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Trois Direct to Video chroniqués: du dessin animé à la romcom...

Par Filou49 @blog_bazart
01 février 2015

Comme je l'ai dit mercredi dernier, en ce début d'année j'ai vu moins de films en salles, et chez moi comme j'ai vu un gros paquet des incontournables de 2014, je me plus rabattu sur des DVD inédits en salles  et qui sortent en ce début 2015, des DVD qu'on m'avait envoyé, ces fameux DTV ou Direct To Vidéo... comme toujours des bonnes et des moins bonnes surprises, et voici dans le lot, 3 que j'ai retenu en 3 courtes chroniques :

1. Drôles de Dindes (sortie le 2/01)

droles de dindes
Drôles de dindes  est un film d'animation américain d'un certain  Jimmy Hayward à qui on doit un certain Horton (2008), pas forcément mémorable.

Mais le type n'est pas un perdreaux de l'année (perdreau, dinde, elle est bonne, celle ci, non?) car il avait notamment  oeuvré comme animateur chez Pixar sur les premiers longs métrages du studio, de Toy Story (1995) au Monde de Nemo (2003).

Si ce Droles de Dindes (Premier film des studios Reel FX Creative) n'est jamais sorti dans les salles françaises, on peut le comprendre pourquoi assez vite. En effet,  il faut savoir que les héros et la thématique sont les fameuses dindes de Thanksgiving, et on peut facilement saisir pourquoi les distributeurs français, peu sensibles à cette tradition, n'ont pas été particulièrement sensibles à ce message et du coup ne l'ont pas sorti en salles. 

Et pourtant, le film s'avère être une plutôt jolie surprise, pas forcément visuellement où on ne nous en met pas forcément plein la vue, mais plutot au niveau du scénario (deux dindons ont pour missions de retirer la dinde au menu de Thanksgiving et pour cela il vont devoir remonter le temps jusqu'au 17 ème siècle pour revenir à la toute première action de grâce) qui mélange assez habilement farce animalère, science fiction à base de machine à remonter le temps (comme dans le récent excellent M Peabody et Sherman) avec  des personnages un peu déjantés, et des dialogues plutot savoureux qui arracheront pas mal de sourire au grands et aux petits... Un bon divertissement familial qui aurait pu avoir quelques centaines de milliers d'entrées, malgré le sujet dinde..

 DROLES DE DINDES - Bande-annonce [VF|HD] [NoPopCorn]

2. The Prince ( sortie le 28/01) :

The-Prince-BR-SPHE
Un film d'action où un ancien tueur à gages rangé des voitures (et pour cause, il  bosse dans un garage, je continue sur ma brillante lancée :o) doit reprendre des armes -et des poings- pour récupérer sa fille, kidnapée et droguée par des méchants pas bien...gentils? J'avoue, c'est pas le genre de films que je vois d'habitude, d'autant plus que le scénario semble vraiment pas se fouler, piochant allégrement vers les "Taken" et autres films avec du Liman Nesson dedans..

Et je l'avoue aussi, j'ai regardé le film un dimanche soir alors que j'avais 40 de fièvre et aucune force, surtout pas celle d'appuyer sur le bouton off de ma télécommande :o) En même temps, quand on voit un film dans cet état, on demande justement à ce que celui ci ne soit pas trop prise de tête, un peu rythmé, et qui se voit sans déplaisir...

Et à ce niveau là, The Prince remplit fort honorablement sa mission :  The prince  est bien rythmé, il y a un vrai soin apporté à l'image et la lumière, les scènes d'action sont plutot pas mal dosées,  et le personnage principal ( un Jason Patrick que j'avais complètement perdu de vue, alors qu'il était si prometteur au début des années 90 avec des rôles marquants dans Rush ou Sleepers) a suffisament de mystère et de charisme pour maintenir un intérêt à l'histoire jusqu'au bout.

Après, comme souvent dans les  DTV avec un "gros" casting on nous ment sur la marchandise avec en tête d'affiche des acteurs connus qui ne font que passer, comme  John Cusack présent dansdeux scènes et un rôle totalement inutile, et  un 50 cent encore plus figurant ( une seule scène, et il se fait trucider au bout de 2 minutes) .

Quant à  Bruce Willis, il joue un peu plus, mais semble plus penser à la rénovation de sa piscine qu'il est train de  payer avec ce cachet qu'à son rôle de méchant mafieux qui se veut se venger d'un type qu'il juge responsable de la mort de sa femme et de sa fille (une scène que le metteur en scène repassera 3-4 fois, souvent au ralenti)... Bref, un film que je conseillerai surtout aux amateurs de film d'action lambda, ou aux autres si ceux ci ont 40 ° de fièvre !!

3. Love and Others Lessons ( sortie le 3/02 en DVD)

love
Après le film d'animation et le film d'action voici la comédie romantique inédite en France, a priori le genre des 3 que je préfère, coeur de midinette oblige.

Love & others Lessons ( titre original "Liberal Act"...mais diable, pourquoi s'obstiner à  traduire en anglais un titre anglais?) est réalisé et joué par Josh Radnor surtout connu pour avoir incarné Ted, le personnage principal de cette  série How I Met Your Mother dont on m'a dit beaucoup de bien mais que je n'ai jamais eu l'occasion de voir..

Présenté au festival de Sundance en 2012, ce second long métrage à ce jour  de Radnor tourne autour de son personnage principal interprété par Josh Radnor himself, un certain Jesse, un ancien 35 ans  contacté par l’un de ses professeurs et qui retourne sur son campus de province. Là, il va faire la connaissance de la délicieuse Zibby (Elizabeth Olsen, absolument délicieuse. Seule ombre au tableau de ce qui pourrait être une jolie romance sans nuage: elle a 16 ans de moins que lui. 

Love and others lessons aborde avec beaucoup de justesse et de finesse ce sujet épineux de différence d’âge, du moins dans sa première partie. Jesse fait partie de ces adultes qui ne le deviennent jamais vraiment, continuant à vivre comme des étudiants voir comme des ados perpétuels nostalgiques d’une époque pourtant révolue, et la réflexion sous-jacente sur la peur de grandir touche par sa profondeur. Love and others lessons  traite ce sujet avec une vraie mélancolie, pas très éloigné des  films de Jason Reitman ou Alexandre Payne . 

Malgré quelques personnages un peu too mush (dont une apparition de Zac Efron dont on aurait pu largement se passer), Josh Radnor fait preuve d'un vrai talent dans l'écriture, et même dans la mise en scène, avec quelques jolies trouvailles.

Même si le film s'éloigne de la comédie romantique dans sa dernière partie (ce qui a fortement déçu ma compagne, j'avais vendu le film comme cela), on entre énormément en empathie avec le personnage principal, visiblement très proche du cinéaste. Une bien belle surprise qui aurait eu largement sa place dans les salles françaises.


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