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Juifs sur grands écrans

Par Mickabenda @judaicine
2014

En cette fin d’année civile 2014, c’est bien sûr le moment des bilans.

Pas moins de 22 films à thématiques juives sont sortis sur les écrans français cette année. Sans parler des 11 films israéliens accueillis en salles pour 2014.
Ajoutez 24 sorties DVD, de quoi constater l’attrait grandissant des réalisateurs, producteurs et spectateurs pour ces thématiques.

Dans les bonnes surprises, Judaïciné a retenu :

Ida de Pawel Pawlikowski

Dans la Pologne des années 60, avant de prononcer ses voeux, Anna, jeune orpheline élevée au couvent, part à la rencontre de sa tante, seul membre de sa famille encore en vie. Elle découvre alors un sombre secret de famille datant de l’occupation nazie.

Apprenti Gigolo de John Turturro

Deux amis, l’un libraire, l’autre fleuriste, ont des problèmes d’argent. Le premier devient le mac du second. Ils feront le bonheur de leurs clientes.

24 jours, la vérité sur l’affaire Ilan Halimi d’Alexandre Arcady

Le vendredi 20 janvier 2006, Ilan Halimi, choisi par le gang des Barbares parce qu’il était juif, est enlevé et conduit dans un  appartement de Bagneux. Il y sera séquestré et torturé pendant trois semaines avant d’être jeté dans un bois par ses bourreaux. Retrouvé gisant nu le long d’une voie de chemin de fer à Sainte-Geneviève-des-Bois, il ne survivra pas à son calvaire.
Dans ce film, Ruth Halimi revient sur ces 24 jours de cauchemar. 24 jours au cours desquels elle aura reçu, elle et son mari, Didier, plus de six cents appels, des demandes de rançon dont le montant ne cessera de changer, des insultes, des menaces, des photos de son fils supplicié…  24 jours d’angoisse de toute une famille, contrainte de garder le silence pour laisser travailler la police criminelle.
Mais le 36 Quai des Orfèvres ne sait pas à quels individus il a affaire. Personne ne mesure la haine antisémite qui habite les ravisseurs, et ne s’imagine qu’Ilan allait perdre la vie…

Epilogue d’Amir Manor

Hayuta et Berl, un couple de personnes âgées, ont du mal à s’habituer à l’Israël moderne et aux changements sociaux qui les entourent. Après des années de bataille, ils se refusent à abandonner leurs rêves communs et leur projet révolutionnaire de construire un État-providence en Israël. Au cours d’une nuit douloureuse de désillusions, le couple décide de quitter son appartement pour un dernier voyage.

Guett, Le procès de Viviane Amsalem de Shlomi et Ronit Elkabetz

Viviane Amsalem demande le divorce depuis trois ans, et son mari, Elisha, le lui refuse.
Or en Israël, seuls les Rabbins peuvent prononcer un mariage et sa dissolution, qui n’est elle-même possible qu’avec le plein consentement du mari.
Sa froide obstination, la détermination de Viviane de lutter pour sa liberté, et le rôle ambigu des juges dessinent les contours d’une procédure où le tragique le dispute à l’absurde, où l’on juge de tout, sauf de la requête initiale.


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