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Upside down - 0/10

Par Aelezig

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Un film de Juan Solanas (2013 - Canada, France) avec Jim Sturgess, Kirsten Dunst, Timothy Spall

N'importe quoi...

L'histoire : Imaginez... deux planètes (semblables à la terre), l'une au-dessus de l'autre, avançant côte à côte, à la même vitesse autour d'un axe X. La gravité s'exerce par le centre, sur chacune. Donc, quand vous habitez celle d'en bas, et que vous êtes sur le côté approchant l'autre, votre copine qui vit sur l'autre planète, a la tête en bas. Chaque chose est attirée (gravité) par sa propre planète. La neige d'en bas tombent des nuages du bas, et les objets d'en haut ne dégringolent pas sur la tête des habitants d'en bas. Sauf de temps en temps (on ne sait pas pourquoi). Vous suivez ? Bon. La planète d'en bas est pauvre et exploitée par celle d'en haut. Bon. Nous avons un gentil garçon, en bas, qui est amoureux depuis l'enfance d'une fille de là-haut. Ce qui est interdit ; la vie deviendrait bien trop compliquée. Ils arrivent néanmoins à se voir, au moyen d'une corde, enfin je vous passe les détails... Mais comme la romance est interdite, on leur tire dessus et la belle est laissée pour morte. Notre héros, cependant, la voit un jour à la télé, constate qu'elle est bien vivante, et sait désormais où elle travaille. Dans une grande entreprise, juste au milieu des deux planètes, où l'on accepte des salariés venant d'en bas. Les "hauts" marchent au plafond, et les "bas" marchent... en bas. J'sais pas comment ils font pour échanger leur agrafeuse, mais ce n'est pas le propos du film. Bref, notre garçon se fait embaucher dans ladite société...

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Mon avis : Dans le mot science-fiction, il y a science ; on extrapole les technologies, on réinvente le futur, mais à partir d'une solide base scientifique, et c'est pour ça que c'est bien. On se dit Oh la la, ça va être vachement bien ou variante Oh la la, ça va être épouvantable. On peut s'identifier, donc.

Lorqu'on choisit de démanteler les lois de la physique, de deux choses l'une, ou bien on l'explique par une idée scénaristique imparable (exemple les mondes qui ploient dans Inception, parce qu'il s'agit en fait de rêves) ou par une vigilance de tous les instants sur le moindre détail scientifique plausible, ou bien on part dans le quatrième degré, à la Monty Python.

Sinon... on a ça : cette chose, complètement invraisemblable, qui mise tout - grossière erreur - sur son idée de "génie", deux planètes jumelles à la gravité inversée. On fait mumuse avec le concept, juste parce que c'est rigolo, avec des bonshommes qui marchent la tête à l'envers, sans chercher un instant à répondre aux questions qui se posent. Rien n'a de sens et on passe son temps à lister les incohérences totales physiques et astronomiques. Car il n'y a pas de second degré. Il faut prendre le truc comme il est. Si encore, vous aviez une belle histoire pour faire passer la pilule... mais non, rien, juste une vague histoire d'amour très fadasse.

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Les acteurs sont en roue libre. Mièvres, frôlant le ridicule. Et les filtres bleutés, qu'est-ce que j'en ai marre !

Je n'ai jamais rien vu d'aussi ridicule que ces deux planètes distantes de 100 m environ (puisque la môme arrive avec une corde - en grimpant sur une montage, certes, mais pas le Mont Blanc non plus...), mais où curieusement, en plan large, les immeubles des deux camps ont l'air éloignés de plusieurs kilomètres, et où chacune a un firmament et de la lumière...

Il fallait de la poésie, du lyrisme, de la spiritualité, un poil de Malick, une pincée de Nolan, un zeste de Aronofsky, pour faire passer la pilule..

Mais ce n'est point le cas. C'est idiot à pleurer et complètement foutraque.

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La critique a salué l'idée... mais néanmoins peu apprécié le film : "Difficile de savoir ce qui, de la laideur de l'image ou de la bêtise du scénario, heurte le plus dans ce film" (Le Monde) ; "Upside Down" bénéficie d'un argument de départ on ne peut plus accrocheur. Malheureusement, cette singulière idée s'avère être le seul atout d'une love story (...) dépourvue de sentiments (...). Bancal sur le fond (...) [et] également dans la forme" (Mad Movies). "Upside Down" brille par une prétention colossale, rate sa mise en image et ringardise l’écriture SF. Une triple chute" (Critikat).

Le public est un peu plus indulgent, mais le film n'a quand même fait que 40.000 entrées en France.


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