adoré revoir ce volet que je trouve d'excellente facture. A titre personnel, je ne m'en lasse pas en tout cas et même si il est imparfait et facile dans son traitement, le côté fun de ce divertissement prend largement le dessus dans mon ressenti final.
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Chucky 3
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