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AV : Mode d’emploi

Publié le 12 décembre 2014 par Diana
AV : Mode d’emploi
Sympa serait le qualificatif qui nous viendrait naturellement pour juger de AV / Qing chun meng gong chang (2005) de Edmond Pang Ho-Cheung. Un comédie où l’on suit une bande d’amis qui se font passer pour des producteurs de films X. Tout ceci afin d’engager une actrice pornographique japonaise pour coucher avec elle et ainsi réaliser leur fantasme. Ils réunissent alors une somme d’argent qui leur permet de tourner un film…
AV, c’est frais. Edmond Pang s’applique dans la narration et nous montre des qualités indéniables dans la maîtrise technique dont il fait preuve. Il nous raconte avec intelligence et non sans humour les relations humaines, ici en particulier celles des jeunes, les relations amoureuses qu’ils entretiennent. Sur un ton léger alimenté par un bon rythme, le cinéaste hongkongais évite de tomber dans la vulgarité facile du teen movie. Il offre une comédie servie par un casting bien choisi, les acteurs s’en sortant plutôt bien. Il s’amuse à nous montrer une génération de jeune (étudiants) sans vrai but et qui passe son temps à glander. Une génération qu’il aime mettre en parallèle avec les générations estudiantines passées qui se mobilisaient et se battaient pour de « vraies causes ». Là, où ces jeunes ne pensent qu’à coucher avec les filles. On y décèle alors un certain cynisme dans cette façon de montrer ces relations amoureuses actuelles. Un cynisme amusé lorsqu’il détourne les codes du film de jeune, assumant ainsi de mettre en scène quelque chose « d’autre », évitant les clichés tout en les martelant par ce même détournement. Il s’en amuse et par la même occasion nous nous en amusons, notamment à travers des mises en situations qui font mouches.
AV c’est le talent à l’état brut d’Edmond Pang. Ce dernier gère tranquillement l’aspect comique et les pointes d’émotions de son film. Il sait rester drôle tout en étant réaliste (crédible) dans sa conception et son déroulement. Un moment agréable qui n’échappe pas à d’infimes petites lourdeurs, vite oubliée devant ce spectacle sympathique qui prend largement le dessus.
I.D.

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