Magazine Cinéma

[Critique] VOL 7500 : ALLER SANS RETOUR

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] VOL 7500 : ALLER SANS RETOUR

Titre original : 7500

Note:

star [Critique] VOL 7500 : ALLER SANS RETOUR
halfstar [Critique] VOL 7500 : ALLER SANS RETOUR
blankstar [Critique] VOL 7500 : ALLER SANS RETOUR
blankstar [Critique] VOL 7500 : ALLER SANS RETOUR
blankstar [Critique] VOL 7500 : ALLER SANS RETOUR

Origine : Japon/États-Unis
Réalisateur : Takashi Shimizu
Distribution : Ryan Kwanten, Amy Smart, Leslie Bibb, Jamie Chung, Nicky Whelan, Jerry Ferrara, Christian Serratos…
Genre : Épouvante/Horreur/Fantastique
Date de sortie : 13 octobre 2014 (DTV)

Le Pitch :
Le Vol 7500 quitte Los Angeles, direction Tokyo. Alors qu’il survole l’océan Pacifique, l’avion est le théâtre de plusieurs phénomènes des plus étranges. Des phénomènes qui débutent quand un passager succombe à une crise cardiaque, semble-t-il déclenchée par une puissance surnaturelle malveillante…

La Critique :
Takashi Shimizu fait partie de la vague horrifique japonaise initiée à la fin des années 90 par des cinéastes comme Hideo Nakata, l’homme du fameux et terrifiant Ring. Shimizu lui, apporta sa pierre à l’édifice au début du nouveau millénaire, avec Ju-on, puis très rapidement avec Ju-on 2, avant d’enchaîner sur Ju-on : The Grudge et Ju-on : The Grudge 2. Tout aussi rapidement, le réalisateur nippon cède à l’appel des sirènes hollywoodiennes et emballe le remake de son film culte, à savoir The Grudge. Il s’occupera aussi de la suite, en 2006. Pour ainsi dire spécialisé dans les trucs flippants à base de fantômes aux longs cheveux gras et noirs, Shimizu revient en cette fin d’année avec Vol 7500, soit un nouveau trip d’épouvante, produit entre les États-Unis et le Japon, avec des acteurs américains et des clichés eux aussi issus d’un mélange grossier de deux cultures cinématographiques se nourrissant l’une de l’autre, parfois pour le meilleur, mais ici pour le « vraiment pas terrible ».

7500 movie image 01 300x206 [Critique] VOL 7500 : ALLER SANS RETOUR

Le décors, un avion, est vite planté et tout aussi rapidement, les passagers se présentent à nous, avec leurs problèmes, leurs envies, etc… On apprécie de retrouver Jerry Ferrara, le Turtle de la série Entourage, la belle Nicky Whelan, la superbe Amy Smart, vue notamment dans les deux Hyper Tension, et bien sûr le beau gosse talentueux révélé dans True Blood, Ryan Kwanten.
Des acteurs qui, autant le dire tout de suite, font le minimum syndical. Non pas car ils ne sont pas capables de faire mieux, mais tout bonnement car le scénario cousu de fil blanc du film ne leur permet pas de briller et les positionne d’emblée dans une logique ultra rabâchée propre à ces inédits vidéo vite torchés.

À la suite d’une exposition assez longue qui, malheureusement, ne promet pas grand chose de bien folichon, ce film catastrophe (dans tous les sens du terme) plonge dans le fantastique et met en scène une force invisible malfaisante, immergeant nos héros dans une partie voulue inquiétante du chat et de la souris. Empruntant tous les lieux communs appartenant aux longs-métrages dits « aériens » et aux trips d’épouvante, Vol 7500 cumule certes les turbulences, mais se condamne lui-même à finir en eau de boudin.
Il est évident que Takashi Shimizu n’a pas forcé. Écrit par Craig Rosenberg, populaire (façon de parler) pour ses scripts vaguement flippants (au mieux) comme Les Intrus et pour son sympathique thriller avec Pierce Brosnan, Woody Harrelson et Salma Hayek, Coup d’Éclat ; Vol 7500 ne réserve aucune surprise, et si la mise en scène est plutôt correcte, elle n’est en aucun cas inspirée, et trahit en permanence l’inconsistance manifeste du projet.

Rien n’y fait, y compris le twist final à la Shyamalan. Un truc qui intervient pour tenter de clôturer le film en fanfare mais qui, au final, finit de lui conférer des airs de téléfilm poussif. Un peu comme si on avait tenté d’étirer un épisode passable de La Quatrième Dimension, sans chercher à en développer les ressorts ni explorer de nouvelles pistes. De toute façon, Vol 7500 était condamné d’avance à ne proposer qu’un gentil divertissement franchement dispensable, sans saveur et plutôt ennuyeux.

@ Gilles Rolland

7500 Ferrara [Critique] VOL 7500 : ALLER SANS RETOUR
Crédits photos : Metropolitan FilmExport

avion Christian Serratos critique épouvante fantastique horreur Jamie Chung Jerry Ferrara Leslie Bibb Nicky Whelan Ryan Kwanten Takashi Shimizu Vol 7500

Retour à La Une de Logo Paperblog