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Interview | Giovanni Damico

Publié le 09 février 2015 par Le Limonadier @LeLimonadier

Pour cette troisième Mixshake du Limonadier, nous avons eu le plaisir de rencontrer Giovanni Damico, un homme investi dans la musique avec une sincère et profonde passion pour celle-ci. Alors appuyez sur play sur le lecteur Soundcloud ci-dessous et découvrez un set funky disco groovy exclusif pour le Limo en lisant une interview de premier choix.

Giovanni, qui es-tu? 
Tout d’abord, je suis un homme qui ne peut vivre sans musique, ensuite, je suis un musicien, un producteur, un Dj et le gérant du label White Rabbit Recordings basé à Salerno dans le sud de l’Italie.

Quand et comment as-tu commencé à faire de la musique?
Je viens d’un famille de musiciens, mon père est un multi-instrumentiste qui enseigne au conservatoire et qui me berçait alors qu’il donnait des cours à ses étudiants. J’ai donc eu une approche très naturelle de la musique, particulièrement de la musique électronique. J’ai commencé très tôt à mixer puis à produire, je voulais que les gens dansent sur ma musique. Jour après jour, j’étais de plus en plus convaincu que ma vie devait être liée à la musique car c’était le seul moyen pour moi d’être heureux.

Aujourd’hui encore, je suis profondément convaincu que je ne pourrais pas faire un autre travail

:)

Quel est ton matériel? Des machines, des logiciels ou les deux? Et pourquoi?
Je tiens à préciser que je ne suis pas un militant de l’analogique, je crois que la musique vient d’idées, de passion, de talent et de connaissances. Mais bien sûr si tu veux jouer ou posséder un son en particulier, il faut l’acheter. C’est pour cette raison que je n’achète que des choses que je pourrais utiliser avec certitude pour de faire du son. De plus, je trouve que c’est plus facile de jouer d’un instrument que de composer sur ordinateur.

J’ai du matériel vintage et du plus récent, dans chaque morceau que je compose j’essaye de combiner les deux. Donc, pour le matos vintage, j’ai un Korg DDD1, un Yamaha RX5, une Roland TR 707 et des nouveaux tels que le MFB522 et le Korg Volca Beats. Concernant les synthés, j’en ai beaucoup mais ceux que j’utilise le plus dans mes compositions sont le Moog Sub Phatty pour les lignes de basses, un Roland Juno, un Siel Dk80, un Yamaha DX7 et un Microkorg pour les leads, cordes, pads etc… J’ai aussi quelques percussions ainsi que des effets que j’aime utiliser et enregistrer en direct sur mes morceaux.

Concernant ton label, White Rabbit Recordings, pourquoi l’as-tu créé? Son nom provient-il d’Alice au Pays des Merveilles?
J’ai un frère qui tiens un bar à Salerno, le « White Rabbit » (qui bien sûr vient d’Alice au Pays des Merveilles) et j’y ai eu mes premières dates ainsi que la plupart de mes influences musicales. Mon label est donc un hommage à cet endroit qui me tient à coeur

:)

Tu es un producteur prolifique et tu sors tes sons sur beaucoup de labels, y a t’il une raison particulière ou as-tu une relation personnelle avec chaque label?
Comme tu l’as indiqué dans ta question, je suis un producteur prolifique, mon label n’était pas suffisant pour toute la musique que je produis! Par ailleurs je suis constamment à la recherche de nouvelles motivations et la plupart du temps j’envoie mes sons aux labels que j’aime et chez qui j’achète leurs disques.

En tant que Dj et musicien live, peux-tu nous dire quel aspect de chaque travail est le plus satisfaisant/intéressant pour toi?
J’aime mixer comme tout le monde, mais évidemment jouer sa musique en direct et voir les réactions du public est la chose la plus satisfaisante! J’ai commencé mes lives en 2011 mais j’ai vite arrêté après quelques dates car j’avais l’impression que jouer avec un Mac Book et un contrôleur n’était pas vraiment du « Live ». Actuellement, j’essaye de monter un petit groupe pour un projet de live basé sur de la funk, de la disco et de la house. Croisons les doigts!

Peux-tu nous donner trois morceaux pour retourner un dancefloor ? 
C’est une question difficile, parce que tous les morceaux pourraient te retourner un dancefloor si tu es capable de les jouer avec le bon ressenti et au bon moment. Mais je peux te donner quelques cartouches que j’adore jouer quand la foule est bouillante :

W – I’m Feeling Excite (C.O.M.B.I.) quand je suis house/disco

http://audio.turntablelab.com/realfiles/c/combi-imfeelingexcite.mp3

STL – Six In A Row (Smallville) quand je suis un peu plus violent

Lil Louis – French Kiss, quand je suis un peu bourré.

Quels sont tes projets à venir?
Cette année, je vais lancer un nouveau projet intitulé « G-Machine » complètement orienté sur la funk/disco/boogie des années 80 et il verra le jour rapidement sur un album. Je suis vraiment impatient car c’est le type de musique que j’affectionnais dans ma jeunesse et je ne pouvais pas danser dessus à l’âge que j’avais (Je suis de 1987).

Et comme je te l’ai dit précédemment, j’essaye de monter un groupe pour jouer en Live!

La question du Limonadier, si tu étais une boisson tu serais quoi ?
J’ai toujours été « Tonique », donc ajoute juste un peu de Vodka! (Vodka Tonic)

Merci beaucoup! 
De rien!

La page Facebook de Giovanni Damico // Son Soundcloud
la page Facebook de White Rabbit Recordings // Le Soundcloud du label

Interview | Giovanni Damico
Tags

Disco, Exclusif, Funky, Giovanni Damico, Mixshake, podcast, Pusic, White Rabbit Recordings


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