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Injustice, Les Dieux Sont Parmis Nous : Année 1 - 1ère Partie

Publié le 07 décembre 2014 par Criticomics @Criticomics
Injustice, Les Dieux Sont Parmis Nous : Année 1 - 1ère Partie Il y a maintenant deux bonnes années que Injustice Gods Among Us, le jeu vidéo de combat à la sauce DC Comics est sorti sur les différentes consoles du monde des jeux vidéos. Parallèlement, outre-atlantique, c'est une série de comics éponyme et scénarisée par le jeune Australien Tom Taylor qui s'est vue ajouté à l'éventail digital first de l'éditeur de Batman, Superman ou bien Wonder Woman. Le succès au rendez-vous et plusieurs rééditions papiers plus tard, Urban Comics propose le premier tome de Injustice, Les Dieux Sont Parmis Nous regroupant la première moitié de la première mouture de la série (on en est à la troisième année aux USA) vendu avec le jeu PC en édition Game of the Year (Jeu + DLC) pour la modique somme de 20 € ... Imbattable ! 
Manipulé par le Joker, Superman tue la mère de son enfant à naître : Lois Lane. Fou de rage, l’Homme d’Acier s’en prend directement au Clown Prince du Crime et l’arrache des mains de Batman pour lui ôter la vie. Cet assassinat de sang-froid marque le début d’une ère sombre pour les héros de la Ligue de Justice. Une ère où chacun devra choisir soigneusement son camp : rejoindre la croisade aveugle de Superman contre le crime ou entrer en rébellion aux côtés de Batman.
Injustice, Les Dieux Sont Parmis Nous : Année 1 - 1ère PartieLes jeux de combat n'ont jamais été connu pour leur scénario. C'est même tout le contraire, les combats de bourrins auquel s’attellent les gamers sur les jeux du genre servent de défouloir et n'ont aucune réel saveur autre que les muscles, la sueur et les craquages d'os. Je n'ai jamais joué au jeu vidéo Injustice, il parait que l'histoire est un minimum palpable, et ce combo pack comics + jeu vidéo est pour moi l'occasion de m'y mettre ou du moins d'essayer. Bon, les 3 disques d'installation m'ont un peu découragé donc je préfère d'abord lire le comic-book adapté, ou plutôt le relire puisque j'avais déjà pu me procurer, en digital et en anglais (de manière pas très légale je l'avoue), les épisodes publiés dans ce tome.
Et quelle bonne (re)lecture ! Cette série sans prétention voit ici Tom Taylor se défouler et faire ce qu'il veut avec l'univers de DC Comics. Et pour cause, il n'est pas question ici de continuité puisque l'auteur est libre de faire ce qu'il veut, tout ce qu'il veut et rien que ce qu'il veut. 
Mais plutôt que de livrer ici un peu moins de 200 pages de bastons pure et dure, Tom Taylor décide d'étoffer un univers qui nous est totalement méconnu. En effet, il a le bon goût d'utiliser une analepse en nous faisant remonter le temps de 5 ans avant ce qui semble être un règne de terreur. Et c'est là que l'histoire débute réellement. Les pages défilent et la lecture va à 100 à l'heure les retournements de situation déferlent et l'action est au rendez-vous, mais ce n'est, encore une fois, pas qu'une simple adaptation d'un jeu de combat.
Injustice, Les Dieux Sont Parmis Nous : Année 1 - 1ère Partie
Tom Taylor profite de l'occasion pour entrer dans les questionnements existentiels de super-héros. Leur rapport avec les gouvernements, le monde dans lequel ils vivent et leur interaction avec les civils qui les adulent ou les détestent est un des moteurs de ce tome. Les phases d'action n'empêche pas Tom Taylor de refaçonner de manière parfois très posée son propre univers DC. Les différents personnages principaux se voient affublé d'une caractérisation très profonde et marqué et la poésie et la mélancolie de certaine scène m'ont quasiment fait lâcher une larme, chose que j'avais faite lors de mes lectures en VO.
Aussi, il est très plaisant de retrouver de nombreux personnages de l'univers DC en ce moment éclipsé de l'univers original. Shazam ou Cyborg réponde à l'appel et il restera néanmoins dommage que certains soit laissé pour compte comme Green Lantern ou Raven. Mais Superman, Wonder Woman, Batman, Flash, Nightwing ou Robin sont présents et exploités d'une très belle manière.
Au niveau des dessins, et c'est là que l'on a le droit de se fâcher, c'est que certaines pages ou cases ne sont pas très appliquée et parfois très approximative. De même, il est dommage que l'on retrouve pas moins de sept dessinateurs différents dont le trait souvent moyen affaiblira parfois notre présence d'esprit dans l'histoire qui se déroule sous nos yeux.
Enfin, il me semble bon d'aborder la toute nouvelle collection Urban Games d'Urban Comics qu'Injustice inaugure. La maquette du comics n'est pas grandement changée et les différences avec les autres ouvrages et collections de l'éditeur sont minimums et il faut vraiment avoir un soucis du détail pour les remarquer. Je désapprouve cependant toujours cette couverture alors qu'au fil de la lecture on découvre des couvertures originales époustouflantes, et c'est le mot. Si vous voulez une liste courte des détails que j'ai remarqué, je vous la donne : c'est le logo d'Injustice qui est présent sur la tranche (contrairement aux noms recolorés des séries qu'on a l'habitude de voir), il n'y a pas d'emblème (style chauve-souris pour Batman) mais le logo "Games" et enfin, la quatrième de couverture montre le prix réel (20 €) et pas UBXX comme on a l'habitude de rencontrer. Ah, et, si vous voulez le savoir, la phrase d'accroche de la collection est "L'univers des jeux vidéos adaptés en comics".
Injustice, Les Dieux Sont Parmis Nous : Année 1 - 1ère PartiePour conclure, Injustice démontre qu'un comic-book adapté d'un jeu vidéo pop corn n'est pas obligatoirement un blockbuster. Il met en place une intrigue sur le long terme où il redéfinit l'univers des super-héros DC à sa sauce en puisant dans divers problématique et moments charmants mêlés à des scènes épiques et à couper le souffle. On regrettera des dessins peu travaillé qui desservent une des meilleurs comics actuels chez DC Comics et sans doute l'un des travail les plus approfondis de Tom Taylor, mon chouchou Australien.

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