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Robert combas

Publié le 02 décembre 2014 par Aelezig

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Robert Combas, né le 25 mai 1957 à Lyon, est un plasticien et peintre français. Il vit et travaille en région parisienne depuis 1980. Il est l'initiateur, avec Hervé Di Rosa, du mouvement de la Figuration libre, qui démarre en 1979 avec la revue Bato.

Il passe son enfance et son adolescence à Sète (Hérault), dans une famille aux convictions communistes. De 1975 à 1979, il étudie à l'Ecole des Beaux-Arts de Montpellier après avoir étudié aux Beaux-Arts de Sète depuis l'enfance.

Dès son entrée aux Beaux-Arts, Combas apporte une esthétique novatrice. Alors que l’art conceptuel domine la production artistique française, il prend le contre-pied du courant dominant et s’attache à redéfinir l’utilisation de l’espace, de la couleur et de la figuration. Partant du principe que « tout a, de toute façon, déjà été fait », Combas s’approprie les grands poncifs de l’art, et ouvre ainsi de nouvelles possibilités dans la voie d'un retour à la figuration.

Dès 1977, Combas peint la série des Batailles, sujet complet et toujours d’actualité, puis poursuit, entre autres, avec ses appropriations de la figure de Mickey Mouse. Il crée ensuite le Pop Art Arabe. Cette expression de son invention désigne des œuvres aux airs de publicités « des pays sous-développés », marquées de fausses écritures arabes. Son esthétique est à l’époque assez brute et influencée par tout ce qui occupe sa vie de jeune adulte : télévision, rock, BD, sexe...

Combas passe son diplôme des Beaux-Arts en 1979 à Saint-Étienne. Bernard Ceysson est membre du jury, il lui propose de participer, l'année suivante, à l'exposition « Après le classicisme » au musée d'art moderne.

1985 la fanfare du ragelade

1985 - La fanfare du ragelade

Naissance de la figuration libre

Robert Combas et Hervé Di Rosa sont tous deux originaires de Sète. Ils y créent, en 1979, en compagnie de Catherine Brindel (Ketty), la revue Bato, « œuvre d'art assemblagiste et collective ». Parallèlement, Combas et Ketty forment, avec Buddy (le frère d'Hervé Di Rosa), un groupe de rock, Les Démodés, qui connaît un succès d'estime dans le sud de la France.

Alors que Combas est aux Beaux-Arts de Montpellier, Di Rosa s'inscrit à l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. C'est là qu'il rencontre François Boisrond puis le critique d'art Bernard Lamarche-Vadel qui leur propose de participer à une exposition dans l'appartement qu'il doit quitter, en 1981. Cette exposition, à laquelle participent également Jean-Charles Blais, Jean-Michel Alberola, Denis Laget et Catherine Viollet, constitue le véritable point de départ de la Figuration Libre.

L'expression « figuration libre » est trouvée, au cours de l'été de 1981, par l'artiste Ben qui a invité Combas et Di Rosa à exposer dans sa galerie de Nice. Ce mouvement regroupe cinq artistes, Rémi Blanchard, François Boisrond, Robert Combas, Hervé Di Rosa, et Ludovic Marchand.

L'exposition 5/5, Figuration libre France/USA organisée en 1984 par le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris consacre officiellement cette mouvance en la confrontant à la génération des « graffitistes » new-yorkais (Jean-Michel Basquiat, Crash, Keith Haring, Kenny Scharf). On peut mesurer à cette occasion ce qui réunit mais aussi ce qui distingue les peintres américains des français.

2007 l'admirateur de fleurs

2007 - L'Admirateur de fleurs

Cette nouvelle génération de peintres est animée par un enthousiasme et une désinvolture qui contrastent avec la sévérité des années 1970 (art minimal et conceptuel, Arte povera, Supports/Surfaces, etc.). Cependant, à la différence de la Transavangardia italienne et des néo-expressionnistes allemands, ces peintres ne se réfugient dans aucune nostalgie. Ils s'inscrivent sans honte ni culpabilité dans l'actualité de leur temps, avec un style coloré, graphique et simplifié inspiré de la bande dessinée, de la science-fiction, des dessins d'enfants et de la culture des banlieues.

Les artistes de Figuration libre restent cependant moins influencés par les graffitis que les Américains. Leur peinture fait davantage référence aux « arts populaires » : monstres et robots pour Di Rosa ; art brut et imagerie arabe et africaine pour Combas ; contes et légendes, cirque pour Blanchard ; publicité et objets industriels pour Boisrond.

D'après Wikipédia


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