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La mandoline du Capitaine Corelli (Captain Corelli's Mandolin)

Publié le 25 décembre 2014 par Cinephileamateur
La mandoline du Capitaine Corelli De : Louis De Bernières.
Origine : Grande Bretagne.
Genre : Drame - Guerre.
Date de publication : 1993.
Nombre de pages : 690.
Nombre de chapitres : 73 ainsi qu'une note de l'auteur.
Quatrième de couverture : "L'île à moitié oublié de Céphalonie s'élève imprudemment de la mer Ionienne. Elle est tellement chargée d'antiquité que les pierres elles-mêmes exhalent la nostalgie et que la terre rouge reste hébétée non seulement par le soleil mais aussi par le poids insupportable de la mémoire."
Sur cette île en apparence bénie des dieux, des ouragans vont pourtant se déchaîner dès 1939 ; à l'occupation italienne va succéder l'invasion allemande et son cortège d'exactions. Puis, à partir de 1945, les maquis rouges feront régner leur terrible loi. Et quand enfin la paix semble revenue, le meurtrier tremblement de terre de 1953 dévaste Céphalonie à son tour.
Que deviennent les destins individuels au cœur de tant de drames ? Un amour aussi fragile que celui de Pélagia, la jolie petite Grecque, et du séduisant Capitaine Corelli peut-il résister ? Car comment résiste-t-on à la haine, la peur, la faim, la folie, la mort ? Est-il possible de continuer à vivre quand il ne reste plus que le souvenir, la tendresse, la musique - ah, la musique d'une certaine mandoline... - à leur opposer ?
"L’amour, ce n’est pas rester sans voix, ce n’est pas l’excitation, ni la déclaration de promesses d’une passion éternelle. Ce n’est pas le désir de faire l’amour à tout instant du jour, ni rêver toute la nuit qu’il te fait des bisous partout. Non, ne rougis pas ! Je te dis la vérité. Ça, c’est “tomber amoureux”, et n’importe quel imbécile peut le faire. L’amour, c’est ce qu’il nous reste quand le feu de la folie amoureuse s’est éteint… C’est ce que nous éprouvions, ta mère et moi. Nous avions des racines qui poussaient en profondeur et se rapprochaient les unes des autres. Quand nos branches ont perdu leurs jolies fleurs, nous avons découvert que nous ne faisions plus qu’un seul arbre au lieu de deux."
4.0
La mandoline du Capitaine Corelli
Décidant de vouloir élargir un peu plus mes horizons littéraires et arrêter de lire principalement que des polars, j'ai voulu prendre la décision de m'orienter vers d'autres lectures (sans pour autant lâcher le polar qui est un genre que j'affectionne). Du coup, c'est en tapant par hasard dans une liste de titre de livres à lire que je suis tombé sur "La mandoline du Capitaine Corelli" et n'ayant pas vu son adaptation cinématographique, je ne savais pas trop sur quoi j'allais tomber.
Au début, j'ai été un peu déstabilisé. Il faut bien reconnaître que c'est assez loin de ce que j'ai l'habitude de lire mais fort heureusement, le style de Louis De Bernières est assez accessible et c'est ainsi que j'ai réussi plus facilement que ce que je pensais à me plonger dans cet ouvrage. Dans son ensemble, j'ai bien aimé. J'ai un peu de mal en littérature avec les tranches de vies qui s'étalent sur une longue période mais j'avais eu le temps de me mettre en condition en lisant la quatrième de couverture et au final, c'est passé comme une lettre à la poste.
Le plus dur pour moi, ça a été de replacer cette intrigue dans son contexte historique sans être trop perdu. Je ne suis pas très doué en Histoire et mes connaissances sur l'Histoire de la Grèce sont très limités mais fort heureusement, là encore c'est détaillé de bonnes façon ce qui fait que je n'ai pas été perdu tout comme j'ai réussi assez vite à me familiariser avec les noms des différents personnages. Si je n'ai à ce jour pas encore vu l'adaptation cinématographique (ce qui ne devrait plus tarder), je savais en revanche quels étaient les acteurs qui jouaient dedans. Du coup, je n'ai pas eu trop de mal non plus à me les représenter dans ma tête ce qui aide aussi dans une lecture.
