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The Giver

Publié le 03 novembre 2014 par Cinephileamateur
The Giver De : Phillip Noyce.
Avec : Jeff Bridges, Meryl Streep, Brenton Thwaites, Alexander Skarsgård, Katie Holmes, Odeya Rush, Cameron Monaghan, Emma Tremblay, Taylor Swift...
Genre : Fantastique - Drame.
Origine : États-Unis.
Durée : 1 heure 37.
Date de sortie : 29 octobre 2014.
Synopsis : Dans un futur lointain, les émotions ont été éradiquées en supprimant toute trace d'histoire. Seul "The Giver" a la lourde tâche de se souvenir du passé, en cas de nécessité. On demande alors au jeune Jonas de devenir le prochain "Giver"...
Bande annonce française
"Quand les gens ont la possibilité de choisir, ils font le mauvais choix."
1.5
The Giver
Étant assez bon public, je n'ai rien contre ce genre de film fantastique pour adolescents qui deviennent un peu légion ses dernières années. Il y en a même certains que j'ai réussi à apprécier et que je peux revoir sans problème. Du coup, c'est sans trop de craintes et avec un minimum d'attentes que je me suis dirigé vers mon cinéma afin de découvrir "The Giver" dont le casting restait le principal attrait à mes yeux.
Minimum d'attentes ne veut pas dire que l’on n’a pas d'attentes du tout. Le minimum de mon côté, c'est au moins de me divertir mais malheureusement, le scénario écrit par Michael Mitnick d'après le roman de Lois Lowry n'y est jamais véritablement parvenu. Tout m'a semblé surfait dans cette recette déjà vu des centaines de fois. Bourré de facilités très grossières, j'ai trouvé cette histoire assez vide. Je ne souhaitais pas une thèse sur le sujet mais au moins une certaine maitrise dans la façon de le traiter sauf que l'on nous balance tout à la figure sans aucune construction.
Souffrant de la comparaison avec le récent "Divergente", le long métrage montre très vite ses limites. Enlevez les morales prévisibles et les dialogues riche en bon sentiment que n'importe qui auraient pu écrire sur la vie ainsi que l'amour, et il ne nous restera plus grand chose à nous mettre sous la main. C'est dommage car même déjà exploité dans le passé le concept reste intéressant mais l'ensemble manque cruellement d'une âme pour sortir du lot. L'absence d'humour dans ce film qui se prend trop au sérieux ne contribue pas non plus à susciter en moi un quelconque intérêt.
Le casting aussi fait le minimum syndical. Jeff Bridges en Passeur et Meryl Streep en doyenne n'existe à l'écran que par leur charisme naturel tandis que les plus "jeunes" Alexander Skarsgård et Katie Holmes pour les parents de Jonas ne semble faire que de la figuration tant ils n'apportent pas grand-chose. A leur décharge, je trouve que ce n'est pas trop de leurs fautes mais vraiment de celle du scénario qui ne réussit jamais à pouvoir les mettre en valeur.
Quant à notre héros Jonas justement incarné par Brenton Thwaites, je l'ai juste trouvé transparent. A aucun moment, l'acteur ne réussit à nous montrer pourquoi il est un peu à part dans cette société. On ne voit jamais ce qui peut le différencier des autres et en faire de lui le héros que l'on essaie de nous vendre. A ses côtés, ce n’est pas forcément mieux avec une Odeya Rush en Fiona encore plus légère et un Cameron Monaghan en Asher encore plus inexistant surtout avec le traitement ridicule que l'on donne à son personnage. Ce dernier m'a même paru encore moins crédible qu’Emma Tremblay qui s'en sort mieux en Lily malgré le peu d'importance de son rôle. Au passage, la courte apparition de Taylor Swift en Rosemary est aussi très mal amené je trouve.
Comme si cela ne suffisait pas, j'ai trouvé la mise en scène de Phillip Noyce assez laide. Sa surenchère de vision floue et d'images diverses et variés pour nous montrer la richesse d'un monde que l'on essaie de taire est vraiment très mal mise en valeur. Quant à son utilisation du noir et blanc, je l'ai trouvé très vite ennuyeuse et assez pompeuse. Même lors de l'apparition de la couleur, je n'ai pas eu l'éblouissement et la poésie que l'on aurait dû recevoir. On est ainsi très loin d'un "Pleasantville" qui lui avait su bien plus exploiter ce concept.
C'est assez fade avec une succession de scène lourde et grotesque qui ne m’a jamais fait rentrer dans le film. Après, je suis quand même un peu dur car le film se laisse suivre mais le fond du film étant déjà assez vide, c'est vraiment très regrettable que le fond ne tente pas de colmater un peu les multitudes brèches. Même les décors ne sont pas exploités si bien qu'on a un peu de mal à se sentir dans un film fantastique. Le tout est accompagné d'une musique signée Marco Beltrami assez classique.
Pour résumer, "The Giver" n'est pas vraiment une déception vu que je n'en n'attendais pas grand-chose. Cependant, ça ne pardonne pas tout et j'aurais quand même aimé me divertir. Ce ne fut pas le cas dans ce film qui se laisse certes suivre mais qui s'oublie très vite également une fois sorti de la salle. Déjà vu des centaines de fois, le long métrage semble venir après la guerre à tel point que même si on m'en redonne l'occasion, je ne suis pas sûr de vouloir le revoir car sans être détestable, le film n'a aucune plus-value à mettre à son actif. Dommage.
The Giver
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