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La Bande Dessinée d'hier et d'aujourd'hui, D'Hergé à Riad Sattouf

Par Filou49 @blog_bazart
19 novembre 2014

Et si on mettait un peu de Bande dessinée au programme de cette fin  de semaine, avec deux artistes incontournables de la BD, un étant plus contemporain que l'autre.

En effet, quoi de commun entre Hergé et Sattouf, à part le fait qu'ils révolutionnent, chacun à leur manière, le monde de la bande dessinée, et si l'un est forcément une figure incontournable du monde de 9ème art, l'un le sera très certainement dans les décennies à venir lorsqu'on analysera son travail à sa juste valeur, comme on a pu le faire pour Hergé. Petite revue en un livre et un album :

1.A l’ombre de la ligne claire ; Benoit Mouchart : Travailler  à l'ombre d'Hergé

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Lorsque le 26 septembre 1946 parait le premier numéro du journal hebdomadaire Tintin on y trouve déjà les signatures d’Hergé bien sur qui présente « le temple du Soleil » la nouvelle aventure de son héros, d’Edgar-Paul Jacobs pour Blake et Mortimer, de Paul Cuvelier pour les aventures de Corentin, le contenu rédactionnel n’est pas signé, étonnant pour une pareille publication. Hergé heureux de participer à l’aventure d’une nouvelle publication a imposé son rédacteur en chef : Jacques Van Melkebeke.

 Un nom qui sent le soufre dans la Belgique d’après-guerre, Van Melkebeke a collaboré  au journal «  Le Soir » (volé) dirigé par les Allemands, il a été aussi un critique d’art redoutable dans «  Le Nouveau Journal », quotidien bourgeois et intellectuel véritable organe de propagande nazi. A la libération l’ami Jacques, comme il se faisait appeler dans les colonnes des pages jeunesses du « Soir(volé) », a été déclaré incivique pour collaboration avec l’ennemi.

Mais qui est l’ami Jacques ? Un peintre de talent incompris, un scénariste fantôme, Hergé et Jacobs lui doivent beaucoup(il a inspiré le physique du professeur Mortimer à Jacobs…rien que ça !) un auteur de théâtre, un critique d’art cynique, un journaliste pamphlétaire inconscient. Certainement tout cela mais surtout un « Ketje » (gamin Bruxellois) des Marolles (quartier populaire de Bruxelles) aigri de n’avoir jamais été accepté par la bourgeoisie Bruxelloise.

Directeur artistique du festival d’Angoulême de 2003 à 2013, aujourd’hui directeur éditorial chez Casterman, auteur de nombreux essais sur la bande dessinée, Benoit Mouchart nous livre la formidable biographie d’un artiste maudit. Plongée impressionnante dans la Belgique du XXe siècle ce livre est indispensable aux Tintinophiles, aux Blake et Mortimerphiles, aux bédéphilie de tous poils, aux amoureux de Bruxelles et aux passionnés d’Histoire ; finalement cela fait beaucoup de monde.

Lorsque le 26 septembre 1946 parait le premier numéro du journal hebdomadaire Tintin on y trouve déjà les signatures d’Hergé bien sur qui présente « le temple du Soleil » la nouvelle aventure de son héros, d’Edgar-Paul Jacobs pour Blake et Mortimer, de Paul Cuvelier pour les aventures de Corentin, le contenu rédactionnel n’est pas signé, étonnant pour une pareille publication. Hergé heureux de participer à l’aventure d’une nouvelle publication a imposé son rédacteur en chef : Jacques Van Melkebeke.

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 Un nom qui sent le soufre dans la Belgique d’après-guerre, Van Melkebeke a collaboré  au journal «  Le Soir » (volé) dirigé par les Allemands, il a été aussi un critique d’art redoutable dans «  Le Nouveau Journal », quotidien bourgeois et intellectuel véritable organe de propagande nazi. A la libération l’ami Jacques, comme il se faisait appeler dans les colonnes des pages jeunesses du « Soir(volé) », a été déclaré incivique pour collaboration avec l’ennemi.

Mais qui est l’ami Jacques ? Un peintre de talent incompris, un scénariste fantôme, Hergé et Jacobs lui doivent beaucoup(il a inspiré le physique du professeur Mortimer à Jacobs…rien que ça !) un auteur de théâtre, un critique d’art cynique, un journaliste pamphlétaire inconscient. Certainement tout cela mais surtout un « Ketje » (gamin Bruxellois) des Marolles (quartier populaire de Bruxelles) aigri de n’avoir jamais été accepté par la bourgeoisie Bruxelloise.

Directeur artistique du festival d’Angoulême de 2003 à 2013, aujourd’hui directeur éditorial chez Casterman, auteur de nombreux essais sur la bande dessinée, Benoit Mouchart nous livre la formidable biographie d’un artiste maudit. Plongée impressionnante dans la Belgique du XXe siècle ce livre est indispensable aux Tintinophiles, aux Blake et Mortimerphiles, aux bédéphilie de tous poils, aux amoureux de Bruxelles et aux passionnés d’Histoire ; finalement cela fait beaucoup de monde.

Chronique de Michel D.

  2. L'arabe du futur : quand le génial Riad Sattouf raconte son enfance à sa façon

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Riad Sattouf est une des figures incontournables de la BD d'aujourd'hui, non seulement par son talent indéniable et unaniment reconnu, mais aussi et surtout car il fait partie de ces rares artistes qui ne sont  jamais là où on l'attend. Alors qu'il aurait pu surfer sur le succès des Beaux Gosses (un film qui a ravi presque tout le monde, mais qui personnellement m'a un peu déçu) ou de la vie secrète des jeunes, deux grands succès  respectivement, au cinéma et en bande dessinée, il n'a jamais cessé d'aller là où on ne l'attend pas, afin de ne surtout pas être rangé dans une case précise.

Alors que j'appréciais déjà énormément les travaux littéraires de Riad Sattouf  il franchit encore un cran au-dessus  avec cet "arabe du futur", tant ce projet est le fruit d'une longue maturation. Rarement le regard qu'il pose à travers d'une de ses oeutres n'avait atteint ce degrès d'intime et d'introspection.
La Bande Dessinée d'hier et d'aujourd'hui, D'Hergé à Riad Sattouf
Riad Sattouf est le produit de deux cultures, (sa mère est bretonne et son père syrien), ce qui lui permet de porter un regard détaché sur les moeurs des gens qui l'entourent, d'autant plus que comme dans ses oeuvres précédentes, Satouff  fait montre d'un talent indéniable sens hors-norme de l'observation, à la fois plein d'humour et de pertinence. On est vraiment épaté tout au long des pages de cet arabe du futur par l'incroyable capacité de l'auteur de resituer sa propre histoire dans un contexte géopolitico-familial complexe, mais toujours étonnamment stimulant.Les  situations  qu'il nous décrit voit le saugrenu se disputer au tragique, et dans lequel le quotidien de l'enfant qu'était Riad Sattouf s'imbrique avec les changements politiques et sociétaux de ces pays.Passionnant,  intelligent, et parfaitement illustré, cet "Arabe du futur "est un vrai must et comme on sait que ce n'est que le premier tome d'une trilogie, on ne se dit qu'une seule choseà la fin de notre lecture :vivement la suite!!

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