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Paddington Bear and the bad Guys

Publié le 18 novembre 2014 par Pomdepin @pom2pin

Tout le monde connait Paddington Bear, le gentil nounours qui débarque de son Pérou natal pour bouleverser la vie d’une famille anglaise tranquille. Il est tout mignon, avec son petit chapeau rouge et son manteau bleu. Paddington a bercé des génération d’enfants anglais. Le film sort cette semaine et est attendu avec beaucoup d’impatience, autant par les gamins que les parents. Mais une polémique a déjà éclaté. Le British Board of Film Classification lui a décerné la mention: parental guidance, alors que la plupart des films pour enfants ont droit à Universal. Le Board estime que les enfants doivent être supervisés par leur parents pour voir le film parce qu’il contient des scènes modérément violentes, modérément sexuelles et modérément grossières. Nous voilà bien.

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(News.sky.com)

L’auteur de Paddington, Michael Bond (qui apparait dans le film) est furieux. Soit le Board a complètement perdu la tête, soit un trésor de littérature enfantine a été massacré par le cinéma…soit un peu des deux! Parce que le Board cite comme exemple de violence modérée le fait qu’un méchant enferme Paddington dans le réfrigérateur. Franchement, à côté Blanche neige, c’est carrément un film d’horreur à la violence insoutenable, sans parler des Aristochats, le majordome est un dangereux psychopathe à faire passer Freddy Krugger pour une frêle pâquerette.

Heureusement qu’il y a des méchants dans les histoires pour enfants, ce sont les seuls personnages intéressants! Franchement, vous trouvez Cendrillon intelligente vous? C’est une pauvre fille niaise, mal fichue (vue la taille de ses pieds, on se demande comment elle peut tenir debout!) dont la seule ambition dans la vie est de passer le balai et se marier. C’est enthousiasmant! Je ne parle même pas du prince, qui est dans la digne lignée de tous ces copains, un espèce de bellâtre insipide qui a deux neurones en état de marche (c’est bien simple, dans tous ces trucs, le prince n’a pratiquement aucun dialogue, c’est dire si il est nul). La belle au bois dormant, en plus d’avoir un nom ridicule, est une imbécile qui arrive à se blesser en faisant du tricot ou de la broderie, un truc comme ça. Le prince est transparent. Blanche neige essaie bien de faire carrière dans le social, en s’occupant de personnes âgées de petites tailles, mais bon, elle a autant de personnalité qu’une endive bouillie…bref, c’est nul.

Vous allez me dire (ou pas, vous avez peut être la chance de ne pas avoir de filles obsédées pas les princesses Disney chez vous…je ne suis pas jalouse. Pas du tout), maintenant on a Merida, la princesse écossaise qui elle, refuse de se marier. C’est un progrès. Mais je vous arrête, non seulement on lui a donné inexplicablement d’un nom de voiture, mais elle pousse la chansonnette. Et c’est niais. Et toc. Je ne parle même pas des deux patineuses bêlantes de Frozen…si, si, après une enquête poussée (grâce à mes filles et aux heures de joies automobiles à traverser en long et en large l’Angleterre et la France tout l’été, avec le DVD calé à fond), je suis en mesure d’affirmer que toute l’histoire part du fait qu’une « gentille » se met en tête d’épouser le premier prince débile qu’elle aperçoit, parce que c’est évident, une fille est faite pour ça.

Bref, si il n’y avait pas les méchants pour relever le niveau, toutes ces films pour enfants seraient encore plus insupportables. Alors, je ne sais pas, peut être que les scénaristes du film Paddington ont complètement dérapé, mais sinon, je trouve que c’est plutôt sympa de leur part d’avoir mis un méchant!


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