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Glimps Festival - Gent- second jour - 12 décembre 2014

Publié le 12 décembre 2014 par Concerts-Review

 Charles Eloy

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La programmation du deuxième jour de  Glimps 2014 est plus internationale, mais Concert Monkey ne néglige pas les artistes belges qui ont besoin d’un coup de pouce. Ils ne manquent pas de talent, mais les structures qui souffrent des restrictions budgétaires donnent des moyens restreints. Quand il y a des moyens, les budgets sont alloués avec des appréciations différentes, parfois d’ordre personnel, selon votre appartenance à la communauté francophone ou flamande. Je continue avec le côté artistique pour ne pas ouvrir un débat sur les zones d’influences socio-politiques de notre Belgique, mais où l’entente et une collaboration entre les artistes est un exemple de modèle de vie, dont les politiciens pourraient  largement s’inspirer. Dit is een waarheid zo groot als een koe (c’est une vérité aussi grosse qu’une vache).

Get your gun (DK) – salle Charlatan 

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GET YOU GUN, les Vikings sont de retour. Le chanteur a hérité d’une grosse barbe de ses ancêtres.

Un ouragan de garage punk, blues psychédélique, stoner rock et un univers sombre, rempli de désespoir déferlent dans la salle dont la capacité est trop petite afin de contenir toute cette énergie.

Il assure bien le show  avec leur musique parfois agressive et mélancolique de leur environnement nordique  et le public s’éclate.

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Bottled in England (DK) – café Charlatan

BOTTLED IN ENGLAND: Deux musiciens sur scène, Vognstrup (synthé/voix) et Dyrborg (batterie) qui réussissent à tirer le maximum de possibilités de leurs instruments.

« Good evening, friends, ladies and gentlemen, come a little closer”. Peine perdue, le public se trouve déjà près de la scène pour écouter leur cocktail de drum’n’bass/dubstep/cyperpunk.

La chanson « Change » nous dévoile un chanteur qui articule bien les mots.  Le batteur réussit à produire sur scène des rythmiques qui normalement nécessitent une équipe d’ingénieurs en studio.

Bottled In England est un groupe de scène dont vous ne retrouverez que partiellement l’énergie sur leurs albums.

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Setlist: Eternity, The devil’s void, Change, Pedal, Keep it heavy, Zenith, Mew, When you lose control.

I will, I swear (BE) – salle Miry, Conservatoire

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Le groupe I WILL, I SWEAR choisit de se présenter en formation acoustique (claviers, guitare, batterie, instruments à cordes : violon, violoncelle,…..). Les musiciens sont sur scène en formation U avec la chanteuse Fien Deman au-devant de la scène.

Après les concerts précédents  chargés de décibels dans les autres salles, ce groupe nous propose un concert plus reposant avec des accents de pop mélodieux avec des influences de Hooverphonic.  Le public, dans la trentaine et la quarantaine est confortablement assis sur les sièges et profite de l’acoustique de la salle. L’arrangement du piano me semble parfois répétitif.

Fien Deman a bien compris qu’entre le public se trouvent des professionnels et elle présente le groupe et les titres en anglais.

Les musiciennes font les secondes voix dans plusieurs chansons,  en y apportant une intensité.

Le chanson « Sleep » me fait penser à ma maman chantant des berceuses en ce qui concerne la mélodie . Vers fin du morceau, la batterie vient me réveiller.

« Long days » reprend des sentiments avec une certaine amertume. Deux voix, un excellent toucher de piano, un violon et une violoncelle et la magie s’opère.

Le trac, nervosité ou fatigue. La voix de Fien est moins intense avec des hésitations dans le chant.  Compréhensible, vu qu’elle porte une grande responsabilité dans ce concert acoustique.

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Quelques titres de la setlist : Long days, sleep, lakes, blue blood (reprise Laurel)

Sleepers' Reign (BE) – café Charlatan

Le groupe SLEEPERS’ REIGN est originaire de Herentals, Limbourg. Les quatre musiciens préparent un album pour 2015.

Le chanteur recherche parfois des notes dans des octaves supérieures . L’effet secondaire de cette technique est de perdre une partie de l’expression . Vous y ajouter des distorsions de voix, des réverbérations.  Cela devient un exercice périlleux.

Les compositions teintées de musique électronique sont longues, pas le format radio usuel.

Ils ont du courage et ils ont pris le risque de reprendre « Like a rolling stone » de Bob Dylan.

3 synthés, guitare électrique, guitare basse et une batterie pré-programmée  sont à la disposition des musiciens.

Je constate qu’il y a des backing vocals pré enregistrés. Ce procédé n’a rien d’innovant à force de répétitions.

Le bénéfice du doute, les musiciens ont à peine la vingtaine.  Ils leur restent du chemin à faire.

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Quelques titres de la setlist : Four dots, Like a rolling stone, Blood lift, King into delight

Vuurwerk (BE) – salle Charlatan

Je compte voir le groupe « Natas loves you ». A la sortie du concert précédent, je discute avec un musicien qui m’annonce que son concert va débuter.  Il m’explique brièvement le genre de musique que son groupe VUURWERK joue ce soir.  Il vend bien son projet et par hasard je me retrouve dans un concert non programmé dans mon agenda.

Il y a un groupe des années 80 et 90 qui s’appelait Arbeit Adelt, celui-ci  tout simplement Vuurwerk.

Des images synchronisées défilent sur un écran derrière la scène.

Les musiciens maîtrisent bien leurs instruments (samplers, séquenceurs) et la technologie. Une batterie pré-programmée les accompagne durant tout le concert. Il a un équilibre entre les morceaux sans paroles, les compositions chantées par l’ un des musiciens et les autres avec des voix pré-enregistrées et parfois transformées.

Le guitariste, également multi-instrumentiste réussit magistralement à  mettre sa patte dans la complexité  des arrangements et contribue à former l’identité du groupe.

Le concert débute avec des nappes synthétiques avec le morceau « Sneeuw » aux couleurs d’un orchestre symphonique.  Les fêtes de Noël et Nouvel An approchent, Vuurwerk nous préparent un feu d’artifice dans différentes constellations musicales où les étoiles house, dubstep, hip-hop, techno s’entrecroisent. Nous entrons dans leur univers de musique synthétique.  La gestion d’harmonies est excellente. Les nappes superposées sont audibles, et ne forment pas un brouillard sonore.

« Minnesota » (Remix) nous invite sur la dance floor avec des touches de synth plus grasses.

« Slowburner » ressemble à  un soundtrack  qui développe des suggestions émotionnelles dans le corps et dans l’âme renvoyant vers nos instincts primitifs.

Les musiciens jouent plus longtemps que le temps prévu car le public désire profiter de ce feu d’artifice musical.

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Vuurwerk, un groupe de musique électronique pour l’écoute et le dancefloor qui a la capacité de communiquer leur musique expérimentale à un large public.

Setlist: Sneeuw, Wakening,Black Dog Panting (remix Vuurwerk), Grip, Lone,Too Much, Minnesota WI (remix Vuurwerk)

Arsenal - Lie Low (remix Vuuwerk), Slowburner, Lux

Le Glimps Festival en est à sa 4e édition. Les organisateurs nous ont présentés le meilleur de toutes les différentes tendances des musiques actuelles en Europe. Les groupes émergents et les groupes plus connus se retrouvent à un pied d’égalité devant les organisateurs de festivals et propriétaires/locataires de salles de concert programmant encore pour 2015.

Votre reporter a pu découvrir quelques parles rares pour son plaisir et celui des lecteurs de Concert Monkey.


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