Après sur le fond, c'est une très belle et tragique histoire. J'ai beaucoup aimé voir cette guerre sous différent angles. Voir que ce qui est bien pour les uns ne l'ait pas forcément pour les autres et voir aussi à quel point la guerre peu détruire en nous notre humanité. Bien sûr, tout ceci sont des banalités que j'écris mais dans l'ouvrage qui nous réunit ici, c'est magnifiquement décrit je trouve à tel point qu'on à quand même bien l'impression de vivre l'histoire de l'intérieur.
J'ai commencé à vraiment bien apprécié ce livre à partir du moment justement où le Capitaine Corelli rentre en scène. C'est un peu tardif au final comparé à ce que le titre peut nous laisser penser mais c'est vraiment à cet instant que j'ai été le plus plongé dans ma lecture. Il y avait quelque chose de très sympathique et de touchant chez ce personnage dans ce monde en guerre que j'ai beaucoup aimé. Avant lui, Pélagia était sympathique mais c'est surtout le Docteur Yannis qui éveillait ma lecture.
Une fois que le Capitaine Corelli arrive, j'ai mieux ressenti les différentes variations d'émotions que propose ce récit. D'une manière générale, l'Histoire y reste parfaitement décrite et il y a des touches d'humour qui m'ont beaucoup plu. La romance entre Corelli et Pélagia est un peu lourde (surtout à cause de cette dernière qui est un peu agaçante par moment je trouve) mais néanmoins importante tout comme le thème de l'homosexualité qui y est décrit avec beaucoup de finesse.
Le pouvoir en prend aussi pas mal pour son grade. J'ai apprécié lire comment la propagande et l'endoctrinement pouvait contrôlait les masses, les influencer mais aussi les briser. L'un des premiers chapitres avec le Duce en est le parfait exemple. Il apparait si grotesque qu'il en devient risible jusqu'à ce que l'on se rappelle de la réalité historique. Cette succession de mal qui s'enchaîne, les défendeurs auto-proclamé de la liberté qui deviennent des tyrans et le sort qui s'acharne sur cette île sont autant d'élément bien emboîté qui rendent la lecture très intéressante.
Le style de Louis de Bernières m'a bien plu. C'est pas forcément le genre de livre que je lirais en boucle, la fin trop ouverte et un peu facile sur certains aspects est un peu frustrant au regard de la qualité générale du roman mais l'auteur a quand même le don de bien nous décrire son intrigue. Du coup, malgré la multitude de personnages, je n'ai pas été trop perdu et les nombreux chapitres m'ont bien aidé aussi dans ma lecture. Sur la forme, il y a bien quelques passages que j'aime moins mais ça passe quand même de mon côté.
Pour résumer, je ne savais pas trop à quoi m'attendre et au final, j'ai bien aimé "La mandoline du Capitaine Corelli". Ce fut pour moi une belle découverte même si c'est un livre que je ne lirais pas tous les jours et dont il me tarde maintenant de découvrir son adaptation cinématographique. Facile à lire une fois qu'on est rentré dedans, j'ai trouvé cette lecture très intéressante sur une Histoire que je ne connaissais pas et avec des personnages dont j'ai aimé voir le sort qui leur était réservé. Un sort qui s'acharne, une guerre qui fait des ravages quand ce n'est pas la nature mais au final une belle bataille quand même pour la vie. Car après tout, peu importe les événements, il y a toujours un lendemain et c'est cette faculté à devoir l'affronter malgré les épreuves que j'ai trouvé bien amené. Un excellent livre qui mérite le feuilletage en tout cas.
La mandoline du Capitaine Corelli
La mandoline du Capitaine Corelli


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