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Critique et Sortie ciné : Paradise Lost d’Andrea Di Stefano

Publié le 04 novembre 2014 par Diesemag @diesemag

Au cinéma cette semaine, le premier film d’ Andrea Di Stefano, Paradise Lost (Pathé) à découvrir !

paradise lost affiche

Synopsis : Nick pense avoir trouvé le paradis en rejoignant son frère en Colombie. Un lagon turquoise, une plage d’ivoire et des vagues parfaites, un rêve pour ce jeûne surfeur canadien. Il y rencontre Maria, une magnifique colombienne. Ils tombent follement amoureux. Tout semble parfait… jusqu’à ce Maria le présente à son oncle : Pablo Escobar.

#CRITIQUE : Après une carrière d’acteur pour la télévision italienne et pour le grand écran qui lui a fait croiser la route de réalisateurs notables comme Mike Figgis (Hotel), Rob Mashall (Nine), Ryan Murphy (Mange, prie, aime), ou encore Ang Lee (L’Odyssée de Py), le réalisateur décide de passer derrière la caméra pour évoquer un personnage objet de nombreux fantasmes : Pablo Escobar.  

paradise lost image 2

Pour ce sujet casse-gueule qui a tenté plusieurs autres réalisateurs sans que leurs projets n’aboutissent, Andrea Di Stefano a trouvé la parade pour éviter le biopic classique en créant le personnage du jeune Nick qui nous fait découvrir un côté plus intime du mythe, détesté par ses victimes et idolâtré par le peuple dont il est le bienfaiteur.
C’est une opposition entre le magnétique Benicio Del Toro en patriarche excentrique, qui pourrait être notre oncle fortuné Gégé mais fait tuer des gens par milliers, et le jeûne Josh Hutcherson, ici confronté à une violence bien plus réelle que celle de ses cache-cache géants pour ados de Hunger Games, perdu qu’il est par son amour pour la ravissante Claudia Tarsiac. Lorsque cette dernière sourit, on peut comprendre que ce soit plus qu’une aubaine pour ce jeûne canadien plein d’innocence aux débardeurs pourris ! 

paradise lost image 4

On aime le parti pris du réalisateur d’une violence suggérée, qui monte crescendo, il prouve ainsi que le son peut avoir autant d’impact que la vue d’organes déployés et arrosés de ketchup. On aime le choix de la musique autre que les habituels riffs de guitare électrique qui accompagnent généralement cette violence et qui souligne parfaitement l’aspect tragique et un côté mythologique cher au réalisateur.
On aime le regard bienveillant puis sérieusement inquiétant de Benicio Del Toro et on salue la performance de Josh Hutcherson qui réussit à exister face à ce monstre d’acteur.

paradise lost image 1

En bref, on a aimé ce film et on vous le recommande chaudement !!!


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