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La fête de l’insignifiance, Kundera. On ne devrait rien prendre au sérieux.

Publié le 24 novembre 2014 par Fashionmama @lafashionmama

Je me rappelle avoir vu passer un jour cette infographie qui n’eut d’égale à sa drôlerie que sa justesse.

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J’avais ri, je l’ai partagé, d’autres ont ri à leur tour. J’ai été gratifiée qu’à l’idée de notre impuissance et finalement notre insignifiance, nous ne puissions pas faire grand chose de notre éternelle propension à nous lamenter.

Un jour, j’ai croisé un auteur au restaurant. Il a demandé à la personne qui m’accompagnait si ça allait, ce à quoi la personne a du lui répondre quelque chose du genre : »ça peut aller ».

Cet auteur, visiblement doté d’une grande sagesse, a formulé comme réponse : « il faut que tu lises la fête de l’insignifiance, de Kundera. tu verras, ça se lit d’une traite et ça fait relativiser ».

Le lendemain, me voilà donc à la Fnac à la recherche d’un mini-acte thérapeutique littéraire.

J’ai du rater 3 fois mon arrêt dans le tram, me planquer dans des petits coins pour lire, les doigts transis par le froid, tellement je n’ai pu décrocher de la lecture. Les phrases et les chapitres s’enchaînent par leur apparente incohérence, leur décalage incessant des personnages dans les scènes, des scènes dans le contexte, du contexte dans le récit, et vice-et-versa.

Rien n’est sérieux, rien n’a tant d’importance tant qu’on n’en donne pas, rien n’est signifiant tant qu’on ne l’a pas décidé.

« Nous avons compris depuis longtemps qu’il n’était plus possible de renverser ce monde, ni de le remodeler, ni d’arrêter sa malheureuse course en avant. Il n’y avait qu’une seule résistance possible: ne pas le prendre au sérieux. »Kundera

Même un nombril, même un mensonge, même une voix imaginaire, même une langue inventée. On s’en fout.

ça me rappelle ce qu’un jour une amie m’a dit en voyant mon look du jour plutôt improbable : « tu es toute dépareillée ». ce à quoi j’ai répondu : « aujourd’hui, je suis dépareillée avec moi-même ». ce n’est ni très important, ni très sérieux.

Parler avec désinvolture de problèmes sérieux, parler très sérieusement de choses très légères et insignifiantes – ce serait de l’art, l’incandescence de l’Attitude ?

On y retrouve pêle-mêle : espièglerie, insouciance et sérieux, bêtise et intelligence, digression et justesse, rêve et réalité, logique et surrréalisme. Il y chevauche temporalités, styles et registres différents sans trop se soucier de la logique apparente.

Décousu, incompréhensible, pas logique, ce que je vous raconte?

Qu’est ce que ça peut faire? Lisez, vous comprendrez.

ASAP.

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