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Paraître

Publié le 24 novembre 2014 par Le Journal De Personne

Lorsque l’enfant paraît…Il entend sa mère pleurer
Sans savoir si c’est une manifestation de joie,
Ou l’expression d’un profond regret.
Il en retiendra le son et la leçon : Qu’il n’y a pas de sentiment sans ambigüité.
Que ça ne lui servirait plus à rien de chercher à s’abriter
Ce n’est pas au sein d’une certitude, mais au cœur d’un doute qu’il va habiter.
Quelqu’un coupe aussitôt le cordon
Pour le détacher de la nature nourricière, pour lui signifier déjà,
Qu’il va falloir aller chercher sa nourriture
Trouver des ressources pour retrouver la source
Il faut se remuer, crier, hurler.
Pour avoir le sein sans être assuré d’avoir une seule goutte de lait.
Et il aura ainsi droit à un élément de substitution en guise d’aliment
De la poudre diluée d ans de l’eau
La progression synonyme de régression. Une chute libre…
De la fusion à l’infusion jusqu’à la confusion.
Bienvenue dans le royaume des ombres…. on passe, surtout en Novembre, du plus clair au plus sombre. Autant dire que ça ne passe pas…
On le couvre bien parce qu’il fait froid, jusqu’à ce qu’il découvre que la chaleur est ailleurs… Peut-être même nulle part. L’enfant frisonne.
L’environnement l’effraye, parce qu’il n’a pas besoin d’aller à l’école, pour comprendre, qu’il est peuplé d’objets, incapables de relayer de véritables émotions… comme la joie ou l’émerveillement. Un monde d’abrutis, c’est à se demander s’il existe vraiment ou s’il s’agit tout simplement d’une contrefaçon… qui peut durer trente ans.
Et l’enfant finit par ouvrir les yeux pour s’apercevoir qu’il est déjà abandonné, à lui-même, tout seul dans son panier pour bien sentir le temps passer. Poésie des commencements ? Foutaise! Il n’y a ni roses, ni poèmes en prose pour le bercer ou le berner, mais la toute première névrose : conflit ou impossible réconciliation entre l’avant et l’après. Personne ne saisit le sens et la portée de son cri. On lui fournit une réponse biologique alors qu’il réclame une réponse métaphysique : pourquoi je suis? Pourquoi j’existe? Pas de réponse. Le silence.
Un homme s’approche de lui pour lui signifier que c’est lui l’auteur de sa mésaventure… son papa… ça ne le rassure pas…
Pour lui, ils sont tous étrangers, aucun être familier, excepté, son brûlant désir de sentir l’absolu… un être fantastique peut-être mais qui ne fait qu’un avec sa faim, sa soif et son chagrin.


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