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La Grèce dit pouvoir troquer l’Union européenne par la Russie ou la Chine

Publié le 10 février 2015 par Plusnet
La Grèce dit pouvoir troquer l’Union européenne par la Russie ou la Chine Si la Grèce ne parvient pas à trouver un accord sur l'aménagement de sa dette avec ses partenaires européens, elle pourrait solliciter de l'aide ailleurs, affirme le ministre grec de la Défense Panos Kammenos.
"Nous voulons un accord. Mais s'il n'y a pas d'accord -espérons qu'il y en aura un - et si nous voyons que l'Allemagne demeure intransigeante et veut faire exploser l'Europe, alors nous devrons recourir à un plan B", explique Panos Kammenos.
"Le plan B est de trouver une autre source de financement", déclare-t-il dans une émission nocturne de la télévision grecque diffusée mardi matin.
"Cela pourrait être les Etats-Unis au mieux, cela pourrait être la Russie, cela pourrait être la Chine ou d'autres pays", ajoute-t-il.
Doutes sur les chances d'une solution négociée avec l'Europe
La détermination du Premier ministre grec Alexis Tsipras à s'affranchir du programme international d'aide à la Grèce et de ses contraintes a attisé lundi les doutes sur les chances d'une solution négociée avec les partenaires européens, dont une Allemagne extrêmement sceptique.
L'apparente sérénité d'Athènes contrastait avec la défiance manifestée par Berlin dont le ministre des Finances Wolfgang Schäuble a avoué "ne toujours pas comprendre comment le gouvernement grec veut s'y prendre", après avoir écouté le discours de politique générale d'Alexis Tsipras.
"S'ils (les Grecs) veulent notre aide, il faut un programme" conclu avec les créanciers, a confié le ministre allemand en marge d'une rencontre avec ses homologues du G20 à Istanbul.
De son côté, invité à Vienne par son homologue autrichien Werner Faymann, Alexis Tsipras s'est dit au contraire "optimiste" sur les chances de compromis avec l'Union européenne, à deux jours d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.
L"humeur" au sein de la zone euro n'est pas propice à une satisfaction "sans condition" des demandes du gouvernement grec, a averti le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Mais cela peut signifier également que certaines demandes de la Grèce, permettant aux deux parties de sauver la face, pourraient être acceptées.
La chancelière allemande Angela Merkel n'a d'ailleurs pas fermé la porte, exhortant la Grèce, depuis Washington, à soumettre aux Européens des "propositions viables" sur sa dette publique et le sort des programmes d'aide internationaux.
Or le gouvernement grec présentera mercredi un programme en plusieurs volets basé sur une atténuation de l'austérité en échange de dix réformes phares établies avec l'OCDE, a indiqué une source au ministère des Finances.
Le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria sera à Athènes mardi.
Alexis Tsipras est resté ferme dimanche dans son engagement à refuser toute extension du programme en vigueur depuis 2010 sous contrôle des créanciers du pays (UE, BCE, FMI). Celui-ci fixe à la Grèce un certain nombre d'objectifs économiques en échange de 240 milliards de prêts internationaux.
Ce programme était censé arriver à échéance début 2015 à condition qu'Athènes consente à quelques efforts supplémentaires. Mais le nouveau gouvernement de gauche radicale a été élu fin janvier sur la promesse de refuser toute nouvelle concession à la rigueur.
Source : GNet

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