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Mercredi 4 février, Artavazd Pelechian à l’Institut Lumière

Publié le 27 janvier 2015 par Journal Cinéphile Lyonnais @journalcinephil

Dans le cadre de la semaine consacrée à Artavazd Pelechian organisée par le Centre National de la Mémoire Arménienne en partenariat avec l'Université Lumière Lyon 2 et l'École normale supérieure de Lyon.

Plus d'informations sur la soirée sur www.institut-lumiere.org

ARTAVAZD PELECHIAN

Né en

Mercredi 4 février,  Artavazd Pelechian  à l’Institut Lumière
1938 à Leninakan, ville d'Arménie soviétique, Artavazd Pelechian fut d'abord ouvrier, puis dessinateur industriel et constructeur technique. Il intègre en 1963 l'école de cinéma de Moscou, section mise en scène, aux côtés notamment d'un élève nommé Andrei Tarkovski. Il tourne ses premiers films dans le cadre de ces études, notamment Début, dédié aux 50 ans de la Révolution d'Octobre.

Artavazd Pelechian est l'auteur de treize films, courts ou moyens métrages qui ont été découverts tardivement, ce qui traduit pleinement le statut d'une œuvre rare, originale, voire marginale : documentaire et expérimentale, elle allie tradition et modernité. En France, Serge Daney et Jean-Luc Godard contribuent à faire connaître l'oeuvre expérimentale de ce cinéaste, qui compose des films-montages très personnels à partir d'images d'archives et de plans documentaires. En 1992, Pelechian fait l'objet d'une première rétrospective à Paris, à la Galerie nationale du jeu de Paume.

Brisant la barrière des langues et des frontières, hors du temps, formaliste, poétique, politique, le cinéma d'Artavazd Pelechian raconte notre présent en convoquant le passé, la mémoire et l'histoire. Il offre un voyage au cœur de la geste humaine dans la logique d'une aventure sensible à laquelle nul ne peut rester indifférent...

ARTAVAZD PELECHIAN PAR JACQUES MANDELBAUM

L'œuvre d'Artavazd Pelechian fait figure d'éblouissante comète dans l'histoire du cinéma, et l'homme, dont les apparitions se font de plus en plus rares, est nimbé de mystère. Né en 1938 à Leninakan, en Arménie soviétique, Pelechian s'est formé au début des années 1960 au VGIK, la célèbre école de cinéma soviétique, et est l'auteur de treize films, depuis son film d'études intitulé La Patrouille de montagne (1964) jusqu'à Vie (1993).
(...) Cette œuvre, qui demeure largement méconnue du grand public, peut être considérée comme documentaire, mais fait imploser en réalité, par son lyrisme poétique, le cadre couramment admis du genre. C'est un cinéma sans acteurs, ni dialogues ni histoires, qui prend à bras-le-corps la matière filmée, l'ingère et la régurgite dans une succession de salves vibratiles, tantôt suaves, tantôt explosives, mais toujours imprégnées de la plus vive sensibilité, de la plus folle inspiration. En vérité, il serait plus juste de désigner Pelechian, après David W. Griffith, Serguei Eisenstein et Dziga Vertov, comme l'un des plus grands monteurs de l'histoire du cinéma, et assurément le plus halluciné de tous.

(...) La science du rythme, l'entrelacs réinventé de la bande-son et de la bande-image, l'art du montage à distance, qui sépare plus qu'il ne relie, évoquent l'ambition de ce cinéaste hors normes de proposer, comme en repartant de zéro à mi-chemin du muet et du sonore, une vision du cinéma tel qu'il aurait pu exister.
Cette ambition prométhéenne, l'homme Pelechian en accuse comme il convient la dimension utopique. Reclus quelque part à l'Est, n'ayant plus rien réalisé depuis 1993, opposant une certaine force de résistance à l'exploitation de ses films existants, le cinéaste est devenu de son vivant une sorte de mythe cinéphilique. "

Jacques Mandelbaum, Article paru dans Le Monde, 24 juillet 2007
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L ES SAISONS

Les Saisons, réalisé en 1972, s'attache à la vie des bergers et détaille le rapport à la terre et aux bêtes. Pelechian filme la transhumance, avec tous ses rites et toutes ses figures, depuis les longues cavalcades de troupeaux jusqu'au dur labeur de nos hommes, en allant jusqu'à une cérémonie de mariage champêtre

Comme dans nombreux de ses autres films défile l'histoire du peuple arménien, mais Artavazd Pelechian transpose toujours son sujet de façon lyrique, sans aucune parole, rythmé alors sur les musiques de Vivaldi et V. Kharlamenko. "


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