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Il paraîtrait...

Publié le 01 décembre 2014 par Ericguillotte
lundi 1 décembre 2014

- qu’il existe des vidéos de prévention dans bien des domaines. A l’évidence, si un jour on pouvait s’en passer, ça sentirait assez bon la fin de l’existence des risques ou dangers. Parmi les violences faites aux femmes, éminemment trop nombreuses, il y a le viol, 329 708 par an dans le monde…déclarés ! Alors un petit clip de prévention, ce n’est pas négligeable. En Hongrie, la semaine dernière, la police du district de Baranya, dans le sud-ouest du pays, a mis en ligne un clip. Avant de le voir, on aurait pu considérer l’intention louable, alerter les femmes des risques encourus. A la lecture de la vidéo, on tombe de sa chaise. Préparation des trois copines pour sortir, arrivée en boîte, alcool, danse et flirt. Et, à la sortie, l’une d’elles se fait agresser par un homme cagoulé. Message de fin, édifiant : vous pouvez faire quelque chose pour éviter ça. Donc, la femme est responsable, donc l’habit fait le moine et crée la victime, donc ne sortez plus, ou alors sous scaphandre. Ahurissant ! Dis papa, dis maman, dis Dieu, lorsqu’on grimpe l’échelle du pire, on n’aperçoit jamais le dernier barreau ?
- qu’une installation-parcours antiraciste de l’artiste sud-africain Brett Bailey, au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, a créé un bon gros pataquès devant le lieu culturel. Initialement, la pièce avait pour motivation de dénoncer le racisme et le colonialisme à travers des tableaux vivants des horreurs que les Noirs ont subies et subissent encore. La manifestation était soutenue par plusieurs associations antiracistes dont le Mrap et la Licra. Pourtant, il y a eu vives altercations devant et dans le théâtre. De racistes donc ? Non. Des manifestants se revendiquant de la Brigade Anti Négrophobie soutenus par le Collectif contre Exhibit B, qui dénonçaient, je cite, le spectacle d’un zoo humain camouflé dans des tableaux vivants. Même combat, moyens différents, mais une impossibilité de s’entendre sur le message, qui ne passera donc pas. Dis papa, dis maman, dis Dieu, lorsqu’on grimpe l’échelle du pire, on n’aperçoit jamais le dernier barreau ?
- qu’une exposition, qui avait été prévue le mardi 25 novembre à Toulouse, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, n’a jamais eu lieu. Des planches tirées de la bande dessinée Les Crocodiles devaient être affichées dans un square. Elles étaient destinées à sensibiliser les visiteurs au harcèlement de rue. Trop vulgaires, a jugé la mairie. Pas d’expo ! Il ne faudrait pas heurter, pas choquer, pour alerter ? Un dessin, deux femmes qui s’embrassent dans la rue, et un passant qui s’exclame : Hey les lesbiennes, vous voulez ma bite dans votre cul ? Certes, il y a quelques grossièretés. Mais les élus auraient peut-être pu comprendre l’idée, la dénonciation, mettre un avertissement pour les plus petits mais laisser les grands réfléchir. Faut-il risquer de choquer un peu pour bousculer les consciences, informer et éclairer ? Lorsque les violences seront éradiquées, enfin, on ne s’interrogera plus là-dessus. Dis papa, dis maman, dis Dieu, lorsqu’on grimpe l’échelle du pire, on n’aperçoit jamais le dernier barreau ?


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