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Dan flavin

Publié le 28 décembre 2014 par Aelezig

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Dan Flavin (1er avril 1933, Jamaica, New York – 29 novembre 1996, Riverhead, New York) est un artiste minimaliste américain célèbre pour avoir créé des installations spectaculaires de tubes fluorescents du commerce. Il a un frère jumeau, mort en 1962.

« La lumière est un objet industriel, et familier » écrit Donald Judd en 1964 lorsqu'il se penche sur le travail de Flavin, « c'est un moyen nouveau pour l'art; désormais l'art pouvait être constitué de toute sorte d'objets, de matériaux, de techniques inédits ».

D'origine irlandaise, Dan a étudié la prêtrise au séminaire préparatoire de l'Immaculée Conception à Brooklyn entre 1947 et 1952. Il rejoint l'United States Air Force avec son frère jumeau David John Flavin. Pendant son service militaire 1954-1955, il est formé à la météorologie et commence à étudier l'art avec le programme d'extension de l'université du Maryland en Corée, et abandonne donc toute ambition religieuse.

À son retour à New York en 1956, il fréquente brièvement l'école Hans Hofmann School of Fine Arts puis étudie l'histoire de l'art pendant une courte période à la New School for Social Research. Il envisage d’être historien de l'art pour financer son travail d'artiste. Puis il étudie la peinture et le dessin à l'université Columbia, à New York (1957-1959).

En 1959 Flavin est employé brièvement au Guggenhein Museum et plus tard en tant que gardien au musée d'Art Moderne. Deux ans plus tard il se marie avec sa première épouse Sonja Serverdija une étudiante en histoire de l'art et assistance chef de bureau au Musée d'Art Moderne. Ils ont un fils, Stephen Conor.

Dan Flavin meurt à Riverhead, New York, de complications du diabète.

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Oeuvre

Les premiers travaux de Flavin, des peintures et des dessins, reflètent son intérêt pour l’expressionnisme abstrait. En 1959 il commence à faire des assemblages et des collages avec des objets trouvés dans la rue, des cannettes écrasées en particulier.

En 1961, il présente sa première exposition personnelle de collages et aquarelles à la galerie Judson de New York. Pendant l'été 1961, il commence à faire des croquis de sculptures constituées de lumière électrique. Plus tard cette même année, il traduit ses esquisses en assemblages qu'il appelle Icônes : huit peintures monochrome dont le pourtour est orné d'ampoules électriques.

Cette recherche, celle d’une image créée presque uniquement par l’élément lumière est emblématique de son oeuvre.

« On peut ne pas considérer la lumière comme un phénomène objectif, mais c'est pourtant ainsi que je l'envisage. Et, comme je l'ai déjà dit, jamais art n'a été aussi simple, ouvert et direct » Dan Flavin 1987.

Les constructions de Flavin marquent l’avènement d'une époque d'installation in situ, aujourd'hui banale.

En envahissant l'espace la lumière de Flavin le transforme et le dématérialise souvent. Le bain lumineux a en effet pour propriété d'abolir les frontières entre l’environnement et l’appareil d'éclairage qui ne font plus qu'un. L’œuvre devient ainsi une « situation », un lieu d’expériences perceptives liées aux déplacements du spectateur. Avec ses œuvres, Flavin accomplit parfaitement la mission de l’Art Minimal telle que Judd la définit dans Specific objects : faire en sorte que l’objet se confonde avec les trois dimensions de l’espace réel. Grâce au recours à la lumière, Dan Flavin irradie l’espace. Le contexte devient son contenu.

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Ses œuvres, n'inspirent pas de contact physique, il n'est pas possible de caresser leur surface pour ressentir le matériau ; l’œuvre de Dan Flavin est réellement impalpable, on ne peut même pas poser son regard sur elle ; c'est pour l'artiste une façon de supprimer un mode de relation émotionnel souvent rattaché aux objets.

Flavin n'utilise que les couleurs standard (rouge, bleu, vert, rose, jaune, ultra-violet et quatre blancs différents) et les dimensions du commerce.

La plupart des œuvres de Flavin sont "sans titre" suivies d'une dédicace entre parenthèses à des amis, artistes, critiques et autres. 

Entre 1964 et 1982, Dan Flavin met à exécution un vaste projet d’hommage au peintre, sculpteur et architecte russe Valdimir Tatline. Il réalise une série de pièces en tubes fluorescents, blancs pour la plupart, qui évoquent schématiquement la forme du Monument à la Troisième internationale de Tatlin (1920) resté à l’état de projet. Il s’agissait d’une construction utopique de plus de 400 mètres de hauteur, constituée de deux spirales métalliques qui s’enroulent l’une dans l’autre, dont le mouvement semblait pouvoir se développer à l’infini. Avec ses néons qui suggèrent des silhouettes évanescentes, Dan Flavin célèbre cette architecture progressiste, tout en soulignant son caractère conceptuel, irréalisable, voire fantomatique.

Dans les années 1970 et 80, Flavin a commencé à créer des configurations plus complexes de tubes fluorescents, notamment ses "couloirs barrées" et les installations de coin. Son travail est de plus en plus concentré sur la relation entre ses sculptures et les espaces qu'elles occupent. Les « corridors » de Flavin contrôlent et empêchent le mouvement du spectateur dans l'espace de la galerie. Ils prennent des formes diverses.

À partir de 1975, Flavin installe des œuvres permanentes en Europe et aux États-Unis comme au Rijksmuseum Kröller-Müller Museum, Otterlo, Pays-Bas (1977) ; au Hudson River Museum, Yonkers, New York (1979) ; au United States Courthouse, Anchorage, Alaska (1979–89) ; au Staatliche Kunsthalle Baden-Baden, Allemagne (1989)...

D'après Wikipédia


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