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La vie de Jeanne d’Arc (Anatole France)

Publié le 13 décembre 2014 par Dubruel

La vie de Jeanne d’Arc (Anatole France)

Domremy et le saint-chrême 1/1

Le village de Jeanne portait le nom du bienheureux Remi. Son église paroissiale était sous le vocable du grand apôtre des Gaules qui, en baptisant le roi Clovis, avait oint de l’huile sainte le premier prince chrétien de la Noble Maison de France.

Le prêtre qui portait le saint-chrême, retenu par la foule, ne put arriver aux saints fonts ; en sorte qu’à la bénédiction des fonts, le chrême manque par un exprès dessein de Dieu. Alors le pontife lève les yeux vers le ciel et prie en silence en versant des larmes. Aussitôt descend une colombe, blanche comme la neige, portant dans son bec une ampoule pleine d’un chrême envoyé du ciel. Le saint évêque asperge de chrême l’eau baptismale et la colombe disparait.

Transporté de joie à la vue d’un si grand miracle de la grâce, le roi renonce à Satan, à ses pompes et à ses œuvres.

Depuis lors les rois de France sont sacrés de l’onction divine apportée du ciel par la colombe.

Avec la permission de Dieu, l’ampoule se trouve toujours pleine le jour du sacre.

Voilà ce que disaient les clercs. Et les habitants de Domremy, et donc Jeanne, en savaient autant sinon davantage, en particulier les nombreux miracles réalisés par l’évêque Remi.

Un jour, l’ange saint Michel dit à la Pucelle : « Fille de Dieu, tu conduiras le dauphin à Reims afin qu’il reçoive son digne sacre. »


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