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L’homosensualité

Publié le 15 février 2015 par Le Journal De Personne
On dirait qu'il y a de moins en moins d'hommes et de plus en plus de femmes. De plus en plus d'hommes qui se font passer pour des femmes que de femmes qui se font passer pour des hommes.

Le deuxième sexe est en passe de devenir le premier texte.

Les misogynes et les phallocrates ont un mot pour cela : la féminisation du genre et du nombre des esprits.

Si on fait un peu plus attention aux tensions sous-jacentes à ce soi-disant progrès, on s'apercevra que ce ne sont ni les femmes, ni les féministes qui l'ont emporté mais les efféminés, les mâles d'hier qui s'assimilent aujourd'hui à des femelles.

On a l'impression qu'il n'y aura plus d'autre mode que le mode d'être du féminin... des cages pour les folles... c'est la chute de l'empire viril. Le déclin du masculin. La fin d'un empire.

Vous vous en doutez ? Je m'en doutais aussi ...

Et pourtant le mariage pour tous, aurait dû vous ouvrir les yeux. Ce n'est pas l'homosexualité qui eut droit de cité, mais ce que j'appelle "l'homosensualité" qui triompha. Qu'est-ce que c'est ?

Un regain de douceur... une douceur qui étrangle...

Pour vous provoquer, je citerai un gamin des cités qui a manifesté lors du mariage pour tous, avec ce slogan : "tous pédés". C'est comme un constat d'huissier qui relate un fait et ne comporte pas de jugement : notre monde a basculé de l'autre côté, celui de la réceptivité, de la passivité, de l'affectivité. L'émotion a changé de camp : c'est toujours la femme qui épluche l'oignon, mais c'est désormais l'homme qui pleure... toutes les larmes de son corps...

Ça fait tellement longtemps qu'il attend ce moment : se laisser caresser par le vent, effleuré par le soleil, et se sentir pénétré par des merveilles.

Il a tout compris : seul le royaume des cieux est impénétrable. Nouvelle éthique, nouvelle esthétique : on va substituer la transparence à la transcendance, le physique à la métaphysique, la liberté à la responsabilité : parce que la vie est encore plus belle pour celui qui s'abandonne, qui se laisse bercer, fut-ce par l'illusion. Tout est dans tout et réciproquement.

Uni-texte, unisexe, unirex : les hommes sont des femmes comme les autres.

Ce n'est plus l'homme, ce n'est pas la femme mais le féminin qui domine et prédomine. Sensuellement vôtres.

Érotiquement apôtres : aimez-vous les uns, les autres...

Si le Christ avait songé un instant que ça donnerait ça, il aurait gardé son ancien testament.


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