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Une semaine, un disque | Noemi – Les Pays humides

Publié le 18 novembre 2014 par Generationnelles @generationnelle

Un premier album, c’est un peu la pression. Noemi avec les Pays Humides prend tout cela en mode cool .

Il paraît qu’il ne faut pas juger à la pochette..il paraît ! Avec son image sépia sur fond graphique, Noemi pourrait couler dans sa mer surréaliste. Mais la chanteuse française sait s’entourer pour faire voguer tout le monde dans son univers planant mais toujours émouvant.

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Dans les oreilles : Un premier album, c’est pas forcément évident. Noemi a composé le sien grâce au crowdfunding et cette exploration des Pays Humides ne se fait pas sans heurt. Dans l’âme d’abord grâce au « coeur en chiffon », première d’une longue liste de chansons écrites et composées avec une voix à la Camille et les paroles décalées d’une Anaïs qui fait de la pop. Pop assez large car déjà sonne « ça brûle » plus électro comme une Lio au piano et des paroles choc au fort écho d’une Françoise Hardy qui a passé l’an 2000.

Quand la touche d’exotisme « Sagrado Corazon » arrive aux oreilles, c’est le nom d’Emilie Simon qui vient à l’esprit .Mais pourquoi chercher des comparaisons quand sa seule musique suffit à la singulariser dans la chanson française? Dans « Les Ballerines », l’artiste fait virevolter sa voix avec des délires perchés. Mais c’est toujours le déchirement, la fin du désir, le début de la folie et du soupçon dans toutes ces compositions qu ‘elle interprète avec sa voix aiguë. Un organe qui joue sur les principes appris au conservatoire et se fait plaisir sur les arrangements symphoniques de « J’ai semé », chanson parfaite pour cette longue course débridée, les pensées évanescentes de l’expérimental « dans dans les rêves » et surtout pour les électro « Bosphore » et « Kaleidoscope » qui ont dû séduire Benjamin Lebeau des Shoes, réalisateur de son premier EP.

Pourtant des grands noms viennent ici et là : Adrienne Pauly, version fatiguée du timbre perché de Noemi dans « Donne -moi du feu mec » à l’image du duo Dani/Daho, Luce, bel alter ego dans un duo totalement expressif, néo -réaliste limite punk de « Je ne pense qu’à ça » et même Christophe pour « Hippocampe », une chanson qu’on pourrait croire échappée de la grande bleue, des Mots bleus. Et oui, les pays Humides laissent parfois couler des larmes! 


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