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Samsung: plus mature, mais toujours aussi éclectique

Par Repostit @S2PMag

La semaine dernière, Samsung nous a invités à faire un saut de puce à Monaco, pour son forum annuel. Une sorte de redite du CES pour la marque en Europe, qui louait pour l’occasion le Forum Grimaldi et y invitait les vendeurs, la presse et les blogueurs. À quelques encablures du Mobile World Congress de Barcelone, on espérait bien y gratter des infos pertinentes. On aura au moins essayé…

BK Yoon, President CEO de Samsung

BK Yoon, President CEO de Samsung

Un constructeur global qui s’assagit un peu

Journée pluvieuse que ce jeudi 5 février dans la principauté. Finalement, ce n’était pas plus mal, puisque nous n’y étions pas pour chasser le people en bikini, mais bien pour suivre les présentations de Samsung. Entre réfrigérateurs, TV, aspirateurs robot, une nouveauté non annoncée au CES de Vegas, qui colle aux sujets présentés dans ces colonnes, était tout de même au rendez-vous, matérialisée sous la forme d’un nouvel appareil photo, le NX500. Ce compact aligne, sur le papier, des caractéristiques quasi similaires à celles du haut de gamme de Samsung, le NX1. Visiblement, la mise au point par détection de phases et de contraste devrait le rapprocher des bons appareils appréciés par les férus de vidéo, d’autant qu’il permet la capture vidéo en 4K à 24 i/s. Pour le peu que j’ai pu m’amuser avec, le NX-500 s’avère très réactif, mais il faudra évidemment passer par la case test pour en avoir un avis plus posé, à sa sortie courant mars.

Un premier coup d'oeil sur le NX500...

Un premier coup d’oeil sur le NX500…

Dans les allées du Forum Grimaldi, même si ce n’est pas forcément la tasse de thé de S2PMag, l’électroménager tenait une bonne place. Visiblement, l’effort de Samsung pour ce qui est des plans de cuisson, réfrigérateurs et autres lave-linges est mis sur la qualité perçue. Évidemment, le côté connecté est toujours présent, mais plutôt que de ne souligner que ce dernier, on ne peut que dénoter une montée en gamme, assortie de garanties rassurantes, équivalentes à celles d’autres constructeurs historiques dans le domaine. De quoi, sans doute, parvenir à convaincre de nouveaux clients, encore très attachés aux indécrottables marques de l’électroménager, installées de longue date sur le marché Européen, et, plus encore, helvétique, tant dans le domaine l’aspect durable de l’investissement est essentiel, pour ne pas dire crucial.

SUHD TV

Ces téléviseurs en avance sur le standard…

UHD Alliance
Ah les écrans, les beaux et grands écrans, alignés dans leur splendeur, encore magnifiée par le trend actuel des modèles incurvés, qu’on regarde l’œil humide en pensant à leur prix et l’écume aux lèvres, tant l’envie d’en posséder un parvient à titiller nos synapses de consommateurs à la recherche du Graal à disposer fièrement dans son salon. Mais il faut raison garder, encore, face à ces nouveaux modèles aux résolutions superlatives. Certes, les nouveaux téléviseurs SUHD de Samsung sont dotés de nouvelles technologies, comme l’utilisation de nanocristaux Quantum Dot et du SUHD Re-Masetering, permettant d’obtenir une balance entre contraste et luminosité encore inégalée jusqu’ici, sans oublier la présence de Tizen et de nombreuses applications intégrées. Mais là où ces technologies permettent de profiter d’une qualité d’image théorique proche de celle des moniteurs de mastering de productions cinématographiques, il demeure un grain de sable de taille dans cet engrenage. À vrai dire, pour l’instant, toute l’industrie en est encore à discuter d’un standard à adopter, permettant d’accoler un signe distinctif sur les téléviseurs UHD répondant à cette norme, à l’image du logo HD-Ready, qui indiquait que les téléviseurs assuraient le minimum technologique pour en profiter correctement. Dénommée UHD Alliance, cette démarche de standardisation, censée faciliter la « chaîne », de la post production jusqu’à la distribution n’est de loin pas encore finalisée, puisqu’on nous a articulé que le standard serait prêt, sur le papier, au plus tôt d’ici fin 2015. Autrement dit, d’ici là, si d’aventure vous souhaitiez déjà acheter un téléviseur UHD, il y a malheureusement des chances que celui-ci ne réponde pas à la norme finalisée lorsqu’elle sera validée. Il est donc urgent d’attendre.

