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Magma #17-Riah Sahiltaahk-2014

Publié le 14 décembre 2014 par Numfar
Magma #17-Riah Sahiltaahk-2014

Magma #17:

Christian Vander : chant, batterie, claviers

Stella Vander : chant

Isabelle Feuillebois : chant

James McGaw : guitare

Philippe Bussonnet : basse

Hervé Aknin : chant

Benoît Alziary : vibraphone

Jérémie Ternoy: piano

Alors bon, au départ, j'ai eu peur que Magma ne se laisse entraîner dans la mode des groupes vieillissants qui réenregistrent leurs classiques (Ange avec Emile Jacotey, Camel avec The Snow Goose, Jethro Tull avec Thick As A Brick), exercice futile et voué à l'échec.

Or il se trouve que "Riah Sahiltaahk" est le premier morceau épique de Christian Vander, annonçant l'évolution de sa musique vers la trilogie Theusz Hamtaahk, c'est à dire, abandonnant la prédominance des cuivres pour celle des voix.

Publiée une première fois sur "1001° Centigrades" (la pochette représente d'ailleurs une moité de la couverture de l'album en question), "Riaah Sahiltaahk" est un morceau majeur, impressionant, mais qui est un peu passé inaperçu, coinçé entre le double "Kobaïa" cultissime et le majestueux "Mekanik Destruktiw Kommandoh", album de la révélation.

Lorsque le Magma de 1971 enregistre ce titre, il est encore influencé fortement par le jazz et les cuivres, Klaus Basquiz et Christian Vander s'occupant seuls des voix.

Il était donc normal que Christian ait envie de le réenregistrer avec une formation plus proche du style Magma (piano, percussions, basse et voix).

D'où l'album "Riaah Sahiltaahk", publié en 2014.

Watsei Kobaia

Di mahnter sahiltaahk

Suri si toido

Un zoin glao

Iss walomehn dem

Bradia Etnah

Mem Loilé

Wolei

(Christian Vander)

Le réenregistrement du titre de 1971 (divisé ici en huit parties) est dans ce cas, tout à fait judicieux.

Pour moi, les deux versions sont très réussies, difficile de les départager, car même si j'aime beaucoup les voix magnifiques de Stella et d'Isabelle, je reste très attaché à l'original.

Petit détail: la dernière partie (wolei), superbe mélodie évoquant le calme après la tempête, avait été développé sur un morceau chanté de quatre minutes, sous le nom "Klaus Kombalad" en face B du single "Mekanik Kommandoh" de 1971.

Texte de pochette:

Riah Sahiltaahk, ce kobaien parti après les autres malgré leur désapprobation, s'estimait supérieur et pensait pouvoir convertir les ennemis de Kobaia à l'esprit kobaien.

Il échoua et partit seul vers Kobaia.

Sur la planète-étape symbolique, Malaria, il devra affronter les éléments en furie qu'il s'imagine pouvoir dominer.

Son vaisseau pratiquement englouti, il devra finalement les implorer... en vain.

Il disparaîtra. Noyé, balayé par les éléments en transe.

Après le bruit... le silence.

A l'aube, seul subsiste l'océan enfin apaisé, qu'éclairent les doux rayons du soleil en ce jour nouveau.

Zebehn Strain Deh Geustaah

© Päzkhäl Zhjläfly is de hundin

Ürba Itah

14 Dëzembërr 2014

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