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Michelin quand tu nous tiens… Edition 2015

Par Gourmets&co

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La piste aux étoiles vaut-elle le coup ? À quoi sert vraiment une étoile ? Et pourquoi lui ? Et pourquoi pas lui ? Vendu, partisan, franc-maçon, tout y passe, tous les fantasmes, toutes les frustrations, et surtout toutes les mauvaises fois.

Le Michelin continue de provoquer, agiter, déstabiliser, et surtout de faire vivre la gastronomie française et celle d’autres pays du Japon à l’Espagne en passant par New York et bientôt Sao Paulo et Rio de Janeiro. S’il n’existait pas, il faudrait l’inventer.

David Toutain

Dedans, pas dedans, étoilé, pas étoilé, les commentaires étaient comme d’habitude sans surprise. Chacun à sa place. Les chefs récompensés sont ravis (le père Meilleur ému jusqu’aux larmes sur l’estrade), et même Toutain est venu chercher sa bonne étoile.
Terrible nouvelle pour les déclassés et une pensée pour Jean-Michel Lorrain qui perd sa troisième étoile pour la deuxième fois de sa carrière. Pourtant, le Michelin paraît depuis quelques années d’une grande prudence avant d’enlever la troisième étoile, le dernier en date étant Michel Trama à Puymirol et qui s’en souvient aujourd’hui ?

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De l’autre côté du miroir, ceux qui regardent, commentent, analysent, expriment des sentiments, des émotions, des concepts et plus banalement réagissent selon leurs conceptions, leurs croyances, leurs relations, et leurs intérêts. Par contre, à part quelques « ils sont nuls », « ils ne comprennent rien », « ils sont ringards », les grandes remises en cause du guide et de son esprit semblent loin derrière. Comme le résume parfaitement Yannick Alléno après sa consécration (in Le Figaro) : « L’effet Michelin marche toujours, c’est même impressionnant ». Tout est dit.

Guillaume Iskandar le chef

Sinon, Gourmets&Co, comme tout le monde et c’est bien le charme du Michelin, a ses joies et ses peines, ses surprises et ses incompréhensions.
Sur un plan général, le guide s’ouvre sur les jeunes chefs, les nouvelles tendances et réagit plus vite qu’il y a une décennie. Sûrement le rajeunissement des cadres et des inspecteurs sur le terrain. Par contre, il ne faudrait pas que cela soit au détriment des « anciens » qui défendent une cuisine plus classique et souvent plus chaleureuse.
L’exemple le plus terrible et le plus insupportable étant la perte de la deuxième étoile par le grand, l’immense Manuel Martinez au Relais Louis XIII qui façonne chaque jour ce qui se fait de meilleur dans les plats de la grande gastronomie française.

À l’autre bout de l’approche gastronomique, l’étoile de Garance, ce duo si doué et si sympathique, réjouit tous ceux qui ont la chance de fréquenter cette table régulièrement. L’école Passard a encore frappé… Bravo aussi à Da Silva au restaurant l’Odas à Rouen, un peu dans le même style, à David Toutain bien sûr, et à tous les nouveaux de cette tendance. Sans oublier l’excellente Table du Lancaster.

LXIII Manuel Martinez 2 petit

En haut, sur les cimes de l’Olympe, Alléno-Jupiter règne en maître retrouvant quoiqu’il fasse ses trois étoiles qui ne sont pas prêtes de le quitter. Il devient petit à petit, avec toutes ses casquettes et ses maisons disséminées, une sorte de nouveau Ducasse. « Je fais la cuisine du XXIème siècle », nous dit-il. Ça tombe bien, on y est.

Le nouveau promu, La Bouitte à Saint-Martin-de-Belleville, ne provoque que peu de réactions dans la mesure où peu de gens le connaissent, étrangement. Certains y ont déjeuné il y a quatre ans, d’autres deux ans, d’autres encore pas du tout mais donnent cependant un avis péremptoire… fidèles ainsi à leur réputation de journalistes professionnels. Michelin voulait surprendre, c’est réussi.

ALAIN PÉGOURET

Les regrets ? Beaucoup bien sûr qui nous ont séduit, charmé, étonné, convaincu, tout au long de cette année.
Christian Le Squer, parti trop tard au George V qui attend le 2016 ; Mickaël Féval à Aix-en-Provence, ex étoilé parisien et grand chef de poissons ; Frédéric Simonin, seulement une étoile ; Emile Cotte au 110 Taillevent qui sort des plats chaleureux et savoureux ; Alain Pégouret, toujours puni chez Laurent… et bien d’autres.
See you in 2016…

Michelin France 2015
609 restaurants étoilés :
26 restaurants *** dont 2 nouveaux
80 restaurants ** dont 7 nouveaux
503 restaurants * dont 37 nouveaux

Prix : 24 €


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