Magazine Culture

Une semaine, un disque | Clara Neville – Clara Neville

Publié le 09 décembre 2014 par Generationnelles @generationnelle

Authentique, intime et cocasse, voilà ce qui sied à merveille à Clara Neville pour son EP éponyme. 

Il paraît qu’il ne faut pas juger à la pochette..il paraît ! Jouer avec l’effet miroir de la pochette de l’EP de Clara Neville, c’est essayer de « décuivrer  » une énigme. Graphique avant d’être auditive. Est-ce donc une Calimity Jane faisant des signes de fumée dans Arizona nocturne ? Ou une diseuse de bonne ou mauvaise aventure aux jeux de cartes qu’elle prend bien à coeur? Ou encore une femme , perverse et fascinante à la fois, sortie des eaux et sur laquelle les plantes carnivores viennent se frotter? Oh, il faut écouter cela au plus vite!

10366211_739206826130066_7977814706890884946_n


Dans les oreilles : L’EP de Clara Neveille c’est avant tout une histoire de label celle de 75Music qui présente David Keler, auteur et compositeur à l’ancienne chanteuse d’Herbe Rouge. Le terreau fut fertile car dans cet EP à 5 titres bien pop parfois lisière chanson française, le voyage est frais et bon. Tout commence avec Je dis Oui. Un mariage unilatéral pour le collaborateur David Keler qui a l’air de mettre toute nue sur le papier son acolyte interprète. Une belle voix grave aux échos de chanson française qui est très ouverte à tous les péchés et surtout à la paresse. A croire que c’est un beau défaut qui ne s’écoute sûrement par au lit mais déjà en tapant du pied. La belle abat ensuite sa carte du « je ». Clara Neville fait sautiller dans « Rien ne va plus », petite histoire atypique et attachante avec son petit grain de voix amusant. Mais est-ce si drôle? Oh pas si sûr! Jouer avec le fond et la forme, voilà le dada de Clara. Avec le titre « Dream Girl », on pourrait prévoir une histoire sirupeuse, mais cette « Cendrillon » 2014 préfère la version de Téléphone au conte de Disney.

Une fille bien plus cérébrale, moins dramatique mais aux références bien esthétiques, 17 livres ou films romantiques à retrouver dans ces paroles désenchantées.  Dans « A Bout Portant », tout laisse à penser que la Calimity Jane va se réveiller mais c’est avec une voix voilée assez émue et plus émouvante qu’on retrouve la chanteuse. Il paraît que c’est du vécu. Dans ce combo rock, les musiciens autour d’elle, passés aux côtés des Plastiscines ou Daniel Darc, révèlent un morceau pop rock en forme de confidences suaves pour moment dansant en live.La touche finale à la confidence musicale « Dans mes larmes » sublime le chagrin, comme on aime. Jamais trop mieilleuse, toujours juste! De la chanson vraie qui a un beau chemin devant elle.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Generationnelles 7516 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog

Magazine