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Rachilde, androgyne, hermaprodite, "la grande dame des lettres" baptisee reine des decadents, et monsieur baudelaire par maurice barres

Par Bernard Vassor

PAR BERNARD VASSOR

« Mon Dieu, qu’on s’amuse bêtement dans la vie dès qu’on cesse de faire de la littérature ! »

RACHILDE

"Elle se trouve dans le clan des écrivains dangereux et rares  (...) une espèce de Mademoiselle de Maupin du livre, petite fille à la fois de Monsieur de Cazotte  et du grand Barbey d'Aurevilly" Jean Lorrain

  C'est le 11 février 1860 que Marie-Marguerite Éymeryvit le jour à Château-l-Evêque en Dordogne. En 1876, elle fit croire selon certains, qu’un esprit suédois vint de lui souffler dans un songe son nom d’écrivain : Rachilde, patronyme qu’elle utilisa toute sa vie.Selon d'autres biographes, c'est la lecture d'un auteur du XVIème siècle qui lui fit choisir ce pseudonyme. Le premier roman qu’elle fit paraître : « Monsieur de la nouveauté » est un récit qui traite d'un sujet que Zola reprendra plus tard dans « Le Bonheur des dames ».  Elle portait ses cheveux coupés courts à la garçonne et était vêtue en homme. Nous ne connaissons pas les raisons qui lui firent accorder l'autorisation par la préfecture de Police de porter des pantalons, ce qui était interdit aux femmes à l'époque (et l'est encore aujourdh'hui je crois ?) C'est un roman scandaleux : Monsieur Vénus, publié en Belgique en 1884 qui lui donna très tôt la célébrité et une réputation scabreuse qui ne manqua pas de provoquer l'admiration de Jean Lorrain qui vit en elle son "maître en littérature décadente". L'ouvrage fut saisi par le parquet de Bruxelles et condamna Rachilde à 2000 francs d'amende. Elle rencontra Maurice Barrès dont elle tomba amoureuse. Puis la rencontre au bal Bullier avec un imprimeur Alfred Vallette,va briser leur liaison. Leur mariage aura lieu en 1889. Elle fréquenta les cafés littéraires, les salles de copnférences et le cercle des "Hydropathes" dont elle fut reçue membre en 1884. En 1889, elle tint salon dans les locaux de la revue littéraire de son époux au "Mercure de France», rue de L'Échaudé, C'est dans "Le Mercure de France" que furent publiées pour la première fois les "lettres de Vincent à son frère  Théo" (vous noterez l'erreur de date  1887-1891) .Elle collabora à d'innombrables revues et journaux et publia jusqu'à la fin de sa vie, un roman par an. Après la mort de son mari, elle vécut cloîtrée dans les bureaux du "Mercure de France" au milieu de petites souris blanches. Devenue aveugle, elle mourrut en 1953 à l'age de 93 ans. Son successeur au "Mercure" Georges Duhamel, ne crut pas utile de prendre sa plume pour rendre hommage à celle qui fut longtemps le centre du "tout Paris" des lettres.

Nous pouvons ajouter à son portrait qu'elle fut liée avec Nathalie Barney et fut farouchement misogyne (elle publia en 1924, "Pourquoi je ne suis pas féministe") Elle prona l'idée que seules les liaisons saphiques permettaient à une femme de rester vierge.

Chauvine à l'excès, elle fut anti-dreyfusarde, et à la limite de l'antisémitisme.

Elle s'opposa aussi aux surréalistes dont elle ne comprit pas l'engagement.

Elle prit plusieurs pseudonyne dont l'anagrame : Jean de Chilra


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