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Yeruldelgger, par Ian Manook

Publié le 09 février 2015 par Clarabel

Il y avait la Suède de Mankell, l’Islande d’Indridason, l’Écosse de Rankin,
il y a désormais la Mongolie de Ian Manook !

Yeruldelgger

Il y a, d'abord, le dépaysement avec cette Mongolie, destination encore vierge de mes pérégrinations littéraires. Un peuple, une culture, un folklore, des légendes... tout un pan à découvrir, pour mon plus grand plaisir. Et puis j'adore le changement, casser les habitudes, me perdre dans des ailleurs possibles et inimaginables.
Ensuite, il y a l'histoire (la découverte en pleine steppe du corps d'une fillette, ses boucles blondes et sa bicyclette rose) et son enquêteur principal (le commissaire Yeruldelgger, cœur brisé et carrière détruite, le genre qui n'a plus rien à perdre). Cela vous place une ambiance, d'office vous vous dites que n'allez pas vous rouler dans la poussière de joie et d'extase.
Ajoutez trois géologues chinois et deux prostituées mongoles sauvagement assassinés, baignant dans leur sang, sous les yeux de policiers abasourdis par tant de barbarie. Des têtes qui tombent, d'autres qui hurlent au scandale ou qui envoient promener les curieux pour protéger des secrets inavouables... L'univers d'Ian Manook nous réserve des surprises étonnantes, mais ô combien sordides et éprouvantes.
Dans ce thriller d’une maîtrise saisissante, le lecteur est entraîné par un rythme effréné dans une histoire pleine de méandres, entre traditions et mutations, révélations et bouleversements. Prenez garde, c'est âpre, d'une violence inouïe et affligeante (viols, agressions sexuelles, tortures...) ; l'immersion est totale mais franchement peu confortable.
Pour l'instant Yeruldelgger me laisse insatisfaite et j'attends la suite (la fin est abrupte, peu concluante). L'intrigue inspire un profond malaise, car trop brutale et choquante (Oyun... bon sang !!). La figure de l'inspecteur Y. ne m'a pas du tout convaincue, non seulement c'est du déjà vu, mais le type n'est qu'un bourrin. Ses collègues blaguent à son sujet en le comparant à Horatio Caine, je pencherai plutôt pour Walker Texas ranger ! >.<

Audiolib, janvier 2015 ♦ texte lu par Martin Spinhayer (durée : 15h 32) ♦ disponible également chez Albin Michel (2013) ou Livre de Poche (2015)

Audiolib : « Une interprétation à « coeur battant » ... c'est exactement ça ! 


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