Allô !? Barcelone ?

Rory O'Neill, directeur stratégique de la branche mobile de Samsung

Rory O’Neill, directeur stratégique de la branche mobile de Samsung

Le Mobile World Congress de Barcelone déjà en ligne de mire, nous avons eu l’occasion de discuter avec Rory O’Neill, un ancien de chez RIM, occupant chez Samsung le poste de directeur de la stratégie mobile. Évidemment, les premières questions se sont cristallisées sur les plans de Samsung au MWC, mais c’est sans surprise que le sympathique Monsieur nous a fait simplement signe qu’à ce sujet, c’était naturellement motus et bouche cousue. Nous avons alors évoqué la probable arrivée d’un mobile sous Tizen en Europe, le marché indien en ayant déjà vu débarquer un modèle. Pour l’instant, visiblement, rien de concret à annoncer, si ce n’est que l’option de l’introduction de mobiles sous Tizen était bien de mise, tout comme la poursuite de la commercialisation de ceux sous Windows Phone, Samsung restant désireux de répondre à un maximum de demande. Et de conclure sur le sujet que, si un modèle sous Tizen devait bien être lancé en Europe, il correspondrait à la clientèle locale, ce qui laissait fortement sous-entendre que ce ne serait pas un mobile « low-cost ». Nous avons ensuite évoqué les payements via mobiles. Là encore, sans poser d’affirmation arrêtée, Rory O’Neill a bien souligné que malgré la présence du NFC sur les mobiles, une technologie vieille de maintenant 16 ans, ce n’est pas le simple fait de sa disponibilité qui la rend attractive pour les clients. Et d’ajouter qu’à ses yeux, le seul moyen de rendre le payement mobile intéressant pour les consommateurs relève d’une mise en avant par les points de vente à contrario de ce qui s’est fait généralement jusqu’ici, soit déléguer la mise en place d’un système via les grands organismes bancaires.

Autre grande tendance, l’internet des objets. Alors que Samsung propose sa solution SmartThings, avec son hub permettant de connecter foultitude de capteurs, nous avons profité de l’occasion pour avoir divers éclaircissements sur le sujet. Alors que la solution de Samsung permet de connecter des appareils et objets fonctionnant sous n’importe quel OS, visiblement, le constructeur n’aura besoin de passer par aucun achat de licence ou arrangement du genre, puisque la communication entre les « objets » répondra à des standards déjà établis, intégrés dans tous les OS. Restera à savoir si les autres acteurs du marché laisseront filer l’opportunité de créer un système similaire, qui s’avère surtout intéressant à un autre niveau : celui de la collecte des données. Si, par le passé, les solutions domotiques pouvaient fonctionner en circuit fermé, cet internet des objets, qui se veut, par bien des points, une démocratisation de la domotique tout en élargissant son spectre hors domicile, ne peut se passer d’une connexion au web. Ce qui fut pour nous l’occasion de soumettre une dernière question à Monsieur O’Neill : « Mais que va faire Samsung de toutes ces données ? ». La dernière réponse, donnée alors que le PR nous indiquait que les 30 minutes de discussion étaient écoulées (…), reste dans la lignée des précédentes, contournant l’affirmation posée et directe, mais soulignant le point de vue de notre interlocuteur sur le sujet. Pour lui, Samsung, dans son modèle économique, a démontré que la gestion et la revente des données n’étaient pas son créneau, puisque se focalisant sur le hardware. En n’oubliant pas de souligner que Facebook et Google le faisaient très bien avec la publicité. Pour autant, si Samsung ne l’a pas fait jusqu’ici, rien ne dit que cela ne soit pas le cas à l’avenir. Et si vraiment la firme souhaitait ne pas entrer en matière dans ce juteux domaine qui se profile, rien ne nous dit non plus qu’elle ne s’alliera pas avec un acteur du Big Data…

À moins de 3 semaines du Mobile World Congress, nul doute que de nouveaux éléments ne devraient plus tarder à poindre à ce sujet. C’est également sur un « See you in Barcelona » que nous nous sommes séparés de Rory O’Neill, contents d’avoir pu faire sa connaissance, mais forcément un peu déçus de ne pas avoir pu le cuisiner plus avant…

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