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Randall Wright et Carmen Agra Deedy : Le chat qui ne mangeait pas de souris

Par Stephanie Tranchant @plaisir_de_lire

Le chat qui ne mangeait pas de souris de Randall Wright (illustrateur) et Carmen Agra Deedy (auteure)    4/5 (17-10-2014)

Le chat qui ne mangeait pas de souris (317 pages) est disponible depuis le 1er octobre 2014 aux Editions Flammarion, dans la collection Grands Formats Jeunesse.

Le site du Le chat qui ne mangeait pas de souris  

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L’histoire (éditeur) :

Skilley est un bon gros matou: paresseux, solitaire, il aime se prélasser au coin du feu dans la nouvelle auberge où il a élu domicile. Sa mission, en échange de quelques restes et de beaucoup de tranquillité: débarrasser la cuisine des souris voleuses de fromage.
Mais voilà...
Pip, la plus malicieuse des souris de l'auberge, découvre le terrible secret de Skilley... En échange de leur silence, le chat se voit donc contraint et forcé d'offrir sa protection aux souris. Elles en auront bien besoin quand il s'agira de chasser Pinch le chat cruel et dangereux qui pourrait mettre en péril... la couronne d'Angleterre!

 

Mon avis :

Le chat qui ne mangeait pas de souris s’ouvre sur une rapide présentation des personnages (par ordre d’apparition) dans laquelle figure souris, chat, fillette, Charles Dickensun écrivain d’un certain renom qui fréquente l’auberge »), un aubergiste, une cuisinière, une serveuse…et même un pub du nom de Ye Olde Cheshire Cheese (« une grande dame parmi les auberges de Londres. »). Voilà une entrée qui donne le ton et prédit  une merveilleuse petite lecture. Ce fut effectivement le cas. Que vous soyez jeune lecteur désireux de lire une sympathique histoire de secret et d’animaux ou bien adulte voulant prendre une grande bouffée d’air frais avec une histoire tendre, trépidante et un poil loufoque et bien ce livre jeunesse est pour vous.

 

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Carmen Agra Deedy et Randal Wrigh nous entraînent dans la cantine préférée des écrivains de Londres : Ye Olde Cheshire Cheese, l’endroit où l’on fabrique le meilleur fromage et aussi celui qui attire toutes les souris de la ville. Quand Skilley entend parler du lieu il saute sur l’occasion de se faire offrir l’hospitalité. Quel patron ne désirerait pas un vrai chat de gouttière pour venir à bout de ces satanés rongeurs ? Echange de bons procédés en quelques sortes : le gîte et le couvert contre un sérieux coup de ménage. Ça aurait été tellement simple… oui, mais Skilley n’est pas un matou comme les autres, il cache un honteux secret : les souris c’est loin d’être sa tasse de thé. Et c’est d’ailleurs la rencontre de sa première proie qui le pousse à dévoiler sa véritable personnalité. En effet,  à peine après avoir fait mine de croquer Rip, il lui révèle son secret : c’est loin d’être un chasseur de souris, et ce n’est pourtant pas pour rien qu’il a choisi d’intégrer l’auberge, car ce qu’il aime par-dessus tout c’est le fromage. Pour Rib et ses amis les souris, la menace que représentait ce matou se transforme alors en atout. Un marché est vite mis en place. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, non ? Ah tout ça aurait été bien simple et l’histoire beaucoup moins intéressante que ce que nous offre Carlen Agra Deedy. Les ennuies ne tardent pas à arriver : Pinch, le cruel rival est de la partie aussi et pour lui il n’y a rien de meilleur qu’une souris (excepté deux souris !). Et il y a aussi une mystérieuse créature qui va entraîner tout ce petit monde dans une aventure royale.

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Ce roman est une petite pépite. L’histoire est riche, créative dans le fond et dans la forme et porteuse de jolis messages. La différence est ici un atout et la solidarité permet de grandes choses ! Mais ça on le savait tous, non ? ! 

Le texte donne autant de plaisir aux enfants appréciant son originalité et l’intrigue pleine de surprises et de rebondissements, qu’aux parents qui prendront un vrai plaisir à découvrir toutes ses subtilités : le comique de situation, les répliques savoureuses et les personnages hauts en couleur et surtout la présence de Charles Dickens. Témoin privilégié des activités de la ménagerie de l’auberge, il peine à trouver la première phrase de son nouveau roman alors que la date de publication approche à grands pas. La part de véridique côtoie joliment le fantastique dans une mise en page originale et superbe. Les mots deviennent des dessins et sont en plus accompagnés d’illustrations magnifiques, réalistes et subtiles.

 

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Le chat qui ne mangeait pas de souris  est un délicieux roman junior. Drôle, rythmé, plein de mystère et d’animaux, il devrait beaucoup plaire aux jeunes lecteurs. Ses courts chapitres permettent une lecture facile et il y a même un petit lexique pour expliquer les mots un peu compliqués (baratin, sinoque, rupin, flambeur…) 


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