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Aux origines de François Truffaut

Par Mickabenda @judaicine
Truffaut

François Truffaut est mort en 1984 à l’âge de 52 ans. À l’occasion du trentième anniversaire de sa disparition, la Cinémathèque française consacre à l’auteur des Quatre cents coups et de Jules et Jim une grande exposition jusqu’au 25 janvier 2015.

Conçue à partir des archives de François Truffaut déposées à la Cinémathèque par sa famille, elle retrace le parcours du cinéaste et dessine en pointillés son univers romanesque.

François Truffaut, fut élevé par sa mère. Cette mère dont il avouera en 1971 : « Elle ne me supportait pas du tout. Il fallait que je fasse oublier que j’existais. »

C’est que, pour elle, le petit François est un fardeau. Elle l’a conçu hors mariage avec un inconnu, et si sa mère n’avait pas été de la grande bourgeoisie catholique, elle en aurait avorté.

Son père, le vrai, c’est Roland Lévy, chirurgien-dentiste à Belfort, dont Truffaut retrouvera la trace en 1968. Il a donc des origines juives. Il dira d’ailleurs qu’il s’est toujours senti juif. Le juif d’une famille qui, par cet antisémitisme si fréquent dans les années 1930, a probablement écarté son géniteur.

En septembre 1968, Truffaut, mis au courant des habitudes de ce dernier, se cache dans l’encoignure d’un immeuble belfortain. L’homme sort. Le cinéaste le laisse passer. Puis se précipite dans une salle de la ville qui passe La Ruée vers l’or de Charlie Chaplin, l’un de ses films préférés…

François Truffaut est mort en 1984 à l’âge de 52 ans. À l’occasion du trentième anniversaire de sa disparition, la Cinémathèque française consacre à l’auteur des Quatre cents coups et de Jules et Jim une grande exposition jusqu’au 25 janvier 2015.

Conçue à partir des archives de François Truffaut déposées à la Cinémathèque par sa famille, elle retrace le parcours du cinéaste et dessine en pointillés son univers romanesque.

François Truffaut, fut élevé par sa mère. Cette mère dont il avouera en 1971 : « Elle ne me supportait pas du tout. Il fallait que je fasse oublier que j’existais. »

C’est que, pour elle, le petit François est un fardeau. Elle l’a conçu hors mariage avec un inconnu, et si sa mère n’avait pas été de la grande bourgeoisie catholique, elle en aurait avorté.

Son père, le vrai, c’est Roland Lévy, chirurgien-dentiste à Belfort, dont Truffaut retrouvera la trace en 1968. Il a donc des origines juives. Il dira d’ailleurs qu’il s’est toujours senti juif. Le juif d’une famille qui, par cet antisémitisme si fréquent dans les années 1930, a probablement écarté son géniteur.

En septembre 1968, Truffaut, mis au courant des habitudes de ce dernier, se cache dans l’encoignure d’un immeuble belfortain. L’homme sort. Le cinéaste le laisse passer. Puis se précipite dans une salle de la ville qui passe La Ruée vers l’or de Charlie Chaplin, l’un de ses films préférés…


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