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Un tout petit rien, Camille Anseaume

Publié le 27 janvier 2015 par Bouquinovore @bouquinovore

Un tout petit rien, Camille Anseaume Auteur:Camille Anseaume Titre Original: Un tout petit rien Date de Parution : 5 février 2015 Éditeur :Pocket ISBN: 978-2266250832 Nombre de pages : 236 Prix : 6.80 €
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Quatrième de couverture : À tout juste 25 ans, Camille tombe enceinte. Alors que son amant claque la porte, elle décide de garder l’enfant malgré tout. Loin de se douter des difficultés qui l’attendent, elle entame un parcours du combattant vers la maternité. Faire accepter son choix à ses parents, assimiler les changements de son corps et affronter le regard des autres, entre doutes et peurs, le chemin de cette future mère célibataire s’annonce complexe. Et sans garantie de trouver, au bout du compte, la certitude d’avoir fait ou pas, le bon choix.
Extrait Les mères adorent raconter en détail le moment où elles ont découvert qu'elles allaient l'être. En général, ça se passe aux toilettes. La femme tente de viser le bâtonnet. L'homme attend à la porte, impatient et anxieux. De peur d'être déçue du résultat, elle lui tend l'objet sacré et humide, dont il s'empare à pleine main. On en déduit déjà qu'il est très amoureux. Les quelques secondes qui suivent sont les plus longues de leurs deux vies réunies. Puis, d'une voix tremblante, il annonce le verdict.
Pour moi, ça s'est passé presque pareil. Et quand il a mis fin au silence, c'était pour dire : «On le garde pas.»
Les deux barres sont là. On dirait qu'elles forcent leur couleur pour bien montrer qu'on ne rêve pas. Elles ressemblent à des guillemets, hésitent entre nous sourire ou nous narguer, droites comme des «ii», raides comme nos nuques. On les regarde en silence, ventres noués, en attendant un miracle, que l'une d'elles s'en aille ou se torde, que la couleur change, pour fausser le résultat. Mais la couleur s'intensifie et finalement c'est lui qui prend son manteau et moi qui me tords, le dos courbé, les mains sur la tête, le front sur la moquette.
Arrête, je préfère le garder. - Pardon ? - Le test. Le jette pas, je préfère le garder. - Ah bon... J'ai eu peur je croyais que tu parlais du bébé. - Peut-être qu'il est trisomique. - Quoi ? Le test ? - Non. Le bébé. - Pourquoi veux-tu qu'il soit trisomique ? - Je veux pas, j'espère. - Qu'est-ce que tu racontes ? - Un bébé trisomique on ne pourra pas le garder. - Attends, tu délires là. Un bébé prix Nobel à quatre ans on ne pourra pas non plus le garder. - Et si c'est à deux ans ? Il n'était pas d'humeur à rire, alors il est part

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