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Au commencement, il y a

Publié le 04 novembre 2014 par Onarretetout

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Le lent travail de Sarkis me plonge dans une sorte de contemplation. Il fait de l’aquarelle dans l’eau. « Au commencement, il y a : le cri », tel est le titre. Cela signifie qu’au commencement, il y a une oeuvre d’art (« Le cri », de Munch), et que c’est de là que part le travail de Sarkis : une tentative de transposer dans un bol d’eau une oeuvre de l’histoire de l’art. Retrouver son essence même, c’est-à-dire la couleur, la posant sur l’eau, plus ou moins profondément, la laisser échapper, comme pour mieux en saisir la nature. La peinture ne va pas sur un papier qui la fige mais dans l’eau à peine bougée. Et je pense aux oeuvres d’Oscar Muñoz que j’ai vues récemment au Jeu de Paume : l’eau engloutit, l’eau est un support, l’eau est une mémoire.


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