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Before I disappear

Par Wolvy128 @Wolvy128

4-étoiles

Affiche us before i disappear
Je reviens aujourd’hui sur un film que je ne connaissais absolument pas et que j’ai découvert un peu par hasard il y a quelques semaines. Il s’agit de Before I disappear, une comédie dramatique de Shawn Christensen (Richie) dans laquelle il partage l’affiche avec Fatima Ptacek (Sophia), Emmy Rossum (Maggie), Paul Wesley (Gideon) et Ron Perlman (Bill). Adapté du court-métrage Curfew – que Shawn Christensen avait déjà écrit, produit et réalisé, et pour lequel il avait d’ailleurs remporté un Oscar -, Before I disappear raconte le quotidien difficile de Richie. Un jour, alors qu’il tente de mettre fin à ses jours, il reçoit un coup de téléphone de sa sœur, Maggie, lui demandant de garder sa nièce, Sophia, pour quelques heures.

Derrière un pitch relativement simple au demeurant se cache en fait une comédie noire d’une grande authenticité, dosant parfaitement les moments drôles avec ceux plus dramatiques. Un véritable exploit au vu de la noirceur des thèmes exploités ! Le film regorge en effet de sujets particulièrement sombres tels que le suicide, le deuil, la dépression ou encore le déchirement familial. Autant de thématiques qui auraient pu rendre le long-métrage un peu pénible à la longue, mais c’était sans compter les nombreuses touches d’humour qui viennent finalement contrebalancer la noirceur du récit avec des jolis moments de légèreté et d’émotion. Car il faut le dire, malgré l’apparente lourdeur des sujets abordés, le film déborde également d’émotion et de notes d’espoir grâce aux relations que les personnages entretiennent. Des relations diverses et variées, mais toujours extrêmement fortes, et dont il se dégage une formidable sincérité. Difficile donc de rester impassible devant les liens qui se créent entre Richie et sa nièce tout au long de l’histoire, ou à la distance qui s’est installée petit à petit avec sa sœur dont il était apparemment très proche.

Photo before i disappear
Mais si le film est aussi poignant, c’est certainement car le réalisateur a su s’entourer d’un beau casting. La jeune Fatima Ptacek, déjà présente dans le court-métrage d’origine, a effectivement une belle alchimie avec Shawn Christensen et délivre une prestation convaincante malgré son jeune âge. Sans tomber dans l’excès, elle tient parfaitement son rang et sert véritablement de catalyseur à son partenaire. Son partenaire, parlons-en justement ! Déjà réalisateur, scénariste et producteur du film, il tient également avec brio le rôle central de l’histoire. Tour à tour drôle, émouvant et mélancolique, l’acteur donne littéralement vie à son personnage et le rend incroyablement attachant malgré ses nombreux défauts. A leurs côtés, Paul Wesley et Ron Perlman ne dénotent pas dans des rôles, certes plus discrets, mais très intéressants par rapport au parcours du héros. Tandis qu’il suffit à Emmy Rossum d’une magnifique scène dramatique à la fin pour faire étalage de tout son talent dans ce registre. Elle m’a une nouvelle fois impressionné ! Finalement, mon seul véritable reproche concerne la mise en scène que je n’ai pas toujours trouvée très inspirée. Les images sont parfois superbes mais j’aurais préféré avoir des plans moins nerveux, et plus lisibles, pour pouvoir vraiment les apprécier.

Plus qu’un drame sombre sur les déboires d’un homme en deuil, Before I disappear est donc un magnifique film sur l’amour et la famille. Avant tout centré sur les personnages, le long-métrage donne le sourire autant qu’il ne bouleverse grâce à un mélange des genres parfaitement harmonieux. Ajoutez à cela un casting irréprochable et une bande son d’une grande richesse, et vous obtenez une œuvre tendre et touchante.